Simenon, Georges - Maigret et le voleur paresseux

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Deux des fenêtres du premier étaient ouvertes et un valet de chambre en gilet rayé passait l'aspirateur dans une pièce qui avait l'air d'un salon.

— Tu as dormi, la nuit dernière ?

— Oui, patron. J'ai eu presque mes huit heures.

— Tu as faim ?

— Cela ne presse pas encore.

— J'enverrai quelqu'un, tout à l'heure, pour te relayer. Tu n'as qu'à t'installer dans le fauteuil et rester devant la fenêtre. Du moment que tu n'allumes pas, on ne peut pas te voir d'en face.

N'était-ce pas ce que Cuendet avait fait pendant près de six semaines ?

— Note les allées et venues et, s'il vient des voitures, essaie d'en relever le numéro.

L'instant d'après, Maigret frappait de petits coups à la porte voisine. Il devait attendre un certain temps avant d'entendre le grincement d'un sommier, puis des pas sur le plancher. La porte ne faisait que s'entrouvrir.

— Qu'est-ce que c'est ?

— Police.

— Encore ?

Résignée, la femme ajoutait :

— Entrez !

Elle était en chemise, les yeux bouffis. Son maquillage, qu'elle n'avait pas enlevé avant de se coucher, s'était étendu, lui déformant les traits.

— Je peux me recoucher ?

— Pourquoi avez-vous dit : encore ? La police est venue récemment ?

— Pas ici, mais dans la rue. Depuis quelques semaines, elle ne cesse de nous houspiller et, en un mois, j'ai couché au moins six fois au dépôt. Qu'est-ce que j'ai fait, ce coup-ci?

— Rien, je l'espère. Et je vous demande de ne pas parler de ma visite.

— Vous n'êtes pas des mœurs, vous ?

— Non.

— Il me semble que j'ai vu votre photographie quelque part.

Sans son maquillage fondu, ses cheveux mal teints, elle n'aurait pas été laide ; un peu grasse, mais drue, les yeux encore vifs.

— Commissaire Maigret.

— Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Je n'en sais encore rien. Il y a longtemps que vous habitez ici ?

— Depuis mon retour de Cannes, en octobre. Je fais toujours Cannes l'été.

— Vous connaissez votre voisin ?

— Lequel ?

— Celui du 33.

— Le Suisse ?

— Comment savez-vous qu'il est suisse ?

— À cause de son accent. J'ai travaillé en Suisse aussi, il y a trois ans. J'étais entraîneuse dans un cabaret de Genève, mais on ne m'a pas renouvelé mon permis de séjour. Je suppose que, là-bas, ils n'aiment pas la concurrence.

— Il vous a parlé ? Il est venu chez vous ?

— C'est moi qui suis allée chez lui. Un après-midi, en me levant, je me suis aperçue que je n'avais plus de cigarettes. Je l'avais déjà rencontré dans le couloir et il me faisait chaque fois un gentil bonjour.

— Qu'est-il arrivé ?

Elle eut une mimique expressive en répliquant :

— Justement : rien ! J'ai frappé. il a mis un temps à ouvrir. Je me demandais ce qu'il fricotait. Pourtant, il était habillé et il n'y avait personne chez lui, pas de désordre. J'ai vu qu'il fumait la pipe. Il en avait une à la bouche. Je lui ai dit :

« — Je suppose que vous n'avez pas de cigarettes ?

« Il m'a répondu que non, qu'il le regrettait, puis, après une hésitation, il a proposé d'aller m'en acheter.

« J'étais comme quand je vous ai ouvert la porte, avec seulement ma chemise sur le corps. Il y avait du chocolat sur la table et, quand il a vu que je le regardais, il m'en a offert un morceau.

« J'ai cru que ça y était. Entre voisins, on se doit bien ça. Je me suis mise à manger un morceau de chocolat et j'ai jeté un coup d'œil sur le livre qu'il était en train de lire, quelque chose sur l'Italie, avec de vieilles gravures.

« — Vous ne vous ennuyez pas, tout seul ? lui ai-je demandé.

« Je suis sûre qu'il en avait envie. Et je ne crois pas que je sois bien impressionnante. À certain moment, j'ai compris qu'il hésitait, puis il a soudain bafouillé :

« — Il faut que je sorte. On m'attend... »

— C'est tout ?

— Je crois bien que oui. Les murs ne sont pas épais, ici. On entend les bruits d'une chambre à l'autre. Et, la nuit, il ne devait pas avoir beaucoup de chances de dormir, si vous voyez ce que je veux dire.

« Il ne s'en est jamais plaint. Les lavabos, vous l'avez peut-être remarqué en montant, sont à l'autre bout du couloir, au-dessus de l'escalier. Il y a une chose que je peux dire, c'est qu'il ne se couchait pas de bonne heure, car je l'ai rencontré au moins deux fois, au milieu de la nuit, allant aux toilettes, tout habillé. »

— Il ne vous arrive pas de jeter un coup d'œil à la maison d'en face ?

— Chez la folle ?

— Pourquoi l'appelez-vous la folle ?

— Pour rien. Parce que je trouve qu'elle a l'air d'une folle. Vous savez, d'ici, on voit très bien. L'après-midi, je n'ai rien à faire et je regarde parfois par la fenêtre. C'est rare, en face, qu'ils tirent les rideaux et ça vaut le coup, le soir, d'admirer leurs lustres. D'énormes lustres de cristal, avec des douzaines de lampes...

« Sa chambre est juste devant la mienne. C'est à peu près la seule pièce où on tire les rideaux vers la fin de l'après-midi, mais on les ouvre le matin et alors on dirait qu'elle ne se rend pas compte qu'on la voit se promener toute nue. Peut-être qu'elle le fait exprès ? Il y a des femmes qui ont ce vice-là.

« Elle a deux femmes de chambre pour s'occuper d'elle, mais elle sonne aussi bien le valet quand elle est dans cette tenue.

« Certains jours, le coiffeur vient au milieu de l'après-midi, des fois plus tard quand elle se met en grand tralala.

« Elle n'est pas mal, pour son âge, je dois l'avouer... »

— Quel âge lui donnez-vous ?

— Dans les quarante-cinq piges. Seulement avec les femmes qui se soignent comme elle, on ne peut pas savoir.

— Elle reçoit beaucoup ?

— Quelquefois, il y a deux ou trois voitures dans la cour, rarement plus. C'est plus souvent elle qui sort. À part le gigolo, bien entendu !

— Quel gigolo ?

— Je ne prétends pas que ce soit un vrai gigolo. Il est pourtant un peu jeunet pour elle, dans les trente ans à peine. Un beau garçon, grand, brun, habillé comme un mannequin, qui conduit une magnifique voiture.

— Il vient souvent la voir ?

— Je ne suis pas toujours à la fenêtre, hein ! J'ai mon boulot aussi. Des jours, je commence à cinq heures de l'après-midi et cela ne me donne guère le temps de regarder chez les gens. Mettons qu'il vienne une ou deux fois par semaine ? Trois fois ?

« Ce dont je suis sûre, c'est qu'il lui arrive d'y coucher. D'habitude, je me lève tard mais, les jours de visite, je suis obligée de sortir au petit matin. À croire que vos collègues le font exprès de choisir ces heures-là ! Eh ! bien, deux ou trois fois, la voiture du gigolo, comme je l'appelle, était encore dans la cour à neuf heures.

« Quant à l'autre... »

— Il y en a un autre ?

— Le vieux, quoi ! Le sérieux.

Maigret ne pouvait s'empêcher de sourire en écoutant cette interprétation des faits par Olga.

— Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai dit une bêtise ?

— Continuez.

— Il y a un type très chic, aux cheveux argentés, qui vient parfois en Rolls Royce et qui a le plus beau chauffeur que j'aie jamais vu.

— Il lui arrive de coucher en face, lui aussi ?

— Je ne crois pas. Il ne reste jamais longtemps. Autant que mes souvenirs sont exacts, je ne l'ai jamais vu tard le soir. Plutôt vers les cinq heures. Sans doute pour le thé...

Elle semblait tout heureuse de montrer ainsi qu'elle savait que certaines gens, dans un univers fort éloigné du sien, prennent le thé à cinq heures.

— Je suppose que vous ne pouvez pas me dire pourquoi vous me posez ces questions ?

— En effet.

— Et je dois me taire ?

— J'y tiens énormément.

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