Simenon, Georges - Maigret et le voleur paresseux

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— Il y a combien de temps ?

Maigret crayonnait sur son buvard, évoquant Honoré Cuendet à la fenêtre du petit hôtel louche.

— Une dizaine d'années à peine... L'hôtel particulier appartenait à Wilton. Il en possède un autre, qu'il habite actuellement, à Auteuil, et le château de Besse, près de Maisons-Laffitte...

— Il fait courir ?

— Pas d'après mes renseignements, c'est un assidu des courses, mais il ne possède pas d'écurie.

— Il est américain ?

— Anglais. Il vit en France depuis très longtemps.

— D'où vient sa fortune ?

— Je ne fais toujours que vous répéter ce qu'on m'a raconté. Il appartient à une famille de gros industriels et a hérité d'un certain nombre de brevets. Cela rapporte beaucoup d'argent sans qu'il ait à s'en occuper. Il voyage une partie de l'année, loue, chaque été, une villa au Cap-d'Antibes ou au Cap-Ferrat et appartient à un certain nombre de clubs. Mon journaliste affirme que c'est un homme fort connu, mais seulement dans un milieu fermé dont on parle rarement dans les journaux....

Maigret se leva en soupirant, alla décrocher son manteau, s'entoura le cou de son écharpe.

— Allons ! dit-il.

Et, à Lucas :

— Si on me demande, je serai ici dans une heure.

À cause du gel, du verglas, les rues étaient presque aussi désertes qu'au mois d'août et il n'y avait pas un seul enfant à jouer dans l'étroite rue Neuve-Saint-Pierre. La porte entrouverte de l'hôtel Lambert était surmontée d'un globe laiteux et, dans le bureau qui sentait le renfermé, un homme, le dos collé au radiateur, lisait le journal.

Il reconnut l'inspecteur Fumel et grogna en se levant :

— Les ennuis commencent, à ce que je vois !

— Il n'y aura aucun ennui pour vous si vous vous taisez. La chambre de Cuendet est-elle occupée ?

— Pas encore. Il avait payé le mois d'avance. J'aurais pu en disposer le 31 janvier mais, comme il y a encore ses affaires, j'ai préféré attendre.

— Quand a-t-il disparu ?

— Je ne sais pas. Attendez que je compte. Si je ne me trompe pas, cela doit être samedi dernier... samedi ou vendredi... On pourra le demander à la femme de chambre...

— Il vous a prévenu qu'il s'absentait ?

— Il n'a rien dit du tout. D'ailleurs, il ne disait jamais rien.

— Le soir de sa disparition, il est sorti tard ?

— C'est ma femme qui l'a vu. La nuit, les clients qui entrent avec une femme n'aiment pas être reçus par un homme. Cela les gêne. Alors...

— Elle ne vous en a pas parlé ?

— Bien sûr que si. D'ailleurs, vous pourrez la questionner tout à l'heure. Elle ne tardera pas à descendre.

L'air était stagnant, surchauffé, et il régnait une odeur équivoque, avec comme un fond de désinfectant qui rappelait le métro.

— À ce qu'elle m'a dit, il n'est pas allé dîner ce soir-là.

— C'était exceptionnel ?

— Cela lui est arrivé quelquefois. Il s'achetait de quoi manger. On le voyait monter avec des petits paquets et des journaux. Il disait bonsoir et on ne l'entendait plus jusqu'au lendemain.

— Ce soir-là, il est ressorti ?

— Il faut bien qu'il soit sorti, puisqu'il n'était plus chez lui le lendemain matin. Mais, pour ce qui est de l'avoir vu, ma femme ne l'a pas vu. Elle était montée avec un couple, au fond du couloir du premier. Elle est allée chercher des serviettes et c'est alors qu'elle a entendu quelqu'un qui descendait l'escalier.

— Quelle heure était-il ?

— Passé minuit. Elle a bien eu l'intention de voir qui c'était mais, le temps de refermer le placard à linge et de parcourir le corridor et l'homme était déjà en bas...

— Quand avez-vous su qu'il n'était plus dans sa chambre ?

— Le lendemain. Sans doute vers dix ou onze heures, quand la bonne a frappé pour faire le ménage. Elle est entrée et a remarqué que le lit n'était pas défait.

— Vous n'avez pas signalé la disparition de votre locataire à la police ?

— Pourquoi ? Il était libre, non ? Il avait payé. Je fais toujours payer d'avance. Il arrive que des gens s'en aillent comme ça sans rien dire...

— En laissant leurs affaires ?

— Pour ce qu'il a laissé !

— Conduisez-nous dans sa chambre.

Le patron traîna ses pantoufles sur le plancher, sortit du bureau derrière les policiers, tourna la clé dans la serrure et la mit dans sa poche. Il n'était pas très âgé, mais il marchait avec peine et, dans l'escalier, on l'entendait souffler.

— C'est au troisième... soupira-t-il.

Il y avait une pile de draps sur le palier du premier et plusieurs portes qui donnaient sur le couloir étaient ouvertes ; une domestique s'affairait quelque part.

— C'est moi, Rose ! Je monte avec des messieurs...

L'odeur devenait plus fade à mesure qu'on avançait et, au troisième, il n'y avait plus de tapis dans le couloir. Quelqu'un, dans sa chambre, jouait de l'harmonica.

— C'est ici...

On voyait le chiffre 33, gauchement peint, sur le panneau. La chambre sentait déjà le renfermé.

— J'ai tout laissé en place.

— Pourquoi ?

— Je pensais qu'il reviendrait... Il avait une bonne tête... Je me suis demandé ce qu'il venait faire ici, surtout qu'il était bien habillé et qu'il ne paraissait pas manquer d'argent...

— Comment savez-vous qu'il avait de l'argent ?

— Les deux fois qu'il a payé, j'ai vu des gros billets dans son portefeuille...

— Il n'a jamais reçu personne ?

— Pas à ma connaissance, ni à celle de ma femme. Un de nous deux est toujours au bureau.

— Pas pour le moment.

— Bien sûr, il nous arrive de le quitter pour quelques minutes, mais on tend l'oreille et vous avez remarqué que j'ai prévenu la bonne...

— Il ne recevait pas de courrier ?

— Jamais.

— Qui occupe la chambre voisine ?

Il n'y en avait qu'une, car le 33 était au bout du couloir.

— Olga. Une fille.

L'homme savait que c'était inutile de tricher, qu'on n'ignorait rien, à la police, de ce qui se trafiquait dans sa maison.

— Elle est chez elle ?

— À cette heure, elle doit dormir.

— Vous pouvez nous laisser.

Il s'éloignait, maussade, traînant la jambe. Maigret refermait la porte, commençait par ouvrir une armoire bon marché, en sapin verni, avec une serrure qui ne tenait pas.

Il ne découvrit pas grand-chose : une paire de souliers noirs bien cirés, des pantoufles du type charentaises, presque neuves, et un complet gris pendu à un cintre. Il y avait aussi un chapeau de feutre sombre d'une marque courante.

Dans un tiroir, six chemises blanches, une bleu clair, des caleçons, des mouchoirs et des chaussettes de laine. Dans le tiroir voisin, deux pyjamas et des livres : Impressions de voyage en Italie , la Médecine pour Tous (éditée en 1899) et un roman d'aventures.

Le lit était en fer, la table ronde recouverte d'un tapis en velours vert sombre, l'unique fauteuil à moitié défoncé. Les rideaux, coincés sur leur tringle, ne fermaient plus, mais des brise-bise tamisaient la lumière.

Maigret, debout, regardait la maison d'en face, la cour d'abord, où on apercevait une grosse voiture noire de marque anglaise, le perron de plusieurs marches, la porte vitrée à deux battants.

On avait nettoyé la pierre de la façade, qui était devenue d'un gris clair très doux et, autour des fenêtres, il y avait de délicates moulures.

Une lumière brillait au rez-de-chaussée, éclairant un tapis à dessins compliqués, un fauteuil Louis XV, le coin d'un guéridon.

Les fenêtres du premier étage étaient très hautes, celles du second mansardées.

L'hôtel particulier, plus large que haut, ne devait pas comporter, en définitive, autant de pièces qu'on aurait pu le croire à première vue.

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