Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin

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Deux jeunes noceurs endettés – un bourgeois désaxé et le fils d'un employé – fréquentent à Liège « Le Gai-Moulin », une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. A la fin d'une soirée qu'elle a passée, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin ; ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dans la presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une manne d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un Français, également présent au « Gai-Moulin » le soir du meurtre.
[http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549](http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549)

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L’homme aux larges épaules n’était pas dehors. Il faisait frais. Le crépuscule mettait, dans les rues, de grandes nappes de brouillard bleuté que perçaient les lampes des étalages et les vitres des tramways.

— Demandez la Gazette de Liège…

Delfosse n’était pas au Pélican. Chabot le chercha dans les autres cafés du centre où ils avaient l’habitude de se retrouver. Il avait les jambes lourdes, la tête si vide qu’il pensa à aller se coucher.

Quand il rentra chez lui, il eut tout de suite l’intuition d’un événement anormal. La porte de la cuisine était ouverte. Mlle Pauline, une étudiante polonaise qui occupait une chambre meublée dans la maison, était penchée sur quelqu’un que le jeune homme ne vit pas immédiatement.

Il s’avança dans le silence. Un sanglot éclata soudain. Mlle Pauline tourna vers lui son visage sans grâce qui prit une expression sévère.

— Regardez votre mère, Jean !

Et Mme Chabot, en tablier, les coudes sur la table, pleurait à chaudes larmes.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

Et la Polonaise de continuer :

— C’est vous qui devez le savoir…

Mme Chabot essuyait ses yeux rouges, regardait son fils, éclatait de plus belle.

— Il me fera mourir !… C’est affreux !…

— Qu’est-ce que j’ai fait, mère ?

Jean parlait d’une voix blanche, trop nette. Sa peur était telle qu’elle le figeait des pieds à la tête.

— Laissez-nous, mademoiselle Pauline… Vous êtes bien gentille… Nous qui avons toujours préféré être pauvres, mais honnêtes !…

— Je ne comprends pas…

L’étudiante s’esquivait. On l’entendait monter l’escalier.

Mais elle avait soin de laisser ouverte la porte de sa chambre.

— Qu’est-ce que tu as fait ?… Dis-le franchement… Ton père va rentrer… Quand je pense que tout le quartier saura…

— Je te jure que je ne comprends pas !…

— Tu mens !… Tu sais bien que tu mens, depuis que tu es toujours avec ce Delfosse et toutes ces sales femmes !… Il y a une demi-heure, Mme Velden, la légumière, est arrivée tout essoufflée… Mlle Pauline était ici… Et c’est devant elle que Mme Velden m’a dit qu’un homme était venu la voir pour lui demander des renseignements sur toi et sur nous… Un homme qui est sûrement de la police !… Et il faut qu’il s’adresse justement à Mme Velden, qui est la plus mauvaise langue de tout le quartier !… À cette heure, tout le monde doit être au courant…

Elle s’était levée. Machinalement, elle versait de l’eau bouillante sur le filtre de la cafetière. Puis elle sortait une nappe d’une armoire.

— Voilà à quoi cela sert d’avoir fait des sacrifices pour t’élever !… La police qui s’occupe de nous, qui va peut-être venir dans la maison !… Je ne sais pas comment ton père prendra la chose… Mais je sais bien que le mien t’aurait chassé… Quand je pense que tu n’as même pas dix-sept ans !… C’est sa faute, à ton père !… C’est lui qui te laisse sortir jusqu’à des trois heures du matin… Quand je me fâche, il prend ton parti…

Sans savoir pourquoi, Jean avait la certitude que le soi-disant policier était l’homme aux larges épaules. Il fixait le sol, farouchement.

— Ainsi, tu ne dis rien ? Tu ne veux pas avouer ce que tu as fait ?

— Je n’ai rien fait, mère…

— Et la police s’occuperait de toi si tu n’avais rien fait ?

— Ce n’est pas sûr que ce soit la police !

— Qu’est-ce que ce serait, alors ?

Il eut soudain le courage de mentir, pour en finir avec cette scène pénible.

— Peut-être des gens qui voudraient me prendre comme employé et qui cherchent à avoir des renseignements… je suis mal payé où je travaille… Je me suis adressé de divers côtés pour trouver une nouvelle place…

Elle le regarda d’une façon aiguë.

— Tu mens !

— Je te jure…

— Tu es sûr que Delfosse et toi n’avez pas fait une bêtise ?

— Je te jure, mère…

— Eh bien ! dans ce cas-là, tu ferais bien d’aller voir Mme Velden… Ce n’est pas la peine qu’elle raconte à tout le monde que la police te cherche !

La clé tourna dans la serrure de la porte d’entrée. M. Chabot retirait son pardessus qu’il accrochait au portemanteau, pénétrait dans la cuisine et s’installait dans son fauteuil d’osier.

— Déjà rentré, Jean ?

Il s’étonna des yeux rouges de sa femme, de la mine renfrognée du jeune homme.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Rien !… Je grondais Jean… Je voudrais ne plus le voir rentrer à des heures indues… Comme s’il n’était pas assez bien ici, en famille…

Et elle posait les couverts sur la table, remplissait les tasses. Tout en mangeant, M. Chabot lisait le journal, le commentait.

— Encore une affaire qui fera du bruit !… Un cadavre dans une malle d’osier… Un étranger, naturellement !… Et sans doute un espion…

Changeant d’idée :

— M. Bogdanowski a payé ?

— Pas encore. Il m’a dit qu’il attendait l’argent mercredi !

— Comme il l’attend depuis trois semaines ! Tant pis ! Mercredi, tu lui annonceras que cela ne peut pas continuer…

L’atmosphère était lourde, pleine d’odeurs familières, avec des reflets sur les casseroles de cuivre, les taches vives d’un calendrier réclame fixé au mur depuis trois ans et servant de porte-journaux.

Jean mangeait machinalement et peu à peu il s’engourdissait. Dans ce décor de tous les jours, il se prenait à douter de la réalité des événements du dehors. C’est ainsi qu’il eut peine à imaginer que deux heures plus tôt il était dans la chambre d’une danseuse qui mettait ses bas devant lui, le peignoir ouvert sur un corps pâle, charnu, un peu fatigué.

— Tu as demandé le renseignement au sujet de la maison ?

— Quelle maison ?

— La maison de la rue Féronstrée.

— Je… C’est-à-dire que j’ai oublié…

— Comme toujours !

— J’espère que ce soir tu vas te reposer ! Tu as une sale tête.

— Oui… Je ne sors pas…

— Ce sera la première fois cette semaine ! intervint Mme Chabot, qui n’était pas encore tout à fait rassurée et qui guettait les expressions de physionomie de son fils.

La boîte aux lettres claqua. Jean eut la certitude que c’était pour lui et il se précipita dans le corridor pour aller ouvrir. M. et Mme Chabot regardaient par la porte vitrée.

— Encore ce Delfosse ! fit Mme Chabot. Il ne peut pas laisser Jean tranquille. Si cela continue, j’irai trouver ses parents…

On les voyait tous les deux parler bas sur le seuil. Plusieurs fois Chabot se retourna pour s’assurer qu’on ne les écoutait pas. Il semblait résister à une sollicitation pressante.

Et soudain il cria, sans revenir à la cuisine :

— Je rentre tout de suite !

Mme Chabot se leva pour l’empêcher de partir. Mais déjà, avec des gestes que la hâte rendait fébriles, il prenait son chapeau au portemanteau, gagnait la rue, refermait la porte avec fracas.

— Et tu le laisses agir ainsi ? lança-t-elle à son mari. C’est cela, le respect que tu lui inspires ? Si tu avais un peu plus d’autorité…

Elle continua à parler de la sorte, sous la lampe, tout en mangeant, tandis que M. Chabot louchait vers son journal qu’il n’osait pas reprendre avant la fin de cette diatribe.

— Tu es sûr ?

— Certain… Je l’ai bien reconnu… Il était autrefois inspecteur dans notre quartier…

Delfosse avait plus que jamais la tête en lame de couteau, et, tandis qu’il passait sous un bec de gaz, son compagnon constata qu’il était livide. Il fumait, à petites bouffées fiévreuses.

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