Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin

Здесь есть возможность читать онлайн «Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Policier, Maigret, на русском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

La danseuse du Gai-Moulin: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La danseuse du Gai-Moulin»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Deux jeunes noceurs endettés – un bourgeois désaxé et le fils d'un employé – fréquentent à Liège « Le Gai-Moulin », une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. A la fin d'une soirée qu'elle a passée, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin ; ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dans la presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une manne d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un Français, également présent au « Gai-Moulin » le soir du meurtre.
[http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549](http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549)

La danseuse du Gai-Moulin — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La danseuse du Gai-Moulin», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

— Si tu es malade, je vais faire venir le médecin.

— Non ! de grâce…

Des pas dans l’escalier. On aperçut la tête d’un étudiant à travers la porte vitrée de la cuisine. Il frappa, montra un visage inquiet, méfiant.

— Vous connaissez l’homme qui se promène dans la rue, madame Chabot ?

Il avait un fort accent slave. Ses yeux étaient ardents. Il s’emportait à la moindre occasion.

Il avait dépassé l’âge habituel des étudiants. Mais il était inscrit régulièrement à l’Université, dont il ne suivait jamais les cours.

On savait qu’il était Géorgien, qu’il s’était occupé de politique dans son pays. Il se prétendait noble.

— Quel homme, monsieur Bogdanowski ?

— Venez…

Il l’entraînait vers la salle à manger, dont la fenêtre donnait sur la rue. Jean hésitait à les suivre. Il finit pourtant par y aller, lui aussi.

— Il y a un quart d’heure qu’il est là, à faire les cent pas… Je m’y connais !… C’est sûrement quelqu’un de la police…

— Mais non ! riposta Mme Chabot, optimiste. Vous voyez de la police partout ! C’est tout simplement quelqu’un qui a un rendez-vous…

Le Géorgien lui jeta néanmoins un regard soupçonneux, grommela quelque chose dans sa langue et remonta chez lui. Jean avait reconnu l’homme aux larges épaules.

— Viens manger, toi ! Et ne fais pas de manières, hein ! Sinon, au lit, et le médecin tout de suite…

M. Chabot ne rentrait pas de son bureau à midi. On déjeunait dans la cuisine, où Mme Chabot n’était jamais assise, allant et venant de la table à son fourneau.

Tandis que Jean, tête basse, essayait d’avaler quelques bouchées, elle l’observait, et soudain elle remarqua un détail de toilette.

— D’où vient encore cette cravate ?

— Je… c’est René qui me l’a donnée…

— René, toujours René. Et tu n’as pas plus d’amour-propre que cela ? J’en ai honte pour toi ! Des gens qui ont peut-être de l’argent, mais qui ne sont pas recommandables pour la cause ! Les parents ne sont même pas mariés…

— Maman !

D’habitude, il disait mère. Mais il voulait être suppliant. Il était à bout. Il ne demandait rien, sinon la paix pendant les quelques heures qu’il était obligé de passer chez lui. Il imaginait l’inconnu faisant les cent pas en face, juste devant le mur de l’école où il avait passé ses premières années.

— Non, mon fils ! Tu files un mauvais coton, c’est moi qui te le dis ! Il est temps que cela change, si tu ne veux pas tourner mal comme ton oncle Henry…

C’était le cauchemar, cette évocation de l’oncle qu’on rencontrait parfois, ivre mort, ou bien qu’on apercevait sur une échelle en train de repeindre la façade d’une maison.

— Et pourtant, il avait fait des études, lui ! Il pouvait prétendre à n’importe quelle situation…

Jean se leva, la bouche pleine, arracha littéralement son chapeau du portemanteau et s’enfuit.

À Liège, certains journaux ont une édition du matin, mais l’édition importante paraît à deux heures de l’après-midi. Chabot marcha vers le centre de la ville dans une sorte de nuage ensoleillé qui brouillait sa vue et il se réveilla, la Meuse franchie, en entendant crier :

— Demandez la Gazette de Liège !… La Gazette de Liège qui vient de paraître… Le cadavre de la malle d’osier !… Horribles détails… Demandez la Gazette de Liège !…

À côté de lui, à moins de deux mètres, l’homme aux larges épaules achetait le journal, attendait sa monnaie. Jean fouilla dans sa poche, y trouva les billets qu’il avait enfouis pêle-mêle, chercha en vain des petites pièces. Alors il reprit sa route, poussa un peu plus tard la porte de l’étude où les employés étaient déjà arrivés.

— Cinq minutes de retard, monsieur Chabot ! remarqua le premier clerc. Ce n’est pas beaucoup, mais cela se répète trop souvent…

— Excusez-moi… Un tramway qui… Je vous apporte la petite caisse…

Il sentait bien qu’il n’avait pas son visage habituel. La peau brûlait à ses pommettes. Et il y avait des élancements dans ses prunelles.

M. Hosay feuilletait le carnet, vérifiait les additions au bas des pages.

— Cent dix-huit cinquante… C’est bien ce qui vous reste ?…

Jean regretta de n’avoir pas à changer ses billets. Il entendit le second clerc et la dactylo qui discutaient de la malle d’osier.

— Graphopoulos. C’est un nom turc, ça ?

— Il paraît que c’est un Grec…

Les oreilles de Jean bourdonnaient. Il tira deux billets de cent francs de sa poche. M. Hosay lui désigna froidement quelque chose qui était tombé par terre : un troisième billet.

— Il me semble que vous traitez l’argent avec beaucoup de légèreté. Vous n’avez pas de portefeuille ?

— Je vous demande pardon…

— Si le patron vous voyait mettre ainsi les billets de banque à même vos poches… Bon ! Je n’ai pas de monnaie… Vous reporterez à nouveau ces cent dix-huit francs cinquante… Quand la somme sera épuisée, vous me demanderez de l’argent… Cet après-midi, vous ferez le tour des journaux, pour déposer les annonces légales… C’est pressé ! Il faut qu’elles paraissent demain…

Le Turc ! Le Turc ! Le Turc !…

Dehors, Jean acheta un journal et resta un bon moment au centre d’un cercle de badauds parce que le vendeur lui cherchait de la monnaie. Il lut en marchant, en bousculant les passants :

« Le mystère de la malle d’osier.

» Ce matin, vers neuf heures, alors qu’il venait d’ouvrir les portes du Jardin d’acclimatation, le gardien remarqua une malle en osier de grandes dimensions posée sur une pelouse. Il essaya en vain de l’ouvrir. La malle était fermée à l’aide d’une tringle fixée par un fort cadenas.

» Il appela donc l’agent Leroy, qui avisa à son tour le commissaire de police de la 4 eDivision.

» Ce n’est qu’à dix heures que la malle fut enfin ouverte par un serrurier. Or, qu’on imagine le spectacle qui s’offrit aux enquêteurs !

» Un cadavre était replié sur lui-même et, pour le tasser davantage, on n’avait pas hésité à casser les vertèbres du cou.

» Un homme d’une quarantaine d’années au type étranger très prononcé, dont on chercha en vain le portefeuille. Par contre, dans une des poches du gilet, on trouva des cartes de visite au nom d’Éphraïm Graphopoulos.

» Celui-ci n’a dû arriver à Liège que très récemment, car il n’est pas inscrit au registre des étrangers et il ne figure pas non plus sur les fiches des hôteliers de la ville.

» Le médecin légiste ne procédera à l’autopsie que cet après-midi, mais dès à présent on croit que la mort remonte au cours de la nuit et qu’elle a été provoquée à l’aide d’un instrument très lourd, comme une matraque en caoutchouc, une barre de fer, un sac de sable ou une canne plombée.

» On lira tous les détails sur cette affaire, qui promet d’être sensationnelle, dans notre prochaine édition. »

Le quotidien à la main, Jean arrivait au guichet du journal La Meuse , y remettait les annonces légales et attendait son reçu.

La ville grouillait, dans le soleil. C’étaient les derniers beaux jours de l’automne et sur les boulevards on commençait à dresser les baraques foraines pour la grande kermesse d’octobre.

C’est en vain qu’il cherchait derrière lui son suiveur du matin. En passant devant le Pélican, il s’assura que Delfosse, qui n’avait pas de cours l’après-midi, n’y était pas.

Il fit un détour par la rue du Pot-d’Or. Les portes du Gai-Moulin étaient ouvertes. La salle était dans l’ombre et c’est à peine si l’on distinguait le grenat des banquettes. Victor lavait les vitres à grande eau et Chabot hâta le pas pour ne pas être aperçu.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «La danseuse du Gai-Moulin»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La danseuse du Gai-Moulin» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Simenon, Georges - Maigret et son mort
Simenon, Georges
Simenon, Georges - Maigret
Simenon, Georges
Simenon, Georges - L'écluse n°1
Simenon, Georges
libcat.ru: книга без обложки
Simenon, Georges
libcat.ru: книга без обложки
Simenon, Georges
libcat.ru: книга без обложки
Simenon, Georges
libcat.ru: книга без обложки
Simenon, Georges
Simenon, Georges - Le chien jaune
Simenon, Georges
libcat.ru: книга без обложки
Simenon, Georges
Simenon, Georges - Monsieur Gallet, décédé
Simenon, Georges
libcat.ru: книга без обложки
Simenon, Georges
Отзывы о книге «La danseuse du Gai-Moulin»

Обсуждение, отзывы о книге «La danseuse du Gai-Moulin» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x