Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin

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Deux jeunes noceurs endettés – un bourgeois désaxé et le fils d'un employé – fréquentent à Liège « Le Gai-Moulin », une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. A la fin d'une soirée qu'elle a passée, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin ; ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dans la presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une manne d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un Français, également présent au « Gai-Moulin » le soir du meurtre.
[http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549](http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549)

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Quelqu’un vint au lavabo. Le robinet fonctionna. Une pièce de monnaie tomba dans la soucoupe.

Il y avait encore le tic-tac d’une montre dans la poche de Delfosse.

— Tu crois qu’on pourra ouvrir ?…

L’autre lui pinça le bras, pour le faire taire. Ses doigts étaient tout froids.

Là-haut, le patron devait commencer à interroger l’horloge avec impatience. Quand il y avait du monde et de l’entrain, il ne regardait pas trop à dépasser l’heure et à risquer les foudres de la police. Mais quand la salle était vide, il devenait soudain respectueux des règlements.

— Messieurs, on va fermer !… Il est deux heures !

Les jeunes gens, en bas, n’entendaient pas. Mais ils pouvaient deviner minute par minute tout ce qui se passait. Victor encaissant, venant ensuite au bar faire ses comptes avec le patron, tandis que les musiciens remettaient les instruments dans les gaines et qu’on habillait la grosse caisse d’une lustrine verte.

L’autre garçon, Joseph, entassant les chaises sur les tables et ramassant les cendriers.

— On ferme, messieurs !… Allons, Adèle !… Pressons-nous !…

Le patron était un Italien râblé, qui avait servi dans les bars et les hôtels de Cannes, de Nice, de Biarritz et de Paris.

Des pas, au lavabo. C’est lui qui vient tirer le verrou de la petite porte accédant à la ruelle. Il donne un tour de clé, mais laisse celle-ci dans la serrure.

Ne va-t-il pas, machinalement, fermer la cave, ou bien y jeter un coup d’œil ? Il marque un temps d’arrêt. Il doit être occupé à rectifier devant la glace la raie de ses cheveux. Il tousse. La porte de la salle grince.

Dans cinq minutes, ce sera fini. L’Italien, resté le dernier, aura baissé les volets de la devanture et, de la rue, fermera la dernière issue.

Or, il n’emporte jamais toute la caisse. Il ne glisse dans son portefeuille que les billets de mille francs. Le reste est dans le tiroir du bar, un tiroir dont la serrure est si fragile qu’il suffit d’un bon canif pour la faire sauter.

Toutes les lampes sont éteintes.

— Viens !… murmure la voix de Delfosse.

— Pas encore… Attends…

Ils sont maintenant seuls dans tout le bâtiment et pourtant ils continuent à parler bas. Ils ne se voient pas. Chacun sent qu’il est blême, qu’il a la peau tirée, les lèvres sèches.

— Si quelqu’un était resté ?

— Est-ce que j’ai eu peur quand il s’agissait du coffre de mon père ?

Delfosse est hargneux, quasi menaçant.

— Il n’y a peut-être rien dans le tiroir.

C’est comme un vertige. Chabot se sent plus malade que s’il avait trop bu. Maintenant qu’il a pénétré dans cette cave, il n’a plus le courage d’en sortir. Il serait capable de s’effondrer sur les marches et d’éclater en sanglots.

— Allons-y !…

— Attends ! Il pourrait revenir sur ses pas…

Cinq minutes passent. Puis encore cinq minutes, parce que Chabot essaie par tous les moyens de gagner du temps. Son soulier est délacé. Il le rattache, sans rien voir, parce qu’il a peur de tomber et de déclencher un vacarme.

— Je te croyais moins lâche… Allons ! Passe…

Car Delfosse ne veut pas sortir le premier. Il pousse son compagnon devant lui de ses mains qui tremblent. La porte de la cave est ouverte. Un robinet coule dans le lavabo. Cela sent le savon et le désinfectant.

Chabot sait que l’autre porte, celle qui ouvre sur la salle, va grincer. Il attend ce grincement. Et pourtant il en a le dos glacé.

Dans l’obscurité, c’est vaste comme une cathédrale. On sent un vide immense. Des bouffées de chaleur suintent encore des radiateurs.

— De la lumière !… souffle Chabot.

Delfosse flambe une allumette. Ils s’arrêtent une seconde, pour reprendre haleine, pour mesurer le chemin à parcourir. Et soudain l’allumette tombe, tandis que Delfosse pousse un cri perçant et qu’il s’élance vers la porte des lavabos. Dans le noir, il ne trouve pas. Il revient sur ses pas, heurte Chabot.

— Vite !… Partons !…

Ce sont plutôt des sons rauques.

Chabot, lui aussi, a aperçu quelque chose. Mais il a mal distingué… Comme un corps étendu sur le sol, près du bar… Des cheveux très noirs…

Ils n’osent plus bouger. La boîte d’allumettes est par terre, mais on ne la voit pas.

— Tes allumettes !…

— Je n’en ai plus…

L’un d’eux heurte une chaise. L’autre questionne :

— C’est toi ?…

— Par ici !… Je tiens la porte…

Et le robinet coule toujours. C’est déjà un apaisement. C’est une première étape vers la délivrance.

— Si l’on faisait de la lumière ?

— Tu es fou ?…

Les mains tâtonnent, cherchent le verrou.

— Il est dur…

Des pas, dans la rue. Ils ne bougent plus. Ils attendent. Des bribes de phrase :

— … moi je prétends que si l’Angleterre n’avait pas… Les voix s’éloignent. Ce sont peut-être les agents qui discutent politique.

— Tu ouvres ?

Mais Delfosse n’est plus capable d’un geste. Il s’est adossé à la porte et tient sa poitrine haletante à deux mains.

— … il avait la bouche ouverte… bégaie-t-il.

La clé tourne. De l’air. Des reflets d’un réverbère sur les pavés de la ruelle. Ils ont tous les deux envie de courir. Ils ne pensent même pas à refermer la porte.

Mais là-bas, au tournant, c’est la rue du Pont-d’Avroy, où il passe du monde. Ils ne se regardent pas. Il semble à Chabot que son corps est vide, qu’il esquisse des mouvements mous dans un univers de coton. Les bruits eux-mêmes viennent de très loin.

— Tu crois qu’il est mort ?… C’est le Turc ?

— C’est lui !… Je l’ai reconnu… Sa bouche ouverte… Et un œil…

— Que veux-tu dire ?

— Un œil ouvert, l’autre fermé.

Et, rageur :

— J’ai soif !

Ils sont rue du Pont-d’Avroy. Tous les cafés sont fermés. Il ne reste d’ouvert qu’une friture où l’on sert des bocks, des moules, des harengs au vinaigre et des pommes frites.

— On y va ?

Le cuisinier tout en blanc active ses feux. Une femme qui mange, dans un coin, adresse un sourire engageant aux deux amis.

— De la bière !… Et des frites !… Et des moules !…

Et voilà qu’après cette première portion, ils en recommandent. Ils ont faim. Une faim extraordinaire. Et ils en sont déjà à leur quatrième bock !

Ils ne se regardent toujours pas. Ils mangent farouchement. Dehors, c’est l’obscurité, avec de rares passants qui marchent vite.

— Cela fait combien, garçon ?

Une nouvelle terreur. Auront-ils à eux deux assez d’argent pour payer leur souper ?

— … sept et deux cinquante et trois et soixante et… dix-huit septante-cinq !…

Il reste juste un franc pour le pourboire !

Les rues. Les volets clos des magasins. Les becs de gaz et dans le lointain les pas d’une ronde d’agents. Les deux jeunes gens traversent la Meuse.

Delfosse ne dit rien, regarde fixement devant lui, l’esprit si loin des réalités du moment qu’il ne s’aperçoit pas que son ami lui parle.

Et Chabot, pour ne pas rester seul, pour prolonger le côte à côte rassurant, va jusqu’à la porte d’une maison confortable, dans la plus belle rue du quartier.

— Refais un bout de chemin avec moi… implore-t-il alors.

— Non… Je suis malade…

C’est le mot. Malades, ils le sont tous les deux. Chabot n’a fait qu’apercevoir le corps un instant, mais son imagination travaille.

— C’était bien le Turc ?

Ils l’appellent le Turc faute de savoir. Delfosse ne répond pas. Il a introduit sans bruit sa clé dans la serrure. On aperçoit dans la pénombre un large corridor orné d’un porte-parapluies de cuivre.

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