Simenon, Georges - Maigret et son mort

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— D’elle aussi.

— Bon ! Cette fois au moins tu es franc. Seulement, tu ne t’es pas contenté d’aller ouvrir leur porte de temps en temps. Avoue !

— J’ai fait un trou dans la cloison, c’est vrai. Je m’arrangeais pour que la chambre voisine soit occupée le plus rarement possible.

— Qui couchait avec elle ?

— Tous.

— Y compris le gamin ?

— Surtout le gamin.

— Tu m’as dit hier que c’était probablement son frère.

— Parce qu’il lui ressemble. C’est le plus amoureux. Je l’ai vu pleurer plusieurs fois. Quand il était avec elle, il la suppliait.

— De quoi ?

— Je ne sais pas. Ils ne parlaient pas français. Lorsque c’était un autre qui était dans la chambre, il lui arrivait de descendre et d’aller se soûler tout seul dans un petit bistrot de la rue des Rosiers.

— Ils se disputaient ?

— Les hommes ne s’aimaient pas.

— Tu ne sais vraiment pas à qui appartient la chemise maculée de sang que tu as vu laver dans la cuvette ?

— Je n’en suis pas sûr. Je l’ai vue sur le dos de Victor, mais il leur arrivait d’échanger leurs affaires.

— À ton avis, de ceux qui habitaient chez toi, qui était le chef ?

— Il n’y avait pas de chef. Quand il y avait bagarre, Maria les engueulait, et ils se taisaient.

Le tenancier du meublé était retourné dans son taudis, toujours flanqué d’un inspecteur, contre qui, dans la rue, il se collait peureusement, la peau moite d’une sueur d’angoisse. Il devait sentir encore plus mauvais que d’habitude, car la peur sent mauvais.

À présent, le juge Coméliau, au faux col roide, à la cravate sombre, au complet impeccable, regardait Maigret qui s’était assis sur le rebord de la fenêtre, le dos à la cour.

— La femme n’a rien dit et ne parlera pas, dit le commissaire en fumant sa pipe à petites bouffées. Depuis hier au soir, nous avons trois fauves en liberté dans Paris, Serge Madok, Cari et le petit Pietr, qui, malgré son âge, ne doit pas avoir une âme d’enfant de chœur. Je ne parle pas de celui qui venait leur rendre visite et qui est probablement leur chef à tous.

— Je suppose, interrompit le juge, que vous avez fait le nécessaire ?

Il aurait bien voulu prendre Maigret en faute. Celui-ci avait trop appris, en trop peu de temps, comme en se jouant. Avec l’air de s’occuper uniquement de son mort, du Petit Albert , voilà qu’il avait déniché une bande dont la police s’occupait en vain depuis cinq mois.

— Les gares sont alertées, rassurez-vous. Cela ne servira de rien, mais c’est la routine. On surveille les routes, les frontières. Toujours la routine. Beaucoup de circulaires, de télégrammes, de coups de téléphone, des milliers de gens en mouvement, mais...

— C’est indispensable.

— Aussi c’est fait. On surveille aussi les meublés, surtout ceux dans le genre de l’ Hôtel du Lion d’Or . Il faudra bien que ces gens-là couchent quelque part.

— Un directeur de journal, qui est de mes amis, m’a téléphoné tout à l’heure pour se plaindre de vous. Il paraît que vous refusez de donner le moindre renseignement aux reporters.

— C’est exact. Je pense qu’il est inutile d’alerter la population parisienne en lui annonçant que quelques tueurs traqués errent dans les rues de la ville.

— Je suis de l’avis de Maigret, appuya le directeur de la P. J.

— Je ne critique pas, messieurs. J’essaie de me faire une opinion. Vous avez vos méthodes. Le commissaire Maigret, en particulier, a les siennes, qui sont parfois assez particulières. Il ne se montre pas toujours empressé à me mettre au courant, et pourtant, en dernier ressort, c’est moi seul qui suis responsable. Le procureur vient, à ma demande, de joindre l’affaire de la bande de Picardie à celle du Petit Albert . J’aimerais pouvoir faire le point.

— Nous savons déjà, récita Maigret d’une voix volontairement monotone, comment les victimes ont été choisies.

— Vous avez reçu des témoignages du Nord ?

— Ils n’ont pas été nécessaires. Moers a relevé, dans les deux chambres de la rue du Roi-de-Sicile, de nombreuses empreintes digitales. Si ces messieurs, quand ils travaillaient dans les fermes, portaient des gants de caoutchouc et ne laissaient rien derrière eux, si les assassins du petit Albert avaient des gants eux aussi, les hôtes du Lion d’Or vivaient chez eux les mains nues. Au service des fiches, on a reconnu les empreintes de l’un d’entre eux seulement.

— Lequel ?

— Cari. Son nom est Cari Lipschitz. Il est né en Bohême et est entré en France régulièrement, voilà cinq ans, avec un passeport en bonne forme. Il faisait partie d’un groupe de travailleurs agricoles qui a été dirigé sur les grosses fermes de Picardie et de l’Artois.

— À quel titre sa fiche figure-t-elle aux sommiers ?

— Il y a deux ans, il a été accusé de meurtre, accompagné de viol sur une gamine de Saint-Aubin. Il travaillait à ce moment-là dans une ferme du village. Arrêté, sur la foi de la rumeur publique, il a été relaxé un mois plus tard, faute de preuves. Depuis, on perd sa trace. Sans doute est-il venu à Paris ? On vérifiera dans les grandes usines de la banlieue, et je ne serais pas étonné qu’il ait travaillé chez Citroën, lui aussi. Un inspecteur est déjà en route.

— Cela nous en fait donc un d’identifié.

— Ce n’est pas beaucoup, mais vous remarquerez qu’il est à la base de toute l’affaire. Colombani a bien voulu me confier son dossier, que j’ai examiné attentivement. Voici une carte qu’il a dressée avec beaucoup d’à-propos. Je lis aussi dans un de ses rapports que, dans les villages où les crimes ont été commis, ne résidait aucun Tchèque. Comme on y comptait quelques Polonais, certains ont parlé d’une « bande des Polonais », mettant les massacres de fermiers à leur compte.

— Où voulez-vous en venir ?

— Quand le groupe auquel Cari appartenait est arrivé en France, les hommes ont été dispersés. Nous ne trouvons que lui, à cette époque, dans la région qui se situe un peu au sud d’Amiens. C’est là que les trois premiers crimes ont été commis, toujours dans des fermes riches et isolées, toujours aussi chez des vieillards.

— Et les deux fermiers ?

— Un peu plus à l’est, vers Saint-Quentin. Nous apprendrons certainement que Cari a eu une liaison ou un ami dans ces parages. Il pouvait s’y rendre à bicyclette. Trois ans plus tard, quand la bande s’est constituée...

— Où croyez-vous qu’elle se soit constituée ?

— Je l’ignore, mais vous verrez que nous retrouverons la plupart des personnages dans les environs du quai de Javel. Victor Poliensky travaillait encore chez Citroën peu de semaines avant le premier coup de main.

— Vous avez parlé d’un chef.

— Permettez-moi de finir d’abord ma pensée. Avant la mort du petit Albert, ou plutôt avant la découverte du corps de celui-ci place de la Concorde, – j’insiste sur la différence et vous verrez pourquoi – la bande, qui en était à son quatrième massacre, jouissait d’une sécurité complète. Personne ne connaissait le signalement de ceux qui la composaient. Notre seul témoin était une fillette qui avait vu une femme torturer sa mère. Quant aux hommes, elle les avait à peine entrevus, et ils portaient tous des chiffons noirs sur le visage.

— Vous avez retrouvé ces chiffons rue du Roi-de-Sicile ?

— Non. La bande, donc, était en sûreté. Personne n’aurait pensé à aller chercher les tueurs de Picardie dans un taudis du ghetto. Est-ce exact, Colombani ?

— Tout à fait exact.

— Le petit Albert, soudain, se sentant menacé par des hommes qui le suivaient – n’oubliez pas que, dans ses coups de téléphone, il a dit qu’ils étaient plusieurs à se relayer – le petit Albert, dis-je, a été tué d’un coup de couteau dans son propre caboulot, après avoir fait appel à moi pour le protéger. Il avait eu l’intention de venir me voir. Il avait donc des révélations à me faire, et les autres le savaient. Une question se pose : pourquoi s’est-on donné la peine de transporter son cadavre place de la Concorde ?

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