Simenon, Georges - Maigret et son mort
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Cela n’eut pour résultat que de faire briller les yeux de Maria.
— Bien. Elle ne répondra pas. Je crois que j’ai compris. Reste à savoir si Victor Poliensky était le tueur.
Elle écouta la traduction avec beaucoup d’attention, attendit, et Maigret s’énervait de devoir passer ainsi par le canal de l’employé de chancellerie.
— Ils ne devaient pas être plusieurs à manier la hache, et, si ce n’était pas le rôle de Victor, je ne vois pas l’utilité pour la bande de traîner un simple d’esprit avec elle. C’est lui, en définitive, qui a fait prendre Maria et qui les fera prendre tous.
Traduction, toujours. Maintenant, elle semblait triompher. Ils ne savaient rien. Elle était seule à savoir. Elle était dans son lit, affaiblie, avec un nouveau-né accroché à son sein, mais elle s’était tue, elle continuerait à se taire.
Un coup d’œil involontaire à la fenêtre trahissait le fond de sa pensée. Au moment où on l’avait abandonnée rue du Roi-de-Sicile – c’était elle, probablement, qui avait exigé qu’on l’abandonnât – on avait dû lui faire des promesses.
Elle connaissait ses mâles. Elle avait confiance en eux. Tant qu’ils seraient libres, elle ne risquait rien. Ils viendraient. Tôt ou tard, ils la tireraient d’ici, ou plus tard de l’infirmerie même de la Santé.
Elle était splendide, Ses narines frémissaient. Ses lèvres pleines avaient une moue intraduisible. Elle n’était pas de la même race que ceux qui l’entouraient, ni ses hommes. Ils avaient choisi une fois pour toutes de vivre en marge. Ils étaient de grands fauves, et les bêlements des moutons ne touchaient en eux aucune corde sensible.
Où, dans quels bas-fonds, dans quelle atmosphère de misère leur association s’était-elle formée ? Ils avaient eu faim tous. C’était si vrai que, leur coup fait, ils ne pensaient qu’à manger, à manger à longueur de journée, manger et boire, dormir, faire l’amour, manger encore, sans souci du décor miteux de la rue du Roi-de-Sicile ni de leurs vêtements usés qui ressemblaient à des haillons.
Ils ne tuaient pas pour l’argent. L’argent n’était pour eux que le moyen de manger et de dormir en paix, dans leur coin, dans leur tanière, indifférents au reste de l’humanité.
Elle n’était même pas coquette. Les robes trouvées dans la chambre étaient des robes bon marché, comme elle en avait porté dans son village. Elle ne se mettait ni poudre ni rouge à lèvres. Elle n’avait pas de linge fin. Tous autant qu’ils étaient auraient pu, à d’autres âges ou sous d’autres latitudes, vivre de même, nus, dans la forêt ou dans la jungle.
— Dites-lui que je reviendrai, que je lui demande de réfléchir. Elle a maintenant un enfant.
Il baissa la voix malgré lui pour prononcer ces derniers mots.
— À présent, nous vous laissons, dit-il à l’infirmière. Je vous enverrai tout à l’heure un second inspecteur. Je téléphonerai au docteur Boucard. C’est bien lui qui la soigne, n’est-ce pas ?
— C’est le chef du service.
— Si elle est transportable, on la transférera sans doute ce soir ou demain matin à la Santé.
Malgré ce qu’il lui avait révélé de sa patiente, elle le regardait toujours avec rancune.
— Au revoir, mademoiselle. Venez, monsieur.
Dans le couloir, il dit quelques mots à Lucas, qui n’était au courant de rien. L’infirmière qui les avait accompagnés depuis le rez-de-chaussée les attendait un peu plus loin. Devant une porte, il y avait cinq ou six vases pleins de fleurs fraîches.
— À qui est-ce ? demanda-t-il.
L’infirmière était jeune et blonde, potelée sous sa blouse.
— Ce n’est plus à personne. La dame qui occupait cette chambre est rentrée chez elle voilà quelques minutes. Elle a laissé les fleurs. Elle avait beaucoup d’amis.
Il lui parla à voix basse. Elle dit oui. Elle paraissait étonnée. Mais le Tchèque l’aurait été davantage encore s’il avait deviné ce que Maigret venait de faire.
Il avait dit simplement, un peu gêné :
— Mettez-en donc quelques-unes au 217.
Parce que la chambre était nue et froide, parce qu’il y avait quand même là une femme et un nouveau petit d’homme.
***
Il était onze heures et demie. Dans le long couloir mal éclairé où s’alignent les portes des juges d’instruction, quelques hommes, menottes aux mains, sans cravate, encadrés de gendarmes, attendaient encore leur tour, assis sur les bancs sans dossier. Il y avait aussi des femmes, des témoins qui s’impatientaient.
Le juge Coméliau, plus grave que jamais, soucieux, avait dû faire chercher des chaises chez un de ses collègues et avait envoyé son greffier déjeuner.
Sur la demande de Maigret, le directeur de la P. J. était présent, assis dans un fauteuil, tandis que, sur la chaise généralement réservée au gens qu’on interroge, se tenait le commissaire Colombani, de la Sûreté nationale.
Comme la Police Judiciaire, en principe, ne s’occupe que de Paris et de la région parisienne, c’était lui qui, depuis cinq mois, en contact avec les brigades mobiles, dirigeait l’enquête au sujet des « Tueurs de Picardie », comme les journalistes, après le premier crime, avaient baptisé la bande.
De bonne heure, le matin, il avait eu une entrevue avec Maigret et lui avait confié son dossier.
De bonne heure aussi, un peu avant neuf heures, un des inspecteurs postés rue du Roi-de-Sicile avait frappé à la porte du commissaire.
— Il est ici, avait-il annoncé.
Il s’agissait du patron de l’ Hôtel du Lion d’Or . La nuit, ou plutôt la fin de la nuit, lui avait porté conseil. Hâve, mal rasé, les vêtements fripés, il avait interpellé l’inspecteur qui faisait les cent pas devant la maison.
— Je voudrais aller au quai des Orfèvres, avait-il annoncé.
— Allez-y.
— J’ai peur.
— Je vous accompagnerai.
Mais Victor n’avait-il pas été abattu en pleine rue, au milieu de la foule ?
— J’aimerais mieux que nous prenions un taxi. Je payerai.
Quand il entra dans le bureau, Maigret avait son dossier devant lui, car l’homme comptait trois condamnations à son actif.
— Tu as les dates ?
— J’ai réfléchi, oui. On verra bien ce qui arrivera. Du moment que vous promettez de me protéger...
Il puait la lâcheté et la maladie. Tout son être faisait penser à un mal blanc. C’est cet homme-là, pourtant qui avait été appréhendé à deux reprises pour attentat à la pudeur.
— La première fois qu’ils se sont absentés, je n’ai pas fait trop attention, mais la seconde cela m’a frappé.
— La seconde ? Donc, le 21 novembre.
— Comment le savez-vous ?
— Parce que j’y ai pensé, moi aussi, et que j’ai lu les journaux.
— Je me suis douté que c’était eux. mais je n’ai rien laissé voir.
— Ils ont deviné quand même, hein ?
— Je ne sais pas. Ils m’ont donné un billet de mille.
— Hier, tu as dit cinq cents.
— Je me suis trompé. C’est la fois suivante, quand ils sont rentrés, que Cari m’a menacé.
— Ils partaient en voiture ?
— Je ne sais pas. En tout cas, ils quittaient la maison à pied.
— Les visites de l’autre, de celui que tu ne connais pas, avaient lieu quelques jours avant ?
— Maintenant que j’y réfléchis, je crois que oui.
— Il couchait avec Maria aussi ?
— Non.
— Maintenant, tu vas gentiment m’avouer quelque chose. Souviens-toi de tes deux premières condamnations.
— J’étais jeune.
— C’était encore plus dégoûtant. Comme je te connais, la Maria devait t’exciter.
— Je ne l’ai jamais touchée.
— Parbleu ! Tu avais peur des autres.
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