Simenon, Georges - Maigret aux assises

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C’étaient Dupeu et Baron qui prenaient la relève, dehors, à six heures. Il ne pleuvait plus. Les arbres s’égouttaient. Le brouillard empêchait de voir à plus de vingt mètres.

La lampe de la salle à manger restait allumée, celle de la chambre éteinte. Meurant ne tardait pas à sortir de la maison, non rasé, les vêtements fripés comme quelqu’un qui a passé la nuit tout habillé, et il s’était dirigé vers le bar-tabac du coin où il avait bu trois tasses de café noir et mangé des croissants. Au moment de tourner le bec-de-cane de la porte pour sortir, il s’était ravisé et, se dirigeant à nouveau vers le zinc, il avait commandé un cognac qu’il avait avalé d’un trait.

L’enquête, au printemps, indiquait que ce n’était pas un buveur, qu’il ne prenait guère qu’un peu de vin aux repas et, l’été, de temps en temps un verre de bière.

Il se dirigeait, à pied, vers la rue de la Roquette, ne se retournait pas pour savoir s’il était suivi. Arrivé devant son magasin, il s’arrêtait un moment devant les volets fermés, n’entrait pas, pénétrait dans la cour, et ouvrait avec sa clé la porte de l’atelier vitré.

Il y restait assez longtemps debout, à ne rien faire, regardant autour de lui l’établi, les outils accrochés au mur, les cadres qui pendaient, les planches et les copeaux. De l’eau s’était infiltrée sous la porte et formait une petite mare sur le sol de ciment.

Meurant avait ouvert le poêle, y avait mis du petit bois, un reste de boulets, puis, au moment de frotter une allumette il s’était ravisé, était sorti et avait refermé la porte derrière lui.

Il avait marché assez longtemps, comme sans but défini. Place de la République, il était encore entré dans un bar où il avait bu un second cognac tandis que le garçon le regardait avec l’air de se demander où il avait vu son visage.

S’en rendait-il compte ? Deux ou trois passants aussi s’étaient retournés sur lui car, le matin même, sa photographie paraissait encore dans les journaux sous un gros titre :

« Gaston Meurant acquitté. »

Ce titre, cette photographie, il pouvait les voir à tous les kiosques, mais il n’avait pas la curiosité d’acheter un journal. Il prenait l’autobus, en descendait vingt minutes plus tard place Pigalle et se dirigeait vers la rue Victor-Massé.

Enfin, il s’arrêtait devant l’hôtel meublé tenu par Nicolas Cajou, l’Hôtel du Lion, et restait longtemps à en fixer la façade.

Quand il se remettait en route, c’était pour redescendre vers les grands Boulevards, d’une démarche irrégulière, s’arrêtant parfois à un carrefour comme s’il ne savait où aller, achetant en chemin un paquet de cigarettes...

Par la rue Montmartre, il avait atteint les Halles et l’inspecteur avait failli le perdre dans la cohue. Au Châtelet, il avait bu un troisième cognac, toujours d’un trait, et il était enfin arrivé quai des Orfèvres.

Maintenant que le jour était levé, le brouillard, jaunâtre, devenait moins épais. Maigret, dans son bureau, recevait un rapport téléphonique de Dupeu, resté en faction boulevard de Charonne.

— La femme s’est levée à huit heures moins dix. Je l’ai vue qui ouvrait les rideaux, puis la fenêtre, pour regarder dans la rue. Elle avait l’air de chercher son mari des yeux. Il est probable qu’elle ne l’a pas entendu partir et qu’elle a été surprise de trouver la salle à manger vide. Je crois qu’elle m’a aperçu, patron...

— Cela ne fait rien. Si elle sort à son tour, essaie de ne pas te faire semer.

Sur le quai, Gaston Meurant était hésitant, regardant les fenêtres de la P. J. du même œil qu’il regardait tout à l’heure celles de l’hôtel meublé. Il était neuf heures et demie. Il marcha encore jusqu’au pont Saint-Michel, fut sur le point de le traverser, revint sur ses pas et, passant devant l’agent de garde, s’avança enfin sous la voûte.

Il connaissait les lieux. On le voyait gravir lentement l’escalier grisâtre, s’arrêter, non pour souffler, mais parce qu’il hésitait toujours.

— Il monte, patron ! téléphonait Baron, d’un bureau du rez-de-chaussée.

Et Maigret répétait à Janvier, qui se trouvait dans son bureau :

— Il monte.

Ils attendaient tous les deux. C’était long. Meurant ne se décidait pas, rôdait dans le couloir, s’arrêtait devant la porte du commissaire comme s’il allait frapper sans se faire annoncer.

— Qu’est-ce que vous cherchez ? lui demandait Joseph, le vieil huissier.

— Je voudrais parler au commissaire Maigret.

— Venez par ici. Remplissez votre fiche.

Le crayon à la main, il pensait encore à s’en aller et Janvier sortit à ce moment du bureau de Maigret.

— Vous venez voir le commissaire ? Suivez-moi.

Tout cela, pour Meurant, devait se passer comme dans un cauchemar. Il avait le visage de quelqu’un qui n’a guère dormi, les yeux rouges, et il sentait la cigarette et l’alcool. Pourtant, il n’était pas ivre. Il suivait Janvier. Celui-ci lui ouvrait la porte, le faisait passer devant lui et la refermait sans entrer lui-même.

Maigret, à son bureau, apparemment plongé dans l’étude d’un dossier, resta un moment sans lever la tête, puis il se tourna vers son visiteur, sans montrer de surprise, murmura :

— Un instant...

Il annotait un document, puis un autre, murmurait distraitement :

— Asseyez-vous.

Meurant ne s’asseyait pas, n’avançait pas dans la pièce. À bout de patience, il prononçait :

— Vous croyez peut-être que je suis venu vous dire merci ?

Sa voix n’était pas tout à fait naturelle. Il était un peu enroué et il essayait de mettre du sarcasme dans son apostrophe.

— Asseyez-vous, répétait Maigret sans le regarder.

Cette fois, Meurant faisait trois pas, saisissait le dossier d’une chaise au siège garni de velours vert.

— Vous avez fait ça pour me sauver ?

Le commissaire l’examinait enfin des pieds à la tête, calmement.

— Vous paraissez fatigué, Meurant.

— Il ne s’agit pas de moi mais de ce que vous avez fait hier.

Sa voix était plus sourde, comme s’il se fût efforcé de contenir sa colère.

— Je suis venu vous dire que je ne vous crois pas, que vous avez menti, comme ces gens ont menti, que j’aimerais mieux être en prison, que vous avez commis une mauvaise action...

L’alcool provoquait-il en lui un certain décalage ? C’était possible. Pourtant, encore une fois, il n’était pas ivre et, ces phrases-là, il avait dû les répéter dans sa tête une bonne partie de la nuit.

— Asseyez-vous.

Enfin ! Il s’y décidait, à contrecœur, comme s’il eût flairé un piège.

— Vous pouvez fumer.

Par protestation, pour ne rien devoir au commissaire, il ne le faisait pas, malgré son envie, et sa main tremblait.

— Il vous est facile de faire dire ce que vous voulez à des gens comme ça, qui dépendent de la police...

Il s’agissait évidemment de Nicolas Cajou, tenancier d’un hôtel de passe, et de la femme de chambre.

Maigret allumait sa pipe, lentement, attendait.

— Vous savez aussi bien que moi que c’est faux...

Son angoisse lui mettait des gouttes de sueur au front. Maigret parlait enfin.

— Vous prétendez que vous avez tué votre tante et la petite Cécile Perrin ?

— Vous savez bien que non.

— Je ne le sais pas, mais je suis persuadé que vous ne l’avez pas fait. Pourquoi, croyez-vous ?

Surpris, Meurant ne trouvait rien à répondre.

— Il y a beaucoup d’enfants dans l’immeuble que vous habitez, boulevard de Charonne, n’est-ce pas ?

Meurant disait oui, machinalement.

— Vous les entendez aller et venir. Il arrive qu’au retour de l’école ils jouent dans l’escalier. Vous leur parlez parfois ?

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