Simenon, Georges - Maigret aux assises

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— Emmène-le, Lucas. Il n’y a plus de raison de le séparer d’avec son copain. Qu’ils bavardent autant qu’ils en ont envie. Envoie-moi le premier témoin.

Ce n’étaient plus que des formalités, de la paperasserie. Et, d’après Lapointe, qui téléphonait, les choses allaient encore plus vite au Palais, où certains témoins, après n’être restés que cinq minutes à la barre, se retrouvaient, éberlués, un peu déçus, dans la foule où ils cherchaient à se caser.

À cinq heures, Maigret travaillait toujours à l’affaire du hold up et son bureau, où les lampes étaient allumées, s’était rempli de fumée.

— On vient de donner la parole à la partie civile. M eLioran a fait une courte déclaration. Étant donné les développements imprévus, il se rallie d’avance aux conclusions de l’avocat général.

— C’est l’avocat général qui parle en ce moment ?

— Depuis deux minutes.

— Rappelle-moi dès qu’il aura terminé.

Une demi-heure plus tard, Lapointe lui téléphonait un compte rendu assez détaillé. Le procureur Aillevard avait dit en substance :

— Nous sommes ici pour faire le procès de Gaston Meurant, accusé d’avoir, le 27 février, égorgé sa tante, Léontine Faverges, puis étouffé, jusqu’à ce que mort s’ensuive, une petite fille de quatre ans, Cécile Perrin, dont la mère s’est portée partie civile.

La mère, aux cheveux teints en roux, toujours vêtue de son manteau de fourrure, avait poussé un cri et on avait dû l’emmener hors du prétoire, secouée de sanglots.

L’avocat général avait continué :

— Nous avons entendu à cette barre des témoignages inattendus dont nous n’avons pas à tenir compte en ce qui concerne cette affaire. Des charges qui pèsent contre l’accusé n’ont pas changé et les questions auxquelles les jurés ont à répondre restent les mêmes.

« Gaston Meurant a-t-il eu la possibilité matérielle de commettre son double crime et de voler les économies de Léontine Faverges ?

« Il est établi qu’il connaissait le secret du vase chinois et qu’à plusieurs reprises sa tante y a pris de l’argent pour le lui remettre.

« Avait-il un mobile suffisant ?

« Le lendemain du crime, le 28 février, on devait lui présenter une traite qu’il avait signée et il n’avait pas les fonds nécessaires, de sorte qu’il était menacé de banqueroute.

« Enfin, possédons-nous des preuves de sa présence, cet après-midi-là, rue Manuel ?

« Six jours plus tard, on a retrouvé, dans un placard de son appartement, boulevard de Charonne, un complet bleu marine lui appartenant et portant, sur la manche et sur le revers, des taches de sang dont il n’a pu expliquer l’origine.

« Selon les experts, il s’agit de sang humain et, plus que probablement, du sang de Léontine Faverges.

« Restent des témoignages qui semblent se contredire, malgré la bonne foi des témoins.

« M meErnie, cliente de la voisine de palier de la victime, a vu un homme vêtu d’un complet bleu sortir de l’appartement de Léontine Faverges à cinq heures de l’après-midi et elle croit pouvoir jurer que cet homme avait les cheveux très bruns.

« D’autre part, vous avez entendu un professeur de piano, M. Germain Lombras, vous dire qu’à six heures du soir il s’est entretenu avec l’accusé dans l’atelier de la rue de la Roquette. M. Germain Lombras nous a néanmoins avoué qu’il lui reste un léger doute quant à la date de cette visite.

« On se trouve en présence d’un crime monstrueux, commis de sang-froid par un homme qui, non seulement s’est attaqué à une femme sans défense, mais n’a pas hésité à assassiner une enfant.

« Il ne peut donc pas être question de circonstances atténuantes, mais seulement de la peine capitale.

« Aux jurés de dire, en leur âme et conscience, s’ils croient Gaston Meurant coupable de ce double crime. »

Maigret, qui en avait fini avec ses gangsters amateurs, se résignait à ouvrir sa porte et à faire face aux journalistes.

— Ils ont avoué ?

Il hochait affirmativement la tête.

— Pas trop de publicité, messieurs, je vous en prie. Surtout, ne les montez pas en épingle ! Ne donnez pas à ceux qui seraient tentés de les imiter l’impression que ces gamins ont accompli un exploit. Ce sont de pauvres types, croyez-moi...

Il répondait aux questions, brièvement, se sentant lourd et fatigué. Son esprit restait en partie dans la salle des Assises où c’était le tour du jeune défenseur de parler.

Il fut tenté d’ouvrir la porte vitrée communiquant avec le Palais pour aller rejoindre Lapointe. Mais à quoi bon ? Il imaginait la plaidoirie, qui commencerait à la façon d’un roman populaire.

Pierre Duché n’allait-il pas remonter aussi loin que possible dans le passé ?

Une famille du Havre, pauvre, grouillante d’enfants qui devaient se débrouiller le plus tôt possible. Dès quinze ou seize ans, les filles entraient en service, c’est-à-dire qu’elles partaient pour Paris où elles étaient censées entrer en service. Les parents avaient-ils le temps et les moyens de s’en préoccuper ? Elles écrivaient une fois par mois, d’une écriture appliquée, avec des fautes d’orthographe, joignant parfois un modeste mandat.

Deux sœurs étaient parties de la sorte, Léontine, d’abord, qui était entrée comme vendeuse dans un grand magasin et n’avait pas tardé à se marier.

Hélène, la plus jeune, avait travaillé dans une crémerie, puis chez une mercière de la rue d’Hauteville.

Le mari de la première était mort. Quant à la seconde, elle n’avait pas tardé à découvrir les bals de quartier.

Avaient-elles gardé des contacts entre elles ? Ce n’était pas sûr. Son mari mort dans un accident, Léontine Faverges avait fréquenté les brasseries de la rue Royale et les meublés du quartier de la Madeleine avant de se mettre à son compte rue Manuel.

Sa sœur, Hélène, avait eu deux enfants de pères inconnus et les avait élevés tant bien que mal pendant trois ans. Puis on l’avait emmenée un soir à l’hôpital pour une opération et elle n’en était jamais sortie.

— Mon client, messieurs les jurés, élevé par l’Assistance Publique... »

C’était vrai, et Maigret aurait pu fournir à l’avocat, sur ce sujet, des statistiques intéressantes, le pourcentage, par exemple, des pupilles qui tournaient mal et qu’on retrouvait plus tard sur les bancs des tribunaux.

Ceux-ci étaient les révoltés, ceux qui en voulaient à la société de leur situation humiliante.

Or, contrairement à ce qu’on pense, à ce que les jurés pensaient sans doute, ils constituent la minorité.

Sans doute beaucoup, parmi les autres, sont-ils marqués aussi. Ils gardent, toute leur vie, un sentiment d’infériorité. Mais leur réaction, justement, est de se prouver à eux-mêmes qu’ils valent n’importe qui.

On leur a appris un métier et ils s’efforcent de devenir des artisans de premier ordre.

Leur orgueil est de fonder une famille, une vraie, une famille régulière, avec des enfants qu’on promène le dimanche par la main.

Et quelle plus belle revanche, un jour, que de devenir des petits patrons, de s’installer à leur compte ?

Pierre Duché y avait-il pensé ? Est-ce cela qu’il était en train de leur dire, dans la salle où la fatigue commençait à flétrir les visages ?

Maigret, ce matin, au cours du long interrogatoire qu’il avait subi, avait omis quelque chose et maintenant il s’en voulait. Certes, le dialogue était consigné au dossier. Mais ce n’était qu’un détail sans importance.

La troisième fois que Ginette Meurant était venue à la P. J., dans son bureau, le commissaire lui avait demandé incidemment :

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