Paul Féval - Les belles-de-nuit; ou, les anges de la famille. tome 1
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Ceci, bien entendu, lorsque M. Robert était hors de garde et se croyait à l'abri de toute investigation curieuse; car M. Robert mettait à profit l'axiome de la philosophie antique: il se connaissait lui-même et n'ignorait aucun de ses petits défauts. Il avait fait maintes fois ses preuves en sa vie et pouvait se grimer à l'occasion aussi bien que pas un comédien de mérite.
Ils étaient l'un vis-à-vis de l'autre, aux deux coins de la cheminée, regardant fumer le feu de bois vert et plongés dans une rêverie qui ne paraissait point être fort gaie.
– Satané voyage! dit tout à coup Blaise en donnant un grand coup de pied dans les bûches du foyer; c'est pourtant toi, Robert, qui as eu l'idée de venir dans ce pays de loups!..
Robert prit les pincettes massives et rétablit la symétrie du feu.
– L'idée peut être mauvaise, répliqua-t-il, comme elle peut être bonne… Ce n'est pas une raison pour brûler notre seule paire de bottes.
Il y avait en effet la même différence entre les chaussures de nos deux voyageurs que dans le surplus de leur toilette; Robert avait de vieux souliers éculés et béants, tandis que Blaise, dit l'Endormeur, portait des bottes en assez bon état.
Ce dernier frappa violemment son talon contre terre.
– Il me prend des envies!.. grommela-t-il en fronçant ses gros sourcils blonds, quand je t'entends parler comme ça, M. Robert!.. Dire que voilà des mois que nous courons la pretantaine, cherchant toujours le pays où les mauviettes tombent toutes cuites du ciel!.. A Paris, au moins, avec Bibandier, on pouvait gagner sa vie…
– Mauvaise société! interrompit Robert, qui restait toujours, les yeux baissés, dans une attitude de chagrine insouciance; Bibandier est au bagne à cette heure.
– Au bagne, on mange! murmura Blaise.
L'Américain releva sur lui ses yeux mobiles et perçants; leurs regards se choquèrent; Blaise tourna la tête en haussant les épaules.
– Oui, oui… pensa-t-il tout haut, tu as l'air comme ça d'un malin et c'est pour cela que je t'ai suivi! Mais tu n'en sais pas plus long que les autres, mon garçon!.. Nous voilà au bout de notre rouleau… Qu'as-tu fait de bon pendant ces six mois?
– J'ai tâché… commença Robert.
– Peuh!.. fit le gros blond; tu tâcheras toute ta vie!.. Moi, je n'aime pas les gens qui ont des idées… avec eux, on n'a qu'une chance, c'est de se casser le cou.
Robert ramena son regard vers le foyer où une flamme rougeâtre commençait à courir parmi la fumée.
– J'en ai une idée, pourtant!.. murmura-t-il.
L'Endormeur fit comme s'il ne l'avait point entendu.
– Je peux bien te dire ce que tu as fait, moi!.. reprit-il; tu m'as empêché de travailler, chaque fois que je l'ai voulu…
– Misères!.. dit l'Américain avec mépris.
– Tu m'as fait toujours pousser en avant, poursuivit Blaise, en me montrant au bout du voyage je ne sais quelle chimère que j'ai eu la sottise de prendre au sérieux…
– Patience!..
– Patience!.. mais nous voilà maintenant à plus de cent lieues de Paris, avec un habit pour deux et quelques francs!..
– Sept francs soixante, interrompit l'Américain, qui compta dans le creux de sa main le contenu de sa poche.
– Et, par-dessus le marché, poursuivit encore Blaise, dont la colère faisait place peu à peu à la tristesse, une grande fille que nous traînons partout… et qui mange!..
Robert remit son argent sous sa blouse; ses paupières eurent un battement rapide.
– Elle est bien belle!.. murmura-t-il avec une emphase contenue.
– A quoi ça peut-il nous servir?..
L'Américain jeta un regard de côté vers le lit, dont les rideaux de serge cachaient sa compagne de voyage.
Puis il prit un air de mystérieuse importance pour répliquer:
– A tout!
Blaise mit ses deux coudes sur ses genoux et ne répondit que par un geste de fatigue ennuyée.
Il y eut un silence, pendant lequel Robert, attentif et les sourcils rapprochés par la réflexion, semblait poursuivre une pensée chère.
Au bout de deux ou trois minutes, une bonne odeur de cuisine, montant des profondeurs du rez-de-chaussée, filtra par les fentes de la porte et vint embaumer l'atmosphère de la chambre.
L'Endormeur se redressa et aspira une forte bouffée de cet air tout plein de promesses. Ses narines se gonflèrent; sa face s'épanouit en un gros sourire gourmand.
– Au diable! s'écria-t-il presque gaiement; nous aurons le temps de nous battre quand les sept francs seront mangés!.. Aide-moi à rapprocher la table, Robert… Nous allons trinquer encore une fois, les pieds au feu, comme de bons camarades!
L'Américain ne fit pas plus d'attention à ce retour subit de joyeuse humeur qu'à la récente colère de Blaise. Il prêta son aide sans mot dire, et la table fut poussée jusqu'auprès du foyer.
La servante revenait en ce moment avec une magnifique omelette et une épaule de mouton à peine entamée.
Nos deux compagnons s'assirent l'un vis-à-vis de l'autre, et durant un gros quart d'heure, leurs bouches pleines ne donnèrent passage qu'à de rares paroles. C'étaient deux vaillants mangeurs; Blaise surtout engloutissait les morceaux avec un entrain au-dessus de tout éloge.
L'omelette et l'épaule de mouton s'évanouirent, arrosées par un petit vin nantais qui se buvait comme du cidre.
Il ne resta bientôt plus sur la table qu'un os merveilleusement nettoyé, avec un tout petit morceau de fromage.
Blaise tendit le bras pour saisir cette dernière proie, mais il rencontra la main de Robert, qui semblait vouloir défendre l'assiette.
– Nous partagerons, dit-il en riant.
– Ce n'est pas pour moi, répliqua l'Américain. Lola n'a pas mangé depuis hier.
La figure de Blaise se rembrunit.
– Lola!.. Lola!.. grommela-t-il entre ses dents.
Puis il ajouta tout haut:
– M. Robert, tu es comme ces mendiants imbéciles qui jeûnent pour garder un morceau de pain à leur caniche… mais, cette fois, tu as trop tardé; il fallait économiser sur ta part.
L'œil de Robert eut un rayonnement hostile, mais sa main se retira.
– Tu n'as pas de cœur!.. murmura-t-il.
– J'ai faim, répliqua le gros garçon.
Il vida dans le verre de son compagnon le reste de la dernière bouteille, et frappa sur la table à grand bruit.
– D'autre vin! cria-t-il à la servante qui accourait; du tabac et des pipes!..
Quelques secondes après, ils ne se voyaient plus qu'à travers un nuage. Blaise était dans un état de béatitude incomparable; il ne songeait ni à la veille ni au lendemain. Robert lui-même avait évidemment subi l'influence heureuse du copieux repas qui venait après une longue diète; son visage exprimait le bien-être et le repos; mais il semblait réfléchir toujours.
– Est-ce que tu me gardes rancune? demanda l'Endormeur.
– Pourquoi?..
– Pour Lola.
– Non.
– A la bonne heure!.. Vois-tu bien, Robert, si je te savais amoureux, je te passerais pas mal de choses… Mais du diable si tu es capable d'être amoureux, toi!
Robert, qui venait de bourrer sa pipe, regardait machinalement les lignes imprimées sur le papier du cornet à tabac.
Tout à coup ses yeux brillèrent en même temps que de profondes rides se creusaient à son front.
– Comme cela ferait notre affaire!.. murmura-t-il.
Et, au lieu de répondre à la muette question que lui adressait le regard de Blaise, il ajouta:
– Cinq mille francs de contributions directes!.. ça suppose bien quarante mille livres de rente… n'est-ce pas, l'Endormeur?
– A peu près.
– Quarante mille livres de rente en bons immeubles!.. Toi qui as été dans les affaires, Blaise, combien ça peut-il valoir en capital?
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