Paul Féval - Les belles-de-nuit; ou, les anges de la famille. tome 5
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Au moment où son équipage s'arrêtait en face du club, une autre voiture quittait la place et s'éloignait au grand trot.
Une tête de femme s'était penchée à la portière et s'était retirée précipitamment à la vue de Montalt qui ne l'avait même pas remarquée.
La dame regarda par l'autre portière et fit un signe de la main à un jeune homme qui se tenait debout sur la porte du Cercle.
Celui-ci salua gracieusement, et l'équipage disparut.
Montalt descendait sur le trottoir. Notre jeune homme, habillé dans le dernier goût, et pouvant être accusé même d'un peu d'exagération dans son élégance, braquait sans façon sur lui un magnifique binocle d'or.
Le nabab, qui ne prenait point garde, se mit en devoir d'entrer.
Notre jeune homme lui frappa sur l'épaule.
– Un mot, milord!.. dit-il.
Le nabab s'arrêta.
– C'est bien à lord Berry Montalt que j'ai l'honneur de parler?
– Oui, répondit le nabab.
– Moi, reprit le jeune homme, je suis le comte Alain de Pontalès.
Montalt, qui n'avait pas même daigné lever les yeux sur lui jusqu'alors, tressaillit légèrement et le regarda.
– Ah!.. fit-il; et que me voulez-vous?
– J'aurais une explication à vous demander, milord… Vous connaissez madame la marquise d'Urgel?
– Je ne sais pas… répondit Montalt.
– Comment!.. vous ne savez pas?.. répéta le jeune Pontalès qui éleva la voix.
– Non, monsieur… Est-ce là tout ce que vous aviez à me dire?
Le petit Pontalès sortait de l'équipage de Lola. Il avait la tête fraîchement montée. La froideur méprisante du nabab lui mit le rouge au front.
– J'ai à vous dire, milord, reprit-il en donnant à sa voix des inflexions provoquantes, qu'il est indigne d'un gentleman d'éviter à l'aide d'une prétendue ignorance les suites d'une première lâcheté. Vous avez insulté une femme… une femme que j'aime, milord… et que je me fais gloire d'aimer.
Montalt laissait tomber sur lui son regard froid et fixe: on eût dit qu'il cherchait un souvenir sur les traits du jeune homme.
– Vous ressemblez à votre père, M. de Pontalès… dit-il enfin. Je ne sais pas si j'ai insulté votre maîtresse… mais vous me déplaisez, monsieur!
– Alors nous allons nous entendre.
Montalt ouvrit les revers de sa redingote et prit son portefeuille.
– Nous allons nous entendre, M. de Pontalès… poursuivit-il; car je ne suis pas de ceux qui choisissent leurs adversaires… et il m'importe peu, je vous jure, quand mon humeur est de me battre, d'avoir affaire à un vrai gentilhomme ou à un fils de manant, affublé de la peau d'un comte!
– Monsieur!.. s'écria Pontalès qui pâlit et recula d'un pas.
Le nabab avait ouvert son portefeuille et mouillé le bout de son crayon.
– Il fait jour à six heures, dit-il; à six heures moins un quart, je serai demain au bois de Boulogne, porte d'Orléans… Votre arme?
– L'épée.
Le nabab écrivit sur son calepin:
«Six heures moins un quart, M. de Pontalès.»
Puis il salua de la main et monta l'escalier du Cercle.
Il n'y avait encore que très-peu d'habitués dans la salle du trente et quarante où Montalt jouait d'ordinaire.
C'était là qu'il se rencontrait presque tous les jours avec M. le chevalier de las Matas et ses deux compagnons.
Son regard fit le tour de la chambre. C'était le chevalier qu'il cherchait. Mais il ne le vit point dans les groupes rares qui causaient avant de s'asseoir à la table de jeu.
Robert n'était pourtant pas bien loin. Il se cachait derrière la porte entre-bâillée d'une salle voisine, et son doigt étendu désignait justement le nabab à Vincent de Penhoël, qui était debout auprès de lui.
Vincent fit un geste de surprise.
– Quoi!.. murmura-t-il, en êtes-vous bien sûr?
– Positivement sûr, répliqua Robert.
Vincent courbait la tête et semblait indécis.
Tout à coup il se redressa, et ses yeux brillèrent, au grand plaisir de l'Américain, qui vit l'affaire faite.
– Oui… oui!.. murmura-t-il en se parlant à lui-même, c'est vrai… les deux nègres!..
Il se souvenait en ce moment d'avoir vu les deux noirs auprès du nabab, sur le bateau à vapeur.
– Voulez-vous me prêter six louis? dit-il à Robert.
Celui-ci s'empressa de fouiller dans sa poche.
– Ne me nommez pas, surtout!.. murmura-t-il tandis que Vincent de Penhoël entrait dans la salle du trente et quarante .
Ce dernier franchit à pas lents l'espace qui le séparait du nabab.
La figure de Montalt se dérida en l'apercevant.
– Eh! mais… s'écria-t-il, je ne me trompe pas… voici notre jeune matelot breton.
Il lui tendit la main cordialement.
La main de Vincent de Penhoël resta immobile le long de son flanc. Il avait la tête haute et les yeux baissés.
– Milord, dit-il, j'ai contracté deux dettes envers vous… La première consiste en de l'argent prêté… je l'acquitte… Voici vos six pièces d'or.
Un domestique du Cercle passait, portant sur un plateau des paquets de cartes neuves.
– Joseph!.. dit le nabab.
Le garçon s'avança.
Montalt lui mit les six louis dans la main.
– Voici pour boire un verre de vin à ma santé, mon brave… dit-il.
Puis il ajouta en se tournant vers Vincent:
– Mon cher ami, nous sommes quittes, à ce que je vois.
– Tout à l'heure!.. répliqua Penhoël, car je vais vous payer aussi le second service que vous m'avez rendu.
– Quel service?.. demanda le nabab sans affectation aucune.
– Vous m'avez sauvé la vie, milord.
– C'est vrai!.. dit Montalt, je l'avais oublié…
– Moi, je m'en souviens… et au lieu de vous tuer, comme j'en aurais le droit, je vous offre une chance de salut.
Montalt regarda le jeune homme avec surprise.
Il n'y avait pas moyen de croire à une plaisanterie, car la physionomie de Vincent avait cette expression sombre et presque sauvage que nous lui avons vue au moment du suicide. Sur ses traits, amaigris par les souffrances, il y avait un courroux sourd et concentré; ses yeux menaçaient et sa voix avait peine à ne point éclater.
C'était un enfant énergique et fier, dont la colère ne s'usait point en insultes vaines. Il avait le calme de la force.
Le nabab ne comprenait rien à cette scène.
– Ah çà! mon jeune ami, dit-il, avons-nous par hasard un grain de folie?.. Je vous demande en grâce pourquoi vous voulez me tuer?
– Pourquoi je veux vous tuer?.. répliqua Vincent dont les sourcils se froncèrent; vous vous souvenez, milord, que je vous ai conté autrefois l'histoire d'une jeune fille qui s'était endormie, pure, sur un banc de gazon le soir d'une fête… et qui se réveilla…
– Je me souviens, monsieur, interrompit précipitamment le nabab dont la joue se décolora tout à coup.
– L'homme qui s'était glissé sous le berceau, reprit Vincent, n'avait qu'un but en ce monde et qu'un espoir… réparer sa faute à force de dévouement et d'amour…
– Quand on a vingt ans… murmura le nabab qui semblait faire sur lui-même un douloureux retour, c'est ainsi qu'est le cœur.
– Après deux mois de recherches, reprit encore Vincent, deux mois de misère et de souffrances, le coupable avait enfin retrouvé sa victime… il allait tomber à ses genoux et lui donner sa vie tout entière… lorsqu'un misérable est venu enlever la jeune fille!.. Savez-vous le nom de ce misérable, milord?..
– Comment le saurais-je?.. demanda Montalt.
Vincent fit peser sur lui son regard dur et perçant.
– Ne me mentez pas!.. dit-il tandis que le nabab se redressait instinctivement devant cette insulte; c'est vous qui l'avez fait enlever, milord!.. je le sais… j'en suis sûr!.. Et voici comment je paye ma dette envers vous. Je vous dis: Rendez-moi ma fiancée… rendez-la-moi telle qu'elle est entrée dans votre hôtel… Je vous croirai, si vous m'affirmez sur l'honneur qu'il en est temps encore.
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