Dante Alighieri - La Divine Comédie Tome II - Le Purgatoire

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Oeuvre fondatrice de la poésie italienne, épopée poétique et métaphysique, ce voyage initiatique menant à la clarté divine, s'ouvre sur la traversée des neuf cercles de l'Enfer, sondant à la fois la symbolique chrétienne et les recoins les plus funestes de l'âme humaine.

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Car comme celui-ci, qui m’accompagne, porte

tout le poids de la chair d’Adam, dont il s’habille,

il est lent malgré lui lorsqu’il lui faut monter.»

Ce qui fut dit par eux, pour répondre au discours

que prononçait celui dont je suivais les pas,

ne nous permettait pas de savoir qui parlait;

mais on nous dit: «À droite, en suivant le rebord,

venez donc avec nous; vous trouverez l’endroit

par où peut bien passer un homme encor vivant.

Et si je n’étais pas empêché par la roche

qui dompte maintenant mon front trop orgueilleux,

m’obligeant à porter mon regard vers le bas,

j’aimerais bien savoir si je peux reconnaître

celui qui vient ici vivant, et tait son nom,

pour mieux l’apitoyer avec ce lourd fardeau.

Moi, je suis d’Italie, et fils d’un grand Toscan [106];

mon père s’appelait Guillaume Aldobrandesque:

je ne sais si ce nom arriva jusqu’à vous.

Pourtant, le noble sang et les oeuvres illustres

de mes nombreux aïeux m’avaient rendu si vain

que, sans penser assez à notre mère à tous,

je méprisai si fort tous les êtres humains,

qu’à la fin j’en mourus, Sienne sait bien comment,

et dans Campagnatique un enfant le dirait.

Moi, je m’appelle Humbert. La superbe a perdu

bien d’autres avant moi, car tous mes compagnons

en furent entraînés dans le même désastre.

C’est pour cette raison que je porte aujourd’hui

ce poids parmi les morts, pour satisfaire à Dieu,

puisque je n’ai pas su le porter dans la vie.»

J’avais baissé les yeux, pour pouvoir l’écouter;

et l’un d’eux, différent de celui qui parlait,

se tordit tant qu’il put sous son pesant fardeau,

me vit, me reconnut et voulut m’appeler,

maintenant le regard péniblement fixé

sur moi, qui m’avançais aussi courbé qu’eux tous [107].

«Oh! dis-je, n’es-tu pas l’illustre Oderisi,

gloire de Gubbio, l’ornement de cet art

qu’on désigne à Paris du nom d’enluminure?» [108]

«Frère, répondit-il, les feuillets que colore

Franco le Bolonais [109]sont bien plus souriants:

à lui tout le renom, je n’en ai que les miettes.

Mais, naturellement, je n’aurais su l’admettre

du temps où je vivais, mettant l’ambition

de mon cœur à vouloir être partout premier.

C’est ici que l’on sent l’effet de cet orgueil;

et je ne serais pas ici, si ce n’était

qu’au milieu de l’erreur je fis retour à Dieu.

Ô des rêves humains vanité glorieuse!

Que leurs frêles couleurs durent peu sur les cimes,

si les âges suivants deviennent moins grossiers!

Cimabué semblait sans rival en peinture,

et c’est du seul Giotto que l’on parle aujourd’hui,

reléguant dans l’oubli le renom du premier [110].

Un nouveau Guide aussi vient d’enlever à l’autre

la palme de la langue [111]; et peut-être un troisième

est né, qui chassera l’un et l’autre du nid [112].

La gloire de là-bas n’est qu’un faible soupir

de vent, soufflant tantôt de-ci, tantôt delà,

et qui change de nom tout comme il change d’aire.

Ton renom sera-t-il plus grand d’ici mille ans,

si ta chair t’abandonne étant déjà flétrie,

que si tu la perdras lorsque tu ne sais dire

que dodo et papa? Car mille ans sont bien moins,

aux yeux de l’Éternel, qu’un battement de cils

face au cercle d’en haut qui tourne le moins vite.

Celui que tu peux voir cheminer devant moi

du bruit de son renom a rempli la Toscane;

à peine maintenant s’en souvient-on à Sienne,

dont il était seigneur lorsque fut abattu

le dépit florentin, qui semblait en ce temps

aussi bouffi d’orgueil qu’il est lâche aujourd’hui.

Oui, votre renommée a la couleur de l’herbe,

qui vient et disparaît, lentement délavée

par Celui qui la sort du sein de l’âpre terre.»

Je dis: «Ton bon discours a semé dans mon cœur

la juste humilité, vidant tout mon orgueil.

Mais qui donc est celui dont tu parlais tantôt?»

«C’est, me répondit-il, Provenzal Salvani.

Il se trouve avec nous pour avoir prétendu

que Sienne devait être à lui seul tout entière [113].

C’est pour l’avoir pensé qu’il n’a plus de repos

du jour de son trépas; car c’est là la rançon

qu’on exige de ceux qui sur terre osent trop.»

«Mais, dis-je, si l’esprit qui pour se repentir

attend d’être arrivé jusqu’au bord de ses jours

doit demeurer en bas et n’est admis ici

(à moins de l’en sortir par de bonnes prières)

un laps de temps égal à celui de sa vie,

comment s’explique-t-il qu’on l’ait laissé monter?»

«C’est que, lorsqu’il était au comble de sa gloire,

fit l’autre, il se rendit sur le Champ des Siennois [114],

sans qu’on l’eut obligé, déposant son orgueil;

et là, pour délivrer un ami des tourments

qu’il supportait alors dans les prisons de Charles [115],

il demandait l’aumône, en frissonnant d’angoisse.

Je ne t’en dis pas plus. Mon parler est obscur;

cependant tes voisins feront bientôt en sorte

que tu sauras très bien comment l’interpréter [116];

ce fut ce geste-là qui lui ouvrit nos portes.»

CHANT XII

Je marchais de concert avec l’âme accablée,

comme avancent deux bœufs tirant le même joug,

pendant que m’attendait mon gentil pédagogue.

Mais lorsqu’il dit: «Pressons, laissons leur compagnie;

par ici, chacun doit pousser sa propre barque,

en s’aidant, s’il le peut, des voiles et des rames»,

je me suis redressé, comme on fait quand on marche

regardant devant soi, bien que par la pensée

je demeurais toujours confus et accablé.

J’avais repris la marche et suivais volontiers

les traces de mon maître; et déjà tous les deux

nous éprouvions combien la route était facile [117],

lorsqu’il me dit: «Dirige ton regard vers le bas!

Il est bon, si tu veux assurer ton voyage,

d’examiner le lit où se posent tes pas.»

Comme, pour conserver à jamais leur mémoire,

les tombeaux élevés sur la terre aux défunts

de ce qu’ils ont été représentent l’image,

ce qui fait qu’à leur vue on sent monter les larmes,

tant du ressouvenir nous pique l’aiguillon,

qui presse seulement le cœur des gens sensibles,

je vis là des portraits, infiniment plus beaux,

conformes aux canons de l’art, et qui tenaient

tout le bord du chemin, du côté du ravin [118].

J’y voyais d’un côté celui qui fut créé

plus noble que tout être ayant jamais été [119],

précipité du Ciel plus vite que la foudre.

D’autre part, j’y voyais le géant Briarée,

qui gisait transpercé par le céleste trait,

plaqué contre le sol par le froid de la mort [120];

j’y vis Mars et Pallas et le géant Thymbrée,

armés, serrant les rangs à l’entour de leur père,

contemplant les débris des Titans abattus.

J’y vis Nemrod au pied de l’énorme édifice,

d’un regard égaré considérant les peuples

qui furent orgueilleux avec lui dans Sennar.

Toi-même, Niobé, que tes yeux étaient tristes,

tels que je les ai vus figurés sur ma route,

entre tes deux fois sept enfants exterminés!

Ô Saûl, que ta mort me semblait éloquente,

venant de ton épée, là-bas, à Gelboé,

qu’ignorent depuis lors la pluie et la rosée!

Et toi, folle Arachné, je t’y voyais aussi,

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