Susanna Clarke - Jonathan Strange & Mr Norrell

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Jonathan Strange & Mr Norrell: краткое содержание, описание и аннотация

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1806 : dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrell, offre ses services pour empêcher l’avance de la flotte française. En quelques tours, il redonne l’avantage aux Anglais. Norrell devient la coqueluche du pays.
Voguant sur sa gloire, il fait la connaissance d’un jeune et brillant magicien qu’il prend sous son aile, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes vont éblouir l’Angleterre par leurs prouesses. Jusqu’à ce que l’audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell.
L’association tourne à la rivalité, causant bientôt des ravages insoupçonnables...

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Mr Thorpe avait toujours eu l’intention d’écrire la lettre à Mr Norrell ; cependant, nombre de magiciens dans la salle avaient dans l’idée d’offenser Mr Norrell pour son impudence. Ces messieurs estimaient, à juste titre, que le meilleur moyen d’insulter Norrell était de laisser le Dr Foxcastle prendre la plume. Ainsi fut-il fait. Finalement, un billet furibard leur arriva en réponse.

« Abbaye de Hurtfew, Yorkshire

« 1 erfévrier 1807

« Monsieur,

« Par deux fois au cours de ces dernières années j’ai eu l’honneur de recevoir un courrier de la Société savante des magiciens d’York sollicitant mon amitié. Maintenant en voici un troisième qui m’informe du mécontentement de la société. Il semble aussi facile de perdre le crédit de la Société d’York que de l’acquérir, et un homme peut ne jamais savoir de quel côté pèse la balance. En réponse à l’accusation précise contenue dans votre message, et aux termes de laquelle j’aurais exagéré mes talents et prétendu à des pouvoirs qu’il me serait impossible de posséder, je n’ai que ceci à vous opposer : d’autres peuvent attribuer naïvement leur absence de succès à quelque défaut du monde plutôt qu’à leur propre piètre savoir, pourtant, la vérité, c’est que la magie est aussi faisable à cette époque qu’à n’importe quelle autre. Ainsi l’ai-je prouvé, à mon entière satisfaction, mille fois au cours des vingt dernières années. Où est donc ma récompense d’aimer mon art mieux que les autres hommes ? d’étudier plus dur pour le perfectionner ? Désormais le bruit court à l’étranger que je suis un affabulateur ; mes talents professionnels sont déconsidérés, et ma parole sujette à caution. Vous ne serez pas autrement surpris, je présume, que dans de telles circonstances je ne me sente guère enclin à obliger la Société d’York en quoi que ce soit, surtout pas en vous donnant une démonstration de magie. La Société savante des magiciens d’York se réunit mercredi prochain et en ce jour je vous ferai connaître mes intentions.

« Votre serviteur

« Gilbert Norrell »

Tous ces mystères étaient fort désagréables. Les magiciens théoriciens attendaient, quelque peu nerveusement, de voir quel tour le magicien praticien pouvait avoir dans son sac. Néanmoins, ce que Mr Norrell leur réservait n’était rien de plus alarmant qu’un homme de loi, un homme de loi tout risettes, courbettes et signes de tête, un homme de loi des plus banals appelé Robinson, avec un habit noir et des gants de chevreau impeccables, et un document tel que ces messieurs de la Société d’York n’en avaient jamais vu de pareil : une ébauche d’accord, établie en conformité avec les codes oubliés depuis longtemps du droit magique anglais.

Mr Robinson, qui se présenta ponctuellement à huit heures à la salle à l’étage de l’ Old Starre Inn , semblait se croire attendu. Il avait un bureau et deux commis sur Coney-street [12]. Son visage était bien connu de nombre de ces messieurs.

— Je vous avoue, messieurs, susurra Mr Robinson, que ce document est largement l’œuvre de mon mandant, Mr Norrell. Je ne suis pas expert en droit thaumaturgique. Qui l’est de nos jours ? Toutefois, si je me trompe, sans doute serez-vous assez aimables pour me rectifier.

Plusieurs des magiciens d’York inclinèrent prudemment la tête.

Mr Robinson était une personne policée. Il était si soigné, si resplendissant de santé et si content de tout qu’il brillait littéralement – qualité qu’on attend d’une fée ou d’un ange, mais qui est légèrement déconcertante chez un homme de loi. Il se montrait très respectueux envers les gentlemen de la Société d’York, car il ne connaissait rien à la magie mais pensait que celle-ci devait être très ardue et exiger une grande concentration d’esprit. À cette humilité toute professionnelle et à son admiration sincère pour la Société d’York, Mr Robinson mêlait néanmoins la vanité et le bonheur de savoir que ces grands cerveaux devaient à présent interrompre leurs méditations sur des matières ésotériques pour l’écouter. Il ajusta des bésicles dorées sur son nez, ajoutant un nouveau petit scintillement à son éclatante personne.

Mr Robinson annonça que Mr Norrell s’engageait à réaliser un acte de magie à un endroit donné à une date donnée.

— Messieurs, vous n’avez aucune objection, je l’espère, à ce que mon mandant fixe la date et le lieu ?

Ces messieurs n’en avaient point.

— Donc ce sera à la cathédrale [13], vendredi en quinze.

Mr Robinson précisa que, si Mr Norrell ne tenait pas ses promesses de magie, il rétracterait publiquement ses prétentions au titre de magicien praticien – en fait, au titre de magicien tout court – et ferait le serment de ne plus jamais émettre de telles prétentions.

— Il n’a pas besoin d’aller jusque-là, intervint Mr Thorpe. Nous n’avons aucun désir de le punir ; nous souhaitions simplement mettre ses prétentions à l’épreuve.

Le sourire éclatant de Mr Robinson s’estompa légèrement, comme s’il avait une information désagréable à leur communiquer et ne savait par où commencer.

— Attendez, renchérit Mr Segundus, nous n’avons pas encore entendu la contrepartie du marché. Nous ne savons pas ce qu’il attend de nous.

Mr Robinson inclina la tête. Il entrait dans les intentions de Mr Norrell, semblait-il, d’exiger le même engagement de tous les magiciens de la Société d’York. En d’autres mots, s’il réussissait, ils devraient sans autre forme de procès dissoudre la Société savante des magiciens d’York et aucun d’eux ne pourrait plus prétendre au titre de « magicien ». Après tout, ajouta Mr Robinson, ce ne serait que justice, puisque Mr Norrell aurait alors prouvé qu’il était le seul vrai magicien du Yorkshire.

— Y aura-t-il un tiers, un parti indépendant, pour décider si un acte de magie aura bien été accompli ?

Cette question parut laisser perplexe Mr Robinson. Il espérait qu’ils voudraient bien l’excuser s’il s’était fourvoyé, dit-il, il ne voulait pas offenser le monde, mais il avait cru que tous les gentilshommes présents étaient des magiciens.

Oh, oui ! opina du bonnet la Société d’York, ils étaient tous magiciens.

Alors, poursuivit Mr Robinson, ils devaient certainement reconnaître un acte de magie à première vue ? Certainement, personne n’était mieux qualifié pour cela ?

Un autre gentleman demanda quel acte de magie Norrell avait l’intention de réaliser. Mr Robinson se répandit en plates excuses et en explications compliquées ; il ne pouvait les éclairer, il l’ignorait.

Répéter les nombreux arguments tortueux par lesquels les membres de la Société d’York finirent par signer l’accord de Mr Norrell risquerait de lasser la patience du lecteur. Beaucoup le firent par vanité : ils avaient publiquement déclaré Norrell incapable de magie ; ils avaient publiquement défié Norrell de donner un échantillon de son art – en pareil cas il eût été particulièrement ridicule de changer d’avis, telle était du moins leur opinion.

Mr Honeyfoot, à l’inverse, signa précisément parce qu’il croyait en la magie de Norrell. Mr Honeyfoot espérait que Mr Norrell obtiendrait la reconnaissance publique par cette démonstration de ses pouvoirs, puis emploierait sa magie au service de la nation.

Certains de ces messieurs se sentirent incités à signer par l’insinuation (émanant de Norrell et plus ou moins relayée par Robinson) qu’ils ne se montreraient pas de vrais magiciens à moins d’en passer par là.

Un à un, séance tenante, les magiciens d’York signèrent donc le document apporté par Mr Robinson. Le dernier fut Mr Segundus.

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