Susanna Clarke - Jonathan Strange & Mr Norrell

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Jonathan Strange & Mr Norrell: краткое содержание, описание и аннотация

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1806 : dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrell, offre ses services pour empêcher l’avance de la flotte française. En quelques tours, il redonne l’avantage aux Anglais. Norrell devient la coqueluche du pays.
Voguant sur sa gloire, il fait la connaissance d’un jeune et brillant magicien qu’il prend sous son aile, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes vont éblouir l’Angleterre par leurs prouesses. Jusqu’à ce que l’audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell.
L’association tourne à la rivalité, causant bientôt des ravages insoupçonnables...

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— Monsieur, dit le Dr Foxcastle, peut-être aurez-vous l’amabilité de me présenter à Mr Norrell ? Voilà un gentleman que j’aimerais beaucoup connaître.

— Je n’en serai que trop heureux, monsieur, répondit Mr Segundus, promenant ses regards autour de lui.

Les trois quarts des habitants étaient restés enfermés chez eux à cause des intempéries ; seules quelques silhouettes sombres couraient à pas précipités sur le champ immaculé qui s’étendait devant la grande église grise. Après examen, ceux-ci se révélèrent être des gentlemen de la Société d’York, ou des ecclésiastiques et des gardiens – bedeaux, suisses, sous-maîtres de chapelle, doyens, balayeurs de transept et autres gens de la sorte – qui avaient été dépêchés dans la neige par leurs supérieurs pour s’occuper des affaires de la cathédrale.

— Rien ne m’agréerait autant, monsieur, reprit Mr Segundus, que de vous obliger, mais je n’aperçois point Mr Norrell.

Pourtant quelqu’un était là.

Il se tenait seul dans la neige, juste en face de la cathédrale : un individu sombre, pas tout à fait respectable, qui observait Mr Segundus et le Dr Foxcastle d’un air de grand intérêt. Ses cheveux hirsutes pendaient sur ses épaules telle une chute d’eau noire ; il avait un visage maigre et volontaire, avec un côté tors dans l’ensemble, telle une racine d’arbre, et un long nez fin. Et, bien que son teint fût très pâle, quelque chose assombrissait ses traits, peut-être étaient-ce les ténèbres de ses yeux, ou la proximité de ces longs cheveux noirs et gras. Au bout d’un moment, ce personnage s’approcha des deux magiciens, les salua de façon sommaire et déclara espérer qu’ils voudraient bien lui pardonner de les importuner, mais ils lui avaient été désignés comme des messieurs qui étaient là pour la même affaire que lui. Il déclara qu’il s’appelait John Childermass, et était le régisseur de Mr Norrell en certaines matières (bien qu’il ne précisât pas lesquelles).

— J’ai le sentiment de connaître votre figure, dit Mr Segundus d’un air songeur. Je vous ai déjà rencontré, n’est-il pas ?

Une expression altéra fugitivement le visage sombre de Childermass, il était impossible de savoir si c’était un rire ou un froncement de sourcils.

— Je suis souvent à York pour les affaires de Mr Norrell, monsieur. Peut-être m’avez-vous vu chez un des marchands libraires de la cité ?

— Non, répondit Mr Segundus, je vous ai vu… Je puis vous décrire… où ?… Oh ! cela va me revenir dans un instant !

Childermass leva un sourcil pour signifier qu’il en doutait fort.

— Assurément, Mr Norrell vient en personne ? s’enquit le Dr Foxcastle.

Childermass demanda pardon au Dr Foxcastle ; il ne pensait pas que Mr Norrell se déplacerait. Il ne pensait pas que Mr Norrell vît une raison de venir.

— Ah ! s’exclama le Dr Foxcastle. Alors il s’avoue vaincu, n’est-ce pas ? Bon, bon, bon. Pauvre monsieur ! Il se sent on ne peut plus ridicule, je présume, si je puis me permettre. Très certainement. C’était une noble tentative, en tout cas. Nous ne lui en tiendrons aucune rigueur.

Le Dr Foxcastle, soulagé de ne pas voir de magie, se sentait magnanime.

Childermass demanda une fois de plus pardon au Dr Foxcastle ; il craignait que le Dr Foxcastle se fût mépris sur le sens de ses paroles. À n’en point douter, Mr Norrell accomplirait un acte de magie ; il agirait de l’abbaye de Hurtfew, et les résultats seraient visibles à York.

— Les gentlemen, expliqua Childermass au Dr Foxcastle, n’aiment pas quitter leur coin du feu à moins d’y être contraints. Sans doute si vous, monsieur, aviez pu mener votre observation de l’affaire de votre salon, vous ne seriez pas ici dans le froid et l’humidité.

Le Dr Foxcastle prit une vive inspiration et gratifia Childermass d’un regard signifiant à quel point il le trouvait insolent.

Childermass ne parut pas démonté par l’opinion que le Dr Foxcastle avait de lui ; en fait, il eut l’air plutôt amusé.

— C’est l’heure, messieurs, reprit-il. Vous devriez aller prendre place dans l’église. Vous seriez désolés, j’en suis convaincu, de manquer l’événement auquel tant de changements sont suspendus.

L’heure était passée de vingt minutes, et des membres de la Société d’York entraient déjà à la file dans la cathédrale par la porte du transept sud. Plusieurs regardaient autour d’eux avant d’y pénétrer, comme pour lancer un dernier et tendre adieu à un monde qu’ils n’étaient pas si sûrs de revoir.

3

Les pierres d’York

Février 1807

Une grande et vieille église au cœur de l’hiver est, dans le meilleur des cas, un lieu lugubre ; les frimas de cent hivers semblent s’être conservés dans ses pierres et en suinter. Dans la pénombre humide et glacée de la cathédrale, les membres de la Société d’York étaient contraints de rester debout à attendre d’être ébaubis, sans aucune assurance que la surprise escomptée serait agréable.

Mr Honeyfoot ébaucha un sourire enjoué à l’adresse de ses compagnons ; pour un gentleman aussi exercé dans l’art du sourire affable, sa prestation était bien piètre.

À cet instant, les cloches se mirent à tinter. Le carillon de Saint-Michel-le-Belfrey sonnait simplement la demi-heure, mais, à l’intérieur de la cathédrale, il prenait une sonorité étrange, lointaine, rappelant les cloches d’une autre contrée. Le son n’en était aucunement joyeux. Les gentlemen de la Société d’York savaient fort bien que les cloches accompagnaient souvent la magie et, en particulier, la magie de ces êtres surnaturels, les fées ; ils savaient que, au temps jadis, des clochettes d’argent résonnaient souvent au moment où un Anglais ou une Anglaise d’une qualité ou d’une beauté spéciale était sur le point d’être ravi(e) par les fées pour vivre pour toujours dans d’étranges pays fantomatiques. Même le roi Corbeau – qui n’était pas une fée, mais un Anglais – avait la manie quelque peu regrettable d’enlever des hommes et des femmes afin de les emmener vivre avec lui dans son château des Autres Pays [14]. Aurions-nous, vous et moi, le pouvoir de nous emparer par magie de tout être humain au monde qui nous aurait tapé dans l’œil, ainsi que celui de garder l’heureux élu à notre côté de toute éternité, notre choix tomberait sans doute sur un être un tantinet plus captivant qu’un membre de la Société savante des magiciens d’York. Cette pensée réconfortante, toutefois, ne venait pas à l’esprit des gentilshommes rassemblés à l’intérieur de la cathédrale d’York. Plusieurs d’entre eux commençaient à se demander si la lettre du Dr Foxcastle n’avait pas ulcéré Mr Norrell, et ils finirent par avoir sérieusement peur.

Alors que les tintements de cloches s’éteignaient, une voix retentit dans les ombres sinistres au-dessus de leurs têtes. Les magiciens tendirent l’oreille pour l’écouter. Beaucoup étaient déjà dans un état de nervosité et de tension si extrême qu’ils s’imaginaient recevoir des instructions, comme dans un conte de fées. Ils se figuraient qu’on leur communiquait de mystérieuses interdictions. De telles instructions et interdictions, les magiciens le savaient grâce aux contes, sont ordinairement un brin étranges, mais pas très difficiles à observer, du moins à première vue. En général, elles suivent ce modèle-ci : « Ne pas manger la dernière prune confite du bocal bleu rangé dans le placard de coin » ou celui-là : « Ne pas battre sa femme avec une badine d’armoise ». Pourtant, que l’on songe encore aux contes de fées, les circonstances conspirent toujours contre le destinataire des instructions ; celui-ci se retrouve en train de commettre l’action même qui lui était proscrite, et un terrible destin lui tombe de ce fait sur la tête.

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