Susanna Clarke - Jonathan Strange & Mr Norrell

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Jonathan Strange & Mr Norrell: краткое содержание, описание и аннотация

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1806 : dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrell, offre ses services pour empêcher l’avance de la flotte française. En quelques tours, il redonne l’avantage aux Anglais. Norrell devient la coqueluche du pays.
Voguant sur sa gloire, il fait la connaissance d’un jeune et brillant magicien qu’il prend sous son aile, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes vont éblouir l’Angleterre par leurs prouesses. Jusqu’à ce que l’audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell.
L’association tourne à la rivalité, causant bientôt des ravages insoupçonnables...

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— Je ne signerai pas, déclara-t-il. Car la magie est ma vie et, même si Mr Norrell a tout à fait raison de me juger un piètre savant, que ferai-je une fois qu’elle me sera enlevée ?

Silence.

— Oh ! s’exclama Mr Robinson. Ma foi, c’est… Êtes-vous sûr, monsieur, de ne pas vouloir signer le document ? Vous voyez bien que tous vos amis l’ont fait ? Vous serez seul…

— Oui, j’en suis certain, répondit Mr Segundus. Je vous remercie.

— Oh ! souffla Mr Robinson. Ma foi, dans le cas présent je dois avouer que j’ignore comment procéder. Mon mandant ne m’a donné aucune instruction sur ce que je dois faire si seulement quelques-uns de ces messieurs signaient. Je dois consulter mon client demain matin.

On entendit le Dr Foxcastle faire la remarque à Mr Hart ou Hurt que, une fois de plus, le nouveau venu déversait un tombereau d’ennuis sur la tête de tout le monde.

Deux jours plus tard, Mr Robinson se présenta chez le Dr Foxcastle avec un message assurant que, en cette occasion précise, Mr Norrell serait bien aise de fermer les yeux sur le refus de signer de Mr Segundus ; il considérait que son contrat le liait à tous les membres de la Société d’York, à l’exception de Mr Segundus.

La veille du jour où Mr Norrell devait accomplir son acte de magie, il neigea sur York et, le lendemain matin, la poussière et la boue de la cité avaient entièrement disparu sous une blancheur immaculée. Les bruits de pas et de sabots étaient assourdis, et les voix des citoyens d’York altérées par un silence blanc qui étouffait tous les sons. Mr Norrell avait fixé une heure très matinale. Chacun dans sa maison, les magiciens d’York prenaient seuls leur petit-déjeuner. Sans un mot, ils regardaient une servante servir leur café, rompre leurs pains au lait chauds, aller quérir le beurre. L’épouse, la sœur, la fille, la belle-fille ou la nièce qui accomplissaient ordinairement ces menues tâches n’étaient pas encore levées ; le plaisant papotage domestique féminin, que les messieurs de la Société d’York affectaient tant de mépriser et qui, en vérité, formait un doux et gentil refrain dans la petite musique de leur vie quotidienne, était absent. Les salles à manger où ces messieurs étaient installés avaient changé par rapport à ce qu’elles étaient la veille. L’obscurité hivernale avait disparu, chassée par une formidable lumière – le soleil d’hiver réverbéré maintes fois par le sol enneigé. La nappe damassée blanche avait un éclat éblouissant, où dansaient les boutons de rose ornant les délicates tasses à café de la fille de la maison. La cafetière d’argent de la nièce étincelait sous les rayons, et les bergères souriantes en biscuit de la belle-fille s’étaient métamorphosées en anges flamboyants. La table paraissait dressée de couverts et de cristaux féeriques.

Mr Segundus, sortant la tête d’une fenêtre du troisième étage de Lady-Pec-kitt’s-yard, songea que Norrell avait dû déjà accomplir sa magie. Un grondement menaçant retentit au-dessus de lui ; il retira la tête en vitesse afin d’évider une brutale chute de neige du toit. Mr Segundus n’avait pas plus de servante qu’il n’avait de femme, de sœur, de fille, de belle-fille ou de nièce, mais Mrs Pleasance, sa logeuse, était une lève-tôt. Au cours de la dernière quinzaine, elle l’avait entendu plusieurs fois soupirer sur ses livres et espérait le réconforter grâce à un petit-déjeuner complet : deux harengs grillés, thé et lait frais, pain blanc et beurre sur une assiette en porcelaine bleu et blanc. Dans le même but généreux, elle s’était assise pour bavarder avec lui. En voyant son abattement, elle s’écria :

— Oh ! Ce vieil homme me fait perdre patience !

Mr Segundus n’avait pas dit à Mrs Pleasance que Mr Norrell était vieux, pourtant elle ne l’imaginait pas autrement. D’après ce que Mr Segundus lui avait raconté, elle le voyait comme une sorte de grippe-sou qui accumulait la magie à la place de l’or ; au fil de notre récit, je laisserai le lecteur juge de la pertinence de ce portrait moral de Mr Norrell. À l’exemple de Mrs Pleasance, je me figure toujours que les avares sont vieux. Je ne saurais expliquer pourquoi, car je suis convaincue qu’il y a autant d’avares jeunes que vieux. Pour ce qui est de savoir si Mr Norrell était vraiment vieux, il était le type d’homme qui était déjà vieux à dix-sept ans.

— De son vivant, poursuivit Mrs Pleasance, Mr Pleasance disait que personne à York, homme ou femme, ne pétrissait un pain capable de rivaliser avec le mien, et d’aucuns ont été assez gentils pour jurer qu’ils n’en avaient jamais mangé d’aussi bon. J’ai toujours gardé une bonne table par goût des choses bien faites et, si un de ces singuliers djinns des contes arabes s’échappait de cette théière pour me proposer trois vœux, j’espère que je ne serais pas méchante au point de vouloir empêcher d’autres gens de faire du pain et, leur pain serait-il aussi bon que le mien, je ne vois pas alors en quoi cela me chagrinerait, au contraire, tant mieux pour eux ! Allez, monsieur, goûtez-en un morceau, insista-t-elle, poussant une assiettée du fameux pain vers son pensionnaire. Je n’aime pas à vous voir maigrir ainsi. Les gens vont colporter que Hettie Pleasance a perdu tous ses talents de maîtresse de maison. Je voudrais bien que vous ne soyez pas si découragé, monsieur. Vous n’avez pas signé ce perfide document et, quand les autres gentlemen seront contraints de renoncer, vous pourrez continuer. Et j’espère de tout mon cœur, monsieur Segundus, que vous pourrez faire de grandes découvertes. Et peut-être alors que ce Mr Norrell, qui se croit si malin, sera content de vous prendre pour associé et se verra ainsi amené à regretter son stupide orgueil.

Mr Segundus sourit et la remercia.

— Malheureusement je ne crois pas que cela risque d’arriver. Ma première difficulté réside dans le manque de matériaux. J’en possède très peu et, une fois la société dissoute… Eh bien, je ne sais ce qu’il adviendra de sa bibliothèque, mais je doute qu’elle me revienne.

Mr Segundus mangea son pain (qui était aussi bon que feu Mr Pleasance et ses amis l’avaient soutenu) et ses harengs, puis but un peu de thé. Leur pouvoir apaisant sur un cœur inquiet devait être plus grand qu’il ne l’avait supposé, car il s’aperçut qu’il se sentait un peu mieux. Remonté de la sorte, il mit sa redingote, son chapeau, son cache-col et ses gants, et sortit en tapant des pieds dans les rues enneigées pour se diriger vers le lieu fixé par Mr Norrell pour les prodiges du jour, la cathédrale d’York.

J’espère que tous mes lecteurs sont familiers d’une vieille cité épiscopale anglaise, sans quoi je crains que la signification du choix de ce lieu particulier par Mr Norrell ne leur échappe. Ils doivent comprendre que dans une vieille cité épiscopale la grande église n’est pas un monument parmi d’autres ; c’est LE monument, différent de tous les autres par ses dimensions, sa beauté et sa solennité. Même à l’époque moderne, où une vieille cité épiscopale peut être équipée de toutes les élégantes installations des immeubles municipaux, des salles de réunion et des fêtes (et York était bien pourvue à cet égard), la cathédrale se dresse au-dessus de celles-ci, en témoignage de la dévotion de nos aïeux. La ville contient quelque chose de plus vaste qu’elle. En vaquant à ses affaires dans le labyrinthe des ruelles étroites, on est sûr de perdre de vue la cathédrale, puis tout à coup la cité s’ouvrira devant soi et la voici, cent fois plus haute et cent fois plus imposante que tout autre édifice ; on s’avise qu’on a atteint le cœur de la ville, et que toutes les rues et tous les chemins ont mené nos pas, d’une manière ou d’une autre, vers ce lieu bien plus profondément mystérieux que ceux connus de Mr Norrell. Telles étaient les pensées qui agitaient Mr Segundus au moment où il pénétrait sur le parvis et se tenait au pied de la grande et lugubre ombre bleue de la façade ouest de la cathédrale. À ce moment-là arriva le Dr Foxcastle, tournant le coin magistralement, toutes voiles dehors, telle une grande nef noire. Ayant reconnu Mr Segundus, il mit le cap vers lui et lui donna le bonjour.

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