Susanna Clarke - Jonathan Strange & Mr Norrell

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1806 : dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrell, offre ses services pour empêcher l’avance de la flotte française. En quelques tours, il redonne l’avantage aux Anglais. Norrell devient la coqueluche du pays.
Voguant sur sa gloire, il fait la connaissance d’un jeune et brillant magicien qu’il prend sous son aile, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes vont éblouir l’Angleterre par leurs prouesses. Jusqu’à ce que l’audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell.
L’association tourne à la rivalité, causant bientôt des ravages insoupçonnables...

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La bibliothèque était peut-être un tantinet plus petite que le salon qu’ils venaient de quitter. Une belle flambée ronflait dans l’âtre, tout était confort et tranquillité. Cependant, une fois encore, la clarté ambiante ne correspondait pas avec les trois hautes croisées à douze petits carreaux. Une fois encore Mr Segundus fut mis mal à l’aise par la sensation persistante qu’il aurait dû y avoir d’autres chandelles dans la pièce, d’autres fenêtres ou un autre feu pour expliquer la lumière. Les fenêtres en question donnaient sur une vaste étendue pluvieuse et crépusculaire, de sorte que Mr Segundus ne pouvait distinguer la vue, ni deviner dans quelle partie de la maison ils se tenaient.

La pièce n’était pas vide ; un homme assis à une table se leva au moment où ils entrèrent. Mr Norrell le présenta brièvement comme étant Childermass, son gérant d’affaires.

Mr Honeyfoot et Mr Segundus, étant magiciens, n’avaient nul besoin qu’on leur expliquât que, de toutes ses richesses, la bibliothèque de l’abbaye de Hurtfew était la plus chère à son propriétaire ; et ils ne furent pas surpris de découvrir que Mr Norrell avait construit un bel écrin pour abriter le trésor de son cœur. Les rayonnages tapissant les murs de la pièce étaient taillés dans des bois anglais et rappelaient des arches gothiques surchargées de sculptures. Des sculptures de feuillages, des feuillages séchés et recroquevillés, évoquant l’automne, saison que l’artiste avait voulu représenter, ainsi que des enchevêtrements de racines et de branches, de baies et de lierre, le tout magnifiquement réalisé. Cependant la merveille des bibliothèques n’était rien à côté de la merveille des livres.

Le premier axiome que l’apprenti magicien apprend, c’est qu’il y a des livres SUR la magie et des livres DE magie. La seconde leçon, c’est qu’un spécimen parfaitement respectable des premiers se trouve à deux ou trois guinées chez un bon bouquiniste, et que la valeur des derniers n’a pas de prix [6] Les magiciens, comme nous le savons grâce à la maxime de Jonathan Strange, se querellent sur n’importe quel sujet, et nombre d’années d’études acharnées ont été consacrées à la question controversée de savoir si tel ou tel ouvrage mérite le nom de livre de magie. La plupart des profanes estiment assez utile cette simple règle : les livres écrits avant que la magie disparaisse d’Angleterre sont des livres de magie, les livres rédigés plus tard sont des livres sur la magie. Le principe, dont découle la règle empirique du profane, c’est qu’un livre de magie doit être écrit par un magicien praticien plutôt que par un magicien théoricien ou un historien de la magie. Quoi de plus raisonnable ? Pourtant nous rencontrons déjà des difficultés. Les grands maîtres de la magie, ceux que nous appelons les magiciens de l’Âge d’or ou « Auréats » (Thomas Godbless, Ralph Stokesey, Catherine de Westminster, le roi Corbeau), écrivaient peu, ou peu de leurs textes ont survécu. Il est probable que Thomas Godbless ne savait pas écrire. Stokesey a appris le latin dans une petite école de son Devonshire natal, mais tout ce que nous savons de lui nous vient d’autres auteurs. Les magiciens ne s’appliquèrent à écrire des livres qu’au moment où la magie était sur le déclin. L’obscurité qui devait étouffer la gloire de la magie anglaise était déjà proche ; les hommes que nous appelons les magiciens de l’Âge d’argent ou « Argentins » (Thomas Lanchester, 1518-1590 ; Jacques Belasis, 1526-1604 ; Nicholas Goubert, 1535-1578 ; Gregory Absalom, 1507-1599) étaient des chandelles vacillantes dans la pénombre ; ils étaient clercs avant d’être magiciens. Certes, ils prétendaient pratiquer la magie, quelques-uns avaient même un serviteur enchanté ou deux, mais ils semblent avoir accompli très peu de choses de la sorte, et certains clercs modernes ont douté qu’ils aient pu seulement pratiquer la magie. . La collection de la Société d’York était considérée comme très belle – quasi inestimable ; ses nombreux volumes comptaient cinq ouvrages écrits entre 1550 et 1700, et qui pouvaient raisonnablement être tenus pour des livres de magie (bien que l’un d’eux ne se limitât guère qu’à deux pages en lambeaux). Les livres de magie sont rares, et ni Mr Segundus ni Mr Honeyfoot n’en avaient jamais vu plus de deux ou trois dans une bibliothèque privée. À Hurtfew, tous les murs étaient couverts d’étagères, et toutes les étagères chargées de livres. Et les livres étaient tous, ou presque, des livres anciens, des livres de magie. Oh ! certes, beaucoup présentaient de belles reliures modernes, mais il s’agissait visiblement des volumes que Mr Norrell avait donnés à relier (il avait de toute évidence un penchant pour la vachette unie avec les titres gravés en fines capitales argentées). Maints autres avaient, eux, des reliures très, très, très anciennes, avec des dos et des coins dépenaillés.

Mr Segundus jeta un regard au dos des livres rangés sur un rayon voisin ; le premier titre qu’il lut était How to putte Questiones to the Dark and understand its Answeres [7] « Comment questionner les Ténèbres et comprendre leurs réponses » (N.d.T.) . .

— Un ouvrage inepte, lança Mr Norrell.

Mr Segundus sursauta ; il ne savait pas son hôte si proche. Mr Norrell poursuivit :

— Je ne saurais trop vous déconseiller d’y accorder une pensée.

Mr Segundus reporta donc les yeux sur le livre suivant, le traité des Instructions de Belasis.

— Vous connaissez sans doute Belasis ? demanda Mr Norrell.

— De réputation uniquement, monsieur, répondit Mr Segundus. J’ai souvent ouï dire qu’il détenait la clé d’un bon nombre de choses, mais j’ai aussi entendu – en réalité, toutes les autorités en sont d’accord – que la totalité des exemplaires a été détruite il y a bien longtemps. Et pourtant en voilà un ! Tenez, monsieur, c’est extraordinaire ! magnifique !

— Vous attendez beaucoup de Belasis, fit remarquer Norrell, et autrefois j’étais entièrement de votre avis. Je me souviens d’avoir consacré pendant de nombreux mois huit heures de ma journée à étudier ses recherches – hommage que je n’ai jamais rendu à aucun autre auteur, dois-je avouer. Cependant, en dernière analyse, il est décevant. Il est mystique là où il devrait être intelligible et intelligible là où il devrait être obscur. Certaines idées n’ont pas à être consignées dans des livres pour être portées à la connaissance du monde. Pour ma part, je n’ai plus bonne opinion de Belasis.

— Voici un livre dont j’ignorais l’existence, monsieur, reprit Mr Segundus. Les Supériorités de la magie judéo-chrétienne. Que pouvez-vous m’en dire ?

— Ah ! s’exclama Mr Norrell. Il date du XVII esiècle, mais je le tiens en piètre estime. Son auteur est un menteur, un ivrogne, un adultère et un coquin. Je suis content qu’il soit tombé dans l’oubli…

Les magiciens vivants n’étaient pas les seuls objets du mépris de Mr Norrell, apparemment. Il avait pris la mesure de tous les morts aussi et les avait trouvés déficients.

Pendant ce temps, Mr Honeyfoot, les mains en l’air tel un méthodiste louant Dieu, se précipitait d’un rayonnage à l’autre ; il pouvait à peine s’immobiliser assez longtemps pour lire le titre d’un ouvrage avant qu’un autre ne lui tirât l’œil à l’opposé de la pièce.

— Oh, monsieur Norrell ! s’écriait-il. Une telle profusion d’œuvres ! Nous allons certainement trouver les réponses à toutes nos questions ici !

— J’en doute, monsieur, fut la réplique de Mr Norrell.

Le gérant d’affaires émit un rire bref, un gloussement manifestement dirigé contre Mr Honeyfoot ; pourtant, Mr Norrell ne le réprimanda ni du regard ni d’un mot Mr Segundus se demanda de quelle sorte d’affaires Mr Norrell chargeait ce triste sire. Avec ses cheveux longs aussi hirsutes que la pluie et aussi sombres que le tonnerre, il eût paru tout à fait à sa place sur une lande balayée par les vents, ou en train de rôder dans une allée d’un noir de poix. Ou encore dans un roman de Mrs Radcliffe [8] Ann Ward Radcliffe (1764-1823), romancière anglaise à l’origine du roman noir ( Tale of terror ), auteure de L’Italien ou le Confessionnal des pénitents noirs , Les Mystères d’Udolpho … (N.d.T.) . .

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