Poul Anderson - Stella Maris

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Stella Maris: краткое содержание, описание и аннотация

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Et la traque dura, dura, le conduisant peu à peu au cœur de la forêt. Toujours le cerf blanc l’aiguillonnait au loin. Le plus étrange dans l’histoire, c’est que Gutherius ne semblait point se fatiguer, n’était jamais à bout de souffle, courait toujours à la même allure. Grisé par la chasse, il oubliait tout et n’était plus lui-même.

Le soleil sombra. Le crépuscule monta. Comme le jour fléchissait, le cerf partit soudain à toute vitesse et disparut. Le vent sifflait parmi les branches. Gutherius fit halte, subitement terrassé par la fatigue, la faim et la soif. Il vit qu’il était perdu. « Cette vieille sorcière m’a-t-elle jeté un sort ? » se demanda-t-il. La peur s’empara de lui, plus glaciale encore que les ténèbres montantes. Il s’enroula dans sa couverture, mais ne put fermer l’œil de la nuit.

Le matin venu, il erra dans la forêt, sans jamais trouver de lieu qui lui fut familier. En fait, il semblait avoir échoué dans un autre monde. Nul rongeur pour faire frémir les buissons, nul oiseau pour chanter sur les branches, rien que le vent qui secouait les frondaisons et faisait choir les feuilles mortes. Pas une noix, pas une baie, même pas un champignon, rien que la mousse sur les troncs pourris et les rochers difformes. Les nuages occultaient le soleil, l’empêchant de s’orienter. Il courut à perdre haleine.

Puis, à la tombée du soir, il trouva une source. Il se jeta à plat ventre pour apaiser sa soif dévorante. Retrouvant en partie ses esprits, il parcourut les lieux du regard. Il venait d’entrer dans une clairière, d’où il pouvait voir le ciel qui s’éclaircissait. Sur un écrin violine scintillait l’étoile du soir.

« Nehalennia, prends pitié de moi, supplia-t-il. Je t’offre ce que j’aurais dû donner sans rechigner. » Il était si assoiffé qu’il n’avait pu avaler son pain ni son fromage. Il les émietta sous les arbres pour que les créatures de la forêt s’en nourrissent. Puis il s’endormit près de la source.

Durant la nuit éclata une violente tempête. Les arbres s’agitaient en grognant. Les branches cassées filaient sur les ailes du vent. Une averse de lances tombait du ciel. Gutherius se chercha un abri à l’aveuglette. Il heurta un arbre qui lui parut creux. Il y resta blotti toute la nuit.

Le jour se leva, calme et ensoleillé. Mousse et brindilles étaient constellées de gouttes de pluie irisées. Une foule d’ailes traversait le ciel. Comme Gutherius étirait son corps moulu, un chien sortit d’un fourré et s’approcha de lui. Ce n’était pas un bâtard, mais un grand lévrier gris. La joie envahit l’homme. « Qui es-tu ? demanda-t-il. Mène-moi à ton maître. »

Le chien fit demi-tour et partit en trottinant. Gutherius le suivit. Ils débouchèrent sur une coulée et la suivirent. Mais pas un instant il ne vit trace d’une présence humaine. Une certitude se fit en lui. « Tu es le chien de Nehalennia, s’aventura-t-il à dire. Elle t’a ordonné de me reconduire chez moi, ou du moins de m’aider à trouver des baies ou des noix pour apaiser ma faim. Je remercie la déesse. »

En guise de réponse, le chien continua de trottiner. Mais les espoirs de l’homme ne se réalisèrent point. Au bout d’un temps, la forêt s’éclaircit. Il entendit le bruit des vagues et sentit le parfum des embruns. Bondissant de côté, le chien disparut dans les buissons. Gutherius poursuivit sa route. Aussi épuisé fût-il, l’espoir renaissait en lui, car s’il longeait la côte en direction du sud, il finirait par atteindre un village de pêcheurs où vivait une partie de sa famille.

Une fois sur la grève, il s’arrêta, interdit. Un navire s’était échoué sur les hauts-fonds, poussé là par la tempête, démâté et hors d’état de naviguer quoique en grande partie intact. L’équipage avait survécu. Mais les marins semblaient désespérés, car ils étaient étrangers et ignoraient tout de cette côte.

Gutherius alla vers eux et découvrit leur malheur. Il leur fit comprendre par signes qu’il pourrait leur servir de guide. Ils le nourrirent et une partie d’entre eux le suivirent en emportant des provisions, l’autre montant la garde près de l’épave.

C’est ainsi que Gutherius obtint la récompense à lui promise, car ce navire transportait une riche cargaison, et le procurateur décida que l’homme qui avait sauvé l’équipage devait en avoir sa part. Gutherius se dit que la vieille femme n’était autre que Nehalennia en personne.

Comme elle est la déesse des navires et du commerce, il investit sa fortune dans un navire qui commerçait avec la Bretagne. Et ce navire ne connut par la suite que le beau temps et les vents favorables, et les produits qu’il transportait furent toujours vendus à bon prix. Gutherius devint un homme riche.

Conscient de la dette qu’il avait envers Nehalennia, il lui fit édifier un autel, où il déposait de généreuses offrandes à l’issue de chaque voyage ; et, chaque fois qu’il voyait briller l’étoile du soir ou l’étoile du matin, il s’inclinait devant elles, car elles aussi appartiennent à Nehalennia.

Ainsi que les arbres, la vigne et ses fruits. Ainsi que la mer et les navires qui la labourent. Ainsi que le bien-être des mortels et la paix qui règne parmi eux.

20.

« Je viens juste de recevoir ta lettre, avait dit Floris au téléphone. Oh ! oui, Manse, viens dès que tu le pourras. » Everard ne perdit pas de temps dans les aéroports. Glissant son passeport dans sa poche, il fila à l’antenne de New York pour gagner celle d’Amsterdam d’un saut spatio-temporel. Il se procura de l’argent hollandais et appela un taxi pour aller chez elle.

Lorsqu’elle lui ouvrit la porte et l’embrassa, il remarqua que le bref baiser qu’elle lui accorda était plus affectueux que passionné. Il n’aurait su dire s’il en était surpris ou non, ni même s’il en était déçu ou soulagé. « Bienvenue, bienvenue ! lui souffla-t-elle dans l’oreille. Ça fait si longtemps ! » Mais elle n’avait fait que l’effleurer de son corps toujours aussi souple. Il sentit son pouls qui ralentissait.

« Tu as l’air en pleine forme, comme d’habitude », déclara-t-il. C’était la pure vérité. Une courte robe noire moulait ses galbes et faisait ressortir ses tresses couleur d’ambre. En guise de bijoux, elle ne portait qu’une broche d’argent représentant un oiseau-tonnerre. En son honneur ?

Elle esquissa un petit sourire. « Tu es gentil, mais regardes-y de plus près. Je suis fatiguée et j’ai bien besoin de vacances. »

En examinant ses yeux turquoise, il les trouva hantés. Qu’a-t-elle donc vu depuis que nous nous sommes séparés ? Qu’est-ce qui m’a été épargné ? « Je comprends. Ouais, et mieux que je ne le souhaiterais. J’aurais dû rester avec toi pour te donner un coup de main. »

Elle secoua la tête. « Non. Je l’ai compris tout de suite et je n’ai pas changé d’avis. Une fois la crise résolue, la Patrouille a toujours des tâches plus urgentes pour un agent non-attaché. Tu avais certes l’autorité nécessaire pour poursuivre cette mission jusqu’au bout, mais tu savais que ton temps propre était trop précieux. » Nouveau sourire. « Ce cher vieux Manse et son sens du devoir. »

Alors que toi, en tant qu’agent spécialiste maîtrisant le milieu considéré, tu devais achever de boucler le dossier. Avec l’assistance de tes collègues chercheurs et d’auxiliaires nouvellement formés – pas très bien, je parie –, tu as dû suivre le cours des événements ultérieurs ; vérifier qu’il était conforme au compte rendu de Tacite 1 ; sans doute es-tu intervenue çà et là, de temps à autre, toujours avec prudence ; jusqu’à ce que ce fameux cours soit sorti de sa zone d’instabilité et que tu puisses le laisser reprendre sans danger.

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