Poul Anderson - Stella Maris
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- Название:Stella Maris
- Автор:
- Издательство:Bélial'
- Жанр:
- Год:2008
- Город:Saint-Mammès
- ISBN:978-2-84344-086-1
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
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Abaissant sa pique, il l’empoigna des deux mains juste en dessous du fer et planta celui-ci dans sa gorge. D’un vif mouvement latéral, il se trancha le cou d’une oreille à l’autre.
Le hurlement d’Edh étouffa celui de Floris. Heidhin tomba comme une masse. Son sang jaillit, luisant de noirceur. Son pied rua, sa main agrippa l’herbe – pur réflexe.
« Stop ! ordonna Everard. Ne tente pas de le sauver. Cette putain de culture martiale… c’est la seule issue pour lui. »
Floris ne prit pas la peine de passer en mode subvocal. Une déesse peut bien prier dans une langue inconnue pour accompagner le départ d’une âme. « Mais quelle horrible façon de…
— Ouais. Mais pense à toutes les vies que nous sauverons en résolvant cette crise dans le bon sens.
— Le pouvons-nous encore ? Que va penser Burhmund ?
— Qu’il gamberge tout son soûl. Dis à Edh de ne pas répondre aux questions qu’on lui posera. Le fait qu’elle soit apparue ici, à des lieues de son repaire… la mort subite de l’homme qui voulait la guerre à toute force… le fait que Veleda ait souhaité la paix… Ce mystère ne pourra que renforcer sa cause, même si les gens doivent tirer leurs propres conclusions, ce qui servira aussi nos buts, de toute façon. »
Heidhin gisait immobile. Il semblait tassé sur lui-même. Son sang coulait à flots et imbibait la terre.
« C’est Edh que nous devons aider en priorité », dit Floris.
Elle s’approcha de l’autre femme, qui s’était relevée et paraissait engourdie. Sa robe et sa cape étaient tachées de sang. Floris la prit dans ses bras sans y prêter attention.
« Tu es libre, murmura-t-elle. Il a offert sa vie pour te donner la liberté. Chéris-la.
— Oui, répondit Edh, les yeux rivés aux ténèbres.
— Maintenant, tu peux proclamer la paix sur la terre. Et tu le dois.
— Oui. »
Floris la réchauffa durant un long moment. « Dis-moi ce que je dois faire, implora Edh. Dis-moi ce que je dois dire. Le monde est vide à mes yeux.
— Ô mon enfant, souffla Floris dans ses cheveux grisonnants. Sois courageuse. Je t’ai promis une nouvelle demeure, un nouvel espoir. Aimerais-tu que je t’en dise davantage ? C’est une île qui t’attend, une île douce et verdoyante, tout ouverte à la mer. »
Edh revint à la vie dans un frémissement. « Merci. Tu es si bonne. Je ferai de mon mieux… en ton nom.
— Viens, maintenant, dit Floris. Je vais te ramener dans ta tour. Et tu dormiras. Une fois que tu seras reposée, fais savoir aux rois et aux chefs que tu souhaites leur parler. Lorsqu’ils seront rassemblés devant toi, donne-leur tes paroles de paix. »
19.
La neige fraîche recouvrait les maisons réduites en tas de cendres. Là où les genévriers en avaient recueilli au creux de leurs feuilles vert foncé, on eût dit des gouttes de blancheur pure. Le soleil, bas dans le ciel austral, projetait des ombres aussi bleues que le ciel. Si l’aurore avait dégelé la glace qui prenait le fleuve, il en subsistait des croûtes enserrant les roseaux asséchés, et des blocs que le courant emportait lentement vers le Nord. Au levant, une masse sombre matérialisait la lisière de la forêt.
Burhmund et ses hommes chevauchaient vers l’ouest. Les sabots de leurs montures frappaient d’un bruit sourd le sol d’une chaussée creusée d’ornières. Leur haleine formait de petites nuées qui festonnaient leurs barbes de givre. Le métal de leurs armes avait une lueur terne. Ils parlaient peu. Vêtus de fourrures et de lainages hirsutes, ils venaient d’émerger de la forêt et gagnaient le fleuve.
Celui-ci était enjambé par un pont mutilé. Des piliers en son centre, on avait ôté le tablier. Sur l’autre rive, le spectacle était le même. Les ouvriers responsables de cette démolition avaient rejoint les légionnaires postés à l’ouest. Tout comme les Germains, ils étaient peu nombreux. Leurs cuirasses renvoyaient la lumière, mais leurs jupes, leurs capes et leurs chausses étaient sales et usées. Sur les casques des officiers, les plumes avaient des couleurs fanées.
Burhmund tira les rênes de son cheval, mit pied à terre et s’avança sur son moignon de pont. Ses bottes faisaient résonner les planches d’un son creux. Il vit que Cérialis l’attendait déjà de l’autre côté. Un geste amical de sa part, vu que c’était Burhmund qui avait demandé à parlementer – mais cela ne signifiait pas grand-chose, car tous deux souhaitaient pareillement cette rencontre.
Burhmund fit halte au bord de l’eau. Les deux hommes, deux colosses, se dévisagèrent, séparés par trois ou quatre mètres d’air glacial. A leurs pieds, le fleuve filait vers la mer en gazouillant.
Le Romain décroisa les bras et tendit la main droite. « Ave, Civilis ! » salua-t-il. Habitué à haranguer ses troupes, il n’avait aucune peine à faire porter sa voix.
« Ave, Cérialis ! répondit Burhmund sur le même ton.
— Tu souhaites discuter des conditions, déclara Cérialis. Il n’est pas aisé de négocier avec un traître. »
Il parlait d’un ton neutre, et cette entrée en matière était en fait une ouverture. Burhmund saisit l’occasion. « Mais je ne suis pas un traître », répondit-il en latin. Il fit remarquer à son interlocuteur que celui-ci n’était pas le légat de Vitellius, mais celui de Vespasien. Et Burhmund le Batave, autrement dit Claudius Civilis, entreprit d’énumérer tous les services qu’il avait rendus au fil des ans à Rome et à son nouvel Empereur.
III
Il était une fois un homme appelé Gutherius qui allait souvent chasser dans la forêt, car il était pauvre et ses arpents de terre rendaient peu. Par un jour venteux d’automne, il partit en chasse, armé d’un arc et d’une lance. Il ne s’attendait pas à rapporter du gros gibier, car celui-ci se faisait rare et de plus en plus méfiant. Il comptait poser des collets pour prendre des lièvres et des écureuils, revenant les lever après avoir poussé un peu plus loin, dans l’espoir de tuer un coq de bruyère ou autre volatile. Toutefois, s’il tombait sur un gibier de choix, il ne serait pas pris au dépourvu.
Sa route l’amena à longer une baie. Les vagues se fracassaient sur les récifs dans le lointain, faisant pleuvoir leur écume sur les eaux plus calmes en bord de plage, et ce bien que la marée fût descendante. Une vieille femme au dos voûté marchait sur la grève, sans doute en quête d’une pitance, des moules ou un poisson pas trop abîmé. La bouche édentée, les doigts faibles et noueux, elle se déplaçait comme si chaque pas lui coûtait. Ses guenilles flottaient au vent mauvais.
« Bonjour, grand-mère, lui dit Gutherius. Comment vas-tu ?
— Pas bien du tout, lui répondit l’aïeule. Si je ne trouve rien à me mettre sous la dent, je serai morte avant d’être rentrée chez moi.
— Ah ! ce serait grande pitié », dit Gutherius. Il attrapa dans sa besace un bout de pain et un morceau de fromage. « Je vais te donner la moitié de ce que j’ai.
— Tu as bon cœur, déclara-t-elle d’une voix tremblante.
— Je me rappelle ma pauvre mère, et un tel acte honore Nehalennia.
— Ne pourrais-tu me donner tout ce que tu as ? implora-t-elle. Après tout, tu es jeune et vigoureux.
— Non. Je dois conserver ma vigueur si je veux nourrir ma femme et mes enfants, répondit Gutherius. Prends ce que je te donne et sois-en reconnaissante.
— Si fait. Et pour ton acte de charité, tu seras récompensé. Mais comme tu n’as pas voulu tout donner, par le malheur tu seras frappé.
— Tais-toi ! » Gutherius prit ses jambes à son cou et fuit ces sinistres paroles.
Arrivé dans la forêt, il emprunta des sentiers qui lui étaient familiers. Soudain, un cerf jaillit d’un fourré. C’était un animal splendide, presque aussi grand qu’un élan et blanc comme la neige. Ses bois se dressaient telles les branches d’un grand chêne. « Holà ! » s’écria Gutherius. Il laissa filer sa lance, mais rata son coup. Le cerf ne s’enfuit pas en bondissant. Il restait devant lui, à peine visible parmi les ombres. Gutherius prit son arc, encocha une flèche et tira. L’animal partit en entendant vibrer la corde. Mais il ne courait pas plus vite qu’un homme, et Gutherius ne retrouvait pas sa flèche. Pensant qu’il avait sans doute atteint sa cible, il résolut de traquer sa proie blessée. Il ramassa sa lance et se mit à courir.
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