Poul Anderson - Stella Maris

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Stella Maris: краткое содержание, описание и аннотация

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« Rien n’en sortira, hormis une trahison », gronda Heidhin.

Assis à côté de lui, Burhmund secoua lentement sa tête grisonnante. Le feu parait d’écarlate l’iris laiteux de son œil aveugle. « Je ne sais, répondit-il. Cet Everard est un homme étrange. Peut-être parviendra-t-il à obtenir autre chose.

— Le mieux que puisse rapporter un émissaire, quel qu’il soit, c’est un refus. Toute autre réponse causerait notre ruine. Jamais tu n’aurais dû le laisser partir.

— Comment aurais-je pu l’en empêcher ? Ce sont les chefs de tribu qu’il a consultés et qui l’ont envoyé. Je te l’ai dit, je n’ai appris la chose que récemment, alors que j’avais déjà entamé cette tournée. »

Les lèvres de Heidhin se retroussèrent. « Ils ont osé !

— Ils en avaient le droit. » La réponse de Burhmund tomba à plat. « Le fait qu’ils discutent avec l’ennemi ne signifie pas qu’ils se parjurent. Et, avec le recul, si j’avais été avisé plus tôt de leur initiative, je ne pense pas que j’aurais cherché à l’interdire. Ils sont las de cette guerre. Peut-être qu’Everard leur apportera un espoir. Moi aussi, je suis mort de fatigue.

— Tu me déçois », jeta Heidhin.

Burhmund ne manifesta aucune colère, car le frère de sang de Wael-Edh était presque aussi craint qu’elle. « Tu as la critique facile, dit posément le Batave. Ta demeure n’a pas été frappée. Le fils de ma sœur a péri en m’affrontant. Mon épouse et mon autre sœur sont retenues en otage à Colonia ; je ne sais si elles sont encore en vie. Ma patrie est ravagée. » Il fixa des yeux sa corne. « Les dieux en ont-ils fini avec moi ? »

Heidhin devint rigide comme une lance. « Seulement si tu renonces. Ce que jamais je ne ferai. »

On toqua à la porte. L’homme le plus proche du seuil s’empara d’une hache et alla ouvrir. Le vent s’engouffra dans la salle ; les flammes jaillirent et crachèrent des étincelles. La silhouette qui s’avança était liserée de grisaille.

Heidhin se leva d’un bond. « Edh ! s’écria-t-il en courant vers elle.

— Ma dame », murmura Burhmund. Un grondement sourd parcourut la salle. Les hommes se levèrent.

Tête nue, elle s’avança le long de la tranchée. Tous virent qu’elle était raide et livide, que son regard était fixé sur l’au-delà. « Comment… comment es-tu venue ici ? » bredouilla Heidhin. En le découvrant ainsi secoué, lui, l’inflexible, tous sentirent leur cœur frémir. « Comment… et pourquoi ? »

Elle fit halte. « Je dois te parler, à toi seul. » Le destin résonnait dans sa voix éteinte. « Suis-moi. Toi et personne d’autre.

— Mais… tu… que…

— Suis-moi, Heidhin. De grandes choses se préparent. Vous autres, attendez ici. » Wael-Edh fit demi-tour et ressortit.

Heidhin la suivit avec une démarche de somnambule. Arrivé sur le seuil, il attrapa par réflexe l’une des piques posées contre le mur. Homme et femme furent avalés par les ténèbres. Frissonnant, un guerrier s’approcha de la porte pour la refermer.

« Non, ne remets pas la barre, lui dit Burhmund. Nous attendrons ici, comme elle l’a dit, jusqu’à ce qu’elle revienne ou que le jour se lève. »

Les premières étoiles frémissaient dans le ciel. Les bâtiments étaient pareils à des masses noires. Edh sortit de la cour pour gagner les prés tout proches. Le tapis d’herbe élimée et les flaques froissées de vent disparurent à la vue. A la lisière de leur champ de vision se dressait un grand chêne où Heidhin faisait ses offrandes aux Ases. Derrière lui puisait une lueur blanche. Heidhin pila net. Il émit un gémissement étouffé.

« Tu dois être courageux cette nuit, lui dit Edh. C’est la déesse.

— Niaerdh… Elle… elle est revenue ?

— Oui, dans ma tour, d’où elle m’a conduite ici. Viens. » Edh repartit d’un pas assuré. Le vent faisait claquer sa cape, ébouriffait ses longs cheveux. Empoignant la hampe de sa pique, Heidhin la suivit.

Des branches torses se tendaient vers le ciel, à demi invisibles. Le vent faisait cliqueter leurs extrémités. Les feuilles mortes gorgées d’eau ployaient sous les pieds. Au détour d’un tronc d’arbre, ils la virent qui se tenait à côté d’une monture taillée dans l’acier.

« Déesse », gémit Heidhin. Il mit un genou à terre et inclina la tête. Mais, lorsqu’il se releva, il avait retrouvé sa dignité. Si sa pique tremblait, c’était sous l’effet de la même joie qui imprégnait sa voix. « Es-tu venue nous mener à l’ultime combat ? »

Floris le fouilla du regard. Maigre, sombre, vêtu de noir, le visage buriné et les cheveux blanchis par des années de traque, la lueur terne du fer de son arme. La lampe qui éclairait la scène lui faisait une ombre qui dévorait Edh à ses côtés. « Non, déclara Floris. Le temps de la guerre est passé. »

Un souffle s’échappa entre ses mâchoires crispées. « Les Romains sont morts ? Tu les as tous tués ? »

Edh frémit.

« Ils vivent, répondit Floris, tout comme vivra ton peuple. Les tribus pleurent déjà trop de morts, les tiennes comme les leurs. Elles vont faire la paix. »

Heidhin joignit les mains sur la hampe de sa pique, la serrant de toutes ses forces. « Jamais je ne ferai la paix, dit-il d’une voix éraillée. La déesse a entendu mon vœu. Je l’ai prononcé sur la grève. Quand ils partiront, je serai sur leurs talons, je les traquerai le jour et les tuerai la nuit… Veux-tu que je t’offre mes trophées, Niaerdh ?

— Les Romains ne partiront pas. Ils resteront. Mais ils rendront au peuple tous ses droits. Que cela suffise. »

Heidhin secoua la tête comme si on venait de le gifler. Son regard alla d’une femme à l’autre pendant une bonne minute, jusqu’à ce qu’il demande : « Déesse, Edh, vous trahissez le peuple toutes les deux ? Je refuse de le croire. »

Il ne semblait pas voir les mains qu’Edh tendait vers lui. Le vent s’insinuait entre eux deux. Elle le supplia : « Les Bataves et les autres, ces peuples ne sont pas les nôtres. Nous en avons suffisamment fait pour eux.

— Les conditions de la paix seront honorables, ajouta Floris. Ta tâche est terminée. Burhmund lui-même sera satisfait de ce que tu as obtenu. Mais Veleda doit faire savoir à tous que c’est la volonté des dieux et que les hommes doivent déposer les armes.

— Je… nous… Nous avons juré, Edh. » Heidhin semblait déconcerté. « Jamais tu n’étais censée accepter la paix tant que les Romains seraient là, ni tant que je vivrais. Nous l’avons juré. Nous avons mêlé notre sang à la terre.

— Tu la libéreras de ce vœu, ordonna Floris, comme je l’en ai déjà libérée.

— Je ne peux pas. Je ne veux pas. » Fou de douleur, il asséna soudain à Edh : « As-tu oublié qu’ils ont fait de toi leur catin ? As-tu cessé de te soucier de ton honneur ? »

Elle tomba à genoux, les mains levées, la bouche grande ouverte. « Non, gémit-elle, ne dis pas cela, non, non ! »

Floris se dirigea vers l’homme. Au-dessus d’eux, dans les ténèbres, Everard braqua sur lui son étourdisseur. « Il suffit ! dit-elle. Es-tu un loup pour meurtrir ainsi celle que tu aimes ? »

Heidhin ouvrit les bras en grand, exposant son torse. « Qu’importent la haine et l’amour ?… Je suis un homme. J’ai fait serment aux Ases.

— Fais ce que tu veux, mais épargne mon Edh, répliqua Floris. Rappelle-toi que tu me dois la vie. »

Heidhin s’affaissa. Appuyé sur sa pique, avec Edh effondrée à ses pieds, il la drapa de son ombre tandis que le vent hurlait et que le grand chêne grinçait comme la corde d’un gibet.

Puis, soudain, il partit d’un grand rire, bomba le torse et regarda Floris droit dans les yeux. « Tu dis vrai, déesse. Oui, je renonce. »

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