Poul Anderson - Stella Maris

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Stella Maris: краткое содержание, описание и аннотация

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Cérialis plissa les lèvres. « Veleda.

— La sibylle qui demeure chez les Bructères ?

— C’est une sorcière. Je suis allé jusqu’à envisager un raid dans cette contrée à seule fin de la capturer. Mais elle se serait évanouie dans la forêt.

— Et suppose que tu aies réussi. Autant t’emparer d’un nid de frelons. »

Cérialis opina. « Toutes les tribus auraient pris les armes, du Rhin à la mer Suévique. » C’est-à-dire la Baltique ; il ne se trompait pas. « Mais la laisser cracher son venin en toute impunité, c’est compromettre la sécurité de mes petits-enfants. »

Soupir. « Si on mettait un terme à son activité, le calme aurait tôt fait de revenir. Mais tant qu’elle sera là…

— A mon sens, dit Everard en pesant ses mots à son tour, si Civilis et ses alliés se voient proposer des conditions honorables, je pense que nous pouvons la convaincre d’appeler à la paix. »

Cérialis ouvrit des yeux étonnés. « Tu parles sérieusement ?

— Tente le coup, répliqua Everard. Négocie avec elle comme tu négocies avec les chefs. Je peux servir d’intermédiaire.

— Nous ne pouvons pas la laisser sans surveillance, répondit-il en secouant la tête. Trop dangereux. Nous devons garder l’œil sur elle.

— Garder l’œil ne signifie pas mettre la main. »

Cérialis tiqua, puis gloussa. « Ah ! je comprends. Tu as la langue bien pendue, Everardus. Certes, si nous venions à la capturer ou à l’appréhender, cela déclencherait probablement une nouvelle rébellion. Mais si c’était elle qui en provoquait une ? Comment pouvons-nous être sûrs qu’elle se tiendra tranquille ?

— C’est ce qu’elle fera, une fois réconciliée avec Rome.

— Et que vaut sa parole ? Je connais les Barbares. Volages comme des oies. » Soit le général n’avait pas pensé qu’il risquait d’insulter son interlocuteur, soit il s’en fichait. « D’après mes renseignements, c’est une déesse de la guerre qu’elle sert. Et si Veleda se mettait en tête que sa Bellone a encore soif de sang ? Nous pourrions nous retrouver avec une nouvelle Boadicée sur les bras. »

Une expérience qui t’a marqué, pas vrai ? Everard sirota son verre. Le vin doux lui réchauffa le gosier, évoquant des paysages ensoleillés bien différents de celui qui l’entourait. « Tente le coup, répéta-t-il. Qu’as-tu à perdre en échangeant des messages avec elle ? Je pense qu’il est possible de parvenir à un accord qui satisfera tout le monde. »

Soit qu’il fût superstitieux, soit qu’il parlât par métaphore, Cérialis répondit avec un calme surprenant : « Tout dépend donc de la déesse, n’est-ce pas ? »

17.

Un couchant précoce embrasait le ciel au-dessus de la forêt. Les branches effeuillées semblaient des os noircis. Dans le pré comme dans l’enclos, les flaques d’eau luisaient d’un rouge terne sous un ciel verdâtre et aussi froid que le vent qui gémissait sur toutes choses. Un vol de corbeaux passa. L’écho de leurs cris résonna un temps après que le crépuscule les eut engloutis.

Un manant apportant de la paille dans sa hutte frissonna, non seulement à cause du froid, mais aussi parce que Wael-Edh venait de passer. Quoique sévère, elle n’était pas méchante, mais elle fricotait avec les Puissances et, en ce moment même, sortait du sanctuaire. Qu’y avait-elle dit, qu’y avait-elle entendu ? Cela faisait des mois que nul homme n’était venu la voir, alors que jadis ils se pressaient autour d’elle. Le jour, elle arpentait son domaine ou s’asseyait sous un arbre, y passant de longues heures toute seule. Telle était sans doute sa volonté… mais pourquoi se conduisait-elle ainsi ? Les temps étaient difficiles, même pour les Bructères. Nombre de guerriers étaient revenus de chez les Bataves et les Frisons porteurs de bien tristes récits, et d’autres n’étaient pas revenus du tout. Et si les dieux se détournaient de leur prêtresse ? Le manant marmonna un charme porte-bonheur et pressa le pas.

La tour se dressait devant elle, noire et lugubre. La sentinelle inclina sa lance pour la saluer. Elle hocha la tête et ouvrit la porte. Dans la salle, deux serfs étaient assis en tailleur devant le foyer, les mains tendues pour se réchauffer. La fumée acre se répandait un peu partout avant d’être évacuée. L’haleine des deux serfs s’y mêlait, à peine visible à la faible lueur des lampes à huile. Ils se levèrent en hâte. « Ma dame désire-t-elle à manger ou à boire ? » demanda l’homme.

Wael-Edh fit non de la tête. « Je vais dormir, annonça-t-elle.

— Nous veillerons sur ta tranquillité », dit la femme. Une promesse inutile, car seul Heidhin oserait monter l’échelle sans y être invité, mais cette femme ne servait Wael-Edh que depuis peu. Elle tendit une lampe à sa maîtresse, qui monta au grenier.

Une trace de jour s’insinuait par la fenêtre, occultée par un carré découpé dans un boyau translucide, et la lampe l’agrémentait d’une nuance jaune. Mais la pénombre régnait déjà dans ce vaste espace, où ses objets personnels prenaient des allures de trolls. Hésitant encore à se coucher, elle posa la lampe sur une étagère et s’assit sur son trépied de sorcière, ramenant sa cape sur ses épaules. Ses yeux fouillaient les ombres mouvantes.

Un souffle d’air sur son visage. Un poids soudain qui fait gémir le parquet. Edh se leva d’un bond. Le trépied tomba à grand bruit. Elle hoqueta.

Une douce lumière rayonnait d’une boule au-dessus des cornes de la créature qui se tenait devant elle. Elle avait deux selles sur le dos. C’était le taureau de Frae, modelé dans le fer, et celle qui le chevauchait n’était autre que la déesse qui le lui avait pris.

« Niaerdh… oh !… Niaerdh…»

Janne Floris descendit du scooter et s’efforça de prendre un air majestueux. La dernière fois, emportée par les événements, elle était apparue vêtue comme une Germaine ordinaire de l’âge du fer. Cela n’avait guère d’importance étant donné les circonstances, mais sans doute Edh l’avait-elle embellie dans son souvenir et, pour cette deuxième visite, elle avait composé sa tenue avec soin. Robe d’un blanc immaculé, ceinture incrustée de joyaux, pectoral d’argent filigrane et diadème posé sur des cheveux couleur d’ambre réunis en deux lourdes tresses.

« N’aie crainte. » Elle s’exprimait dans la langue maternelle d’Edh. « Parle bas. Je suis revenue vers toi, comme promis. »

Edh se redressa, se plaqua les mains sur la poitrine, déglutit une ou deux fois. Ses yeux étaient immenses au centre de son fin visage à la forte ossature. Sa capuche était retombée et la lumière révélait tous les filets gris qui striaient ses cheveux. Quelques secondes durant, elle respira à un rythme saccadé.

Puis un calme étonnant sembla l’investir, une acceptation plus stoïque qu’exaltée, mais néanmoins indéniable.

« J’ai toujours su que tu reviendrais, déclara-t-elle. Je suis prête à partir. » Dans un murmure : « Oh ! oui, tout à fait prête.

— A partir ? répéta Floris.

— Sur la route de l’enfer. Tu vas me conduire vers les ténèbres et la paix. » Un sursaut d’angoisse. « N’est-ce pas ? »

Floris se raidit. « Ach ! ce que j’exige de toi est plus éprouvant que la mort. »

Edh resta silencieuse un moment avant de répondre : « Qu’il en soit fait selon ta volonté. La douleur ne m’est pas inconnue.

— Jamais je ne te ferais souffrir ! » bredouilla Floris. Retrouvant sa gravité : « Tu m’as bien servie durant de longues années. »

Edh opina. « Depuis que tu m’as rendu la vie. » Floris ne put réprimer un soupir. « Une vie brisée et mutilée, j’en ai peur. »

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