Poul Anderson - Stella Maris
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- Название:Stella Maris
- Автор:
- Издательство:Bélial'
- Жанр:
- Год:2008
- Город:Saint-Mammès
- ISBN:978-2-84344-086-1
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
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« Donc, les Germains sont prêts à se rendre, c’est ça ? souffla Cérialis.
— Je prie le général de nous excuser si nous lui avons donné cette impression. Nous ne maîtrisons pas toutes les subtilités de la langue latine. »
Cérialis tapa du poing sur la table. « Je te l’ai déjà dit : arrête de tourner autour du pot ! Toi, je parie que tu appartiens à la famille royale de ta tribu. Un descendant de Mercure ou quelque chose comme ça, vu la façon dont tu te comportes. Moi, je suis apparenté à l’Empereur, mais nous sommes tous deux des soldats ordinaires qui avons beaucoup bourlingué. Quand nous discutons en privé, nous ne faisons pas de simagrées. »
Everard hasarda un sourire. « Entendu, sire. Tu n’as pas vraiment mal compris, je le parierais. Alors pourquoi tu n’en viens pas au fait, toi aussi ? Les chefs qui m’envoient n’ont aucune envie de porter le joug, ni d’être enchaînés en vue d’un triomphe. Mais ils aimeraient que cette guerre s’achève.
— Ils ont bien du culot d’exiger des conditions ! Ont-ils seulement les moyens de se battre ? À peine si on voit encore un fantassin dans les parages. La dernière offensive notable de Civilis, c’était cette fichue bataille navale de l’automne dernier. Si la manœuvre m’a surpris, elle ne m’a pas inquiété un seul instant. Il n’en est rien sorti et Civilis a dû se retirer de l’autre côté du Rhin. Depuis lors, nous avons ravagé sa contrée.
— J’ai vu, et j’ai aussi remarqué que tu avais épargné sa villa. »
Cérialis partit d’un rire féroce. « Évidemment. Pour le déconsidérer auprès de ses hommes. Ils vont se demander pourquoi ils persistent à se battre et à mourir pour lui. Je sais qu’ils en ont assez. C’est un groupe de chefs tribaux que tu représentes, pas lui. »
Exact, général, je vois que tu n’es pas un imbécile . « Les messages mettent du temps à parvenir à leurs destinataires. Et puis nous autres, Germains, nous avons coutume d’agir en toute indépendance. Cela ne signifie pas que j’ai pour consigne de le trahir. »
Cérialis but une goulée de vin, reposa bruyamment sa coupe et dit : « Très bien, je t’écoute. Qu’est-ce que tu me proposes ?
— La paix, je te l’ai dit, répondit Everard. Peux-tu te permettre de la refuser ? Tu es dans l’embarras tout autant que tes ennemis. Tu affirmes ne plus voir un seul combattant dans les parages. C’est parce que tu as stoppé ta progression. Tu es coincé dans une contrée vidée de ses ressources, où toutes les routes sont transformées en bourbiers, avec des troupes souffrant du froid, de l’humidité, de la faim, de la fièvre et de l’abattement. Tes problèmes d’approvisionnement tournent au cauchemar et ils ne seront résolus que lorsque l’administration se sera remise de la guerre civile, c’est-à-dire trop tard. » Quel dommage que je ne puisse pas lui citer Steinbeck, le coup des mouches qui ont conquis le papier tue-mouches [10] Citation de Lune noire ( The Moon Is Down , 1942), court roman sur l’occupation de la Norvège par les Allemands. ( N.d.T. )
. « Pendant ce temps, Burhmund, alias Civilis, recrute en Germanie. Tu risques de perdre la partie, Cérialis, tout comme Varus a perdu la sienne dans la forêt de Teutobourg, et avec les mêmes conséquences à long terme. Mieux vaut saisir cette chance de parvenir à un accord. Voilà, c’était assez franc pour toi ? »
Le Romain serrait les poings et son visage virait au cramoisi. « C’était franchement insolent. Nous ne pouvons pas récompenser une rébellion. C’est inconcevable. »
Everard adoucit le ton. « De l’avis de… ceux dont je suis le porte-parole… tu as déjà bien châtié la rébellion en question. Si les Bataves et leurs alliés renouvellent leur allégeance et si la paix règne à nouveau sur l’autre rive du fleuve, n’auras-tu pas atteint ton objectif ? En retour, ils ne demandent pas plus que ce qu’ils doivent à leur peuple. Pas de décimation, ni de sujétion au triomphe, ni de condamnation à l’esclavage ou à l’arène. L’amnistie générale, y compris pour Civilis. La restitution des territoires tribaux dans la mesure où ils étaient peuplés. La correction des abus qui ont déclenché la révolte. En d’autres termes, un tribut raisonnable, l’autonomie au plan local, l’accès au commerce et la fin de la conscription. Ceci accompli, je suis sûr que les volontaires se bousculeront à nouveau pour s’engager dans la Légion.
— Des exigences difficiles à satisfaire, commenta Cérialis. Et qui dépassent mes compétences. »
Ah ! il ne les a pas rejetées d’emblée ! Everard sentit un frisson d’excitation le parcourir. Il se pencha en avant. « Général, tu appartiens à la maison de Vespasien, ce Vespasien que Civilis a fidèlement servi. L’Empereur t’écoutera. D’après ce qu’on dit, c’est un homme pragmatique qui se soucie de la bonne marche de l’Empire sans songer à sa gloire personnelle. Le Sénat… écoutera l’Empereur. A condition de le vouloir, et de faire un effort, tu peux aboutir à un traité de paix, général. Et laisser ainsi un souvenir digne de Germanicus plutôt que de Varus. »
Cérialis le fixa en plissant les yeux. « Tu sais de nombreuses choses pour un Barbare, commenta-t-il.
— J’ai pas mal bourlingué, moi aussi », rétorqua Everard. Oh ! que oui, j’ai parcouru le monde, et aussi les siècles. Et, tout récemment, j’ai visité la source de tous tes malheurs, Cérialis .
Comme il lui semblait lointain, ce séjour idyllique sur Öland, ou plutôt sur Eyn. Vingt-cinq années l’en séparaient selon le calendrier. Hlavagast, Viduhada, tous ces gens si hospitaliers, ils devaient être morts à présent, leurs os enfouis dans la terre et leurs noms bientôt emportés par l’oubli. Et, disparue avec eux, cette souffrance d’avoir vu partir des enfants répondant à un appel des plus étrange. Mais, pour Everard, un mois à peine s’était écoulé depuis que Floris et lui avaient fait leurs adieux à Laikian. Ce couple de voyageurs venus du Sud qui avaient débarqué un jour, avec armes, bagages et montures, et demandé la permission de monter leur tente près de ce village si accueillant… Un événement extraordinaire, enchanteur, qui avait délié les langues comme jamais auparavant. Et tous ces précieux moments d’intimité, sous la tente mais aussi sur la lande brûlée par l’été… Par la suite, les deux Patrouilleurs n’avaient pas chômé.
« Et j’ai mes sources », ajouta Everard.
Les Histoires, les archives, les superordinateurs et les experts de la Patrouille. Plus la certitude de savoir que cette configuration est la bonne pour ce plénum frappé d’une forte rétroaction négative. Nous avons identifié le facteur susceptible d’entraîner des altérations en cascade ; ne nous reste plus qu’à le neutraliser.
« Hum, fit Cérialis. J’aurai besoin de précisions supplémentaires. » Il s’éclaircit la gorge. « Mais cela peut attendre. Pour le moment, concentrons-nous sur l’essentiel. Je veux sortir mes hommes de ce bourbier. »
Ce type commence à me plaire. Il me fait penser au général Patton. Oui, on peut discuter avec lui.
Cérialis soupesa ses paroles. « Tu diras ceci à tes chefs, et tu leur demanderas de transmettre le message à Civilis. Je vois un obstacle majeur à la paix. Tu as évoqué les Germains d’outre-Rhin. Je ne peux pas retirer mes troupes de la région tant qu’ils seront prêts à l’envahir à la première occasion.
— Ce n’est pas ce que souhaite Civilis, je te l’assure. Si tu acceptes les conditions que je t’ai présentées, il aura lui aussi atteint son objectif, ou du moins il se contentera de ce compromis. Qui d’autre pourrait déclencher une nouvelle guerre ? »
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