Thimas Disch - 334
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- Название:334
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- Издательство:Denoël
- Жанр:
- Год:1976
- Город:Paris
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Il s’ennuie au nid pendant que sa femme gagne de l’argent. C’est pourquoi on lui a permis de faire naître et de nourrir un enfant.
Six remarquables nouvelles du grand écrivain américain Thomas Disch.
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— Salut, Mickey.
— Salut, tonton Boz. Grand-maman dit que tu vas divorcer. Tu vas revenir vivre avec nous ?
— Ta grand-mère a besoin d’un décongestionnant. Je ne reste que quelques jours. Une petite visite.
Le symbole en forme de tarte aux pommes annonçant la fin de la guerre pour ce mercredi matin se désintégra et il y eut une surenchère de décibels pour la pube Ford du mois d’avril, « Courez-moi après, les poulets ».
Courez-moi après, les poulets,
Parce que j’vais pas m’arrêter
À vot’feu rouge.
Elle était gaie, cette petite chanson, mais comment pouvait-il être gai alors qu’il savait que Milly la regardait sans doute aussi, et avec plaisir, dans le hall de quelque faculté, sans songer un seul instant à Boz, à où il était, à ce qu’il ressentait Milly étudiait tous les spots publicitaires et pouvait les répéter mot pour mot, avec chaque inflexion de voix, chaque nuance de timbre. Sans ajouter un milligramme de son cru. Inventive ? Comme un perroquet, oui.
Tiens, s’il lui disait ça ? S’il lui disait qu’elle ne serait jamais qu’une démonstratrice d’hygiène corporelle de dernière catégorie travaillant comme remplaçante pour le Conseil pédagogique ? C’était cruel ? Boz était censé être cruel ?
Il secoua la tête, flip-flop de châtain roux.
— Ma vieille, tu sais pas ce que c’est que la cruauté.
Mickey éteignit la télévision.
— Oh ! c’était rien aujourd’hui. T’aurais dû les voir hier. Ils sont entrés dans une école. Au Pakistan, je crois. Ouais. T’aurais vu ça. Ça, c’était cruel. Ils les ont exterminés.
— Qui ça ?
— La Compagnie A.
Mickey se mit au garde-à-vous et fit le salut militaire. Les gosses de son âge (six ans) voulaient toujours être des gorilles ou des pompiers. À dix ans, c’était chanteur pop. À quatorze ans, s’ils avaient quelque chose dans la tête (et il faut bien dire que tous les Hanson avaient quelque chose dans la tête) ils voulaient écrire. Boz avait encore un cahier rempli de slogans publicitaires qu’il avait écrits au lycée. Ensuite, à vingt ans ?…
Mieux valait ne pas y penser.
— Ça ne te faisait rien ? demanda Boz.
— Comment ça ?
— Les gosses, dans l’école.
— C’était des insurgés, expliqua Mickey. Ça se passait au Pakistan.
Même Mars était plus réel que le Pakistan, et c’était pas demain la veille que les gens allaient s’exciter pour des histoires d’école flambant sur Mars !
Il y eut un flop flop flop de chaussons et M me Hanson entra avec une tasse de Kafé à la main.
— La politique ! Tu essaierais de parler politique avec un gamin de six ans ! Tiens, bois ça.
Il avala une gorgée du liquide sirupeux, et ce fut comme si tous les relents viciés de l’immeuble, celui des ordures pourrissant dans les poubelles, du gras jaunissant sur les murs, du tabac froid et de la bière éventée et des bonbons Cynthamon, de tous ces ersatz, de tout ce à quoi il avait pensé échapper pour de bon, était revenu inonder le tréfonds de son corps avec cette unique gorgée.
— T’as vu ça, Mickey ? Monsieur fait le dégoûté.
— Il est plus sucré que d’habitude. Sinon il est parfait, m’man.
— Il est exactement comme tu l’aimais. Trois morceaux ? Je vais t’en faire un autre et je boirai celui-là. Tu restes avec nous pour de bon.
— Non, je t’ai dit hier soir que…
Elle fit un geste de la main dans sa direction et cria à son petit-fils :
— Où vas-tu ?
— Je descends.
— Prends la clé et ramène d’abord le courrier, tu m’entends. Sinon.
Il était déjà parti. Elle s’affala sur la chaise verte par-dessus une pile de vêtements en se parlant à elle-même, ou à lui – elle n’avait pas d’auditoire défini. Il n’entendit pas de mots mais sa voix rendue aigrelette et nasillarde par le flegme, vit les doigts jaunis par la nicotine, la trémulation de la chair grise de son double menton, le dentier MODICUM. Ma mère.
Boz tourna son regard vers le mur défraîchi où un APRÈS souriant cédait la place à un AVANT repoussant, et Jésus, serrant un cœur sanguinolent dans sa main droite, pardonnait au monde ses enfilades de briques jaunes qui s’étendaient à perte de vue.
— Les devoirs qu’elle ramène de l’école – c’est pas croyable. J’ai dit à Lottie, c’est un crime, elle devrait se plaindre. Elle a quel âge ? Onze ans. Si ça avait été Shrimp, si ç’avait été toi, j’aurais rien dit, mais elle c’est pas pareil, elle est comme sa mère, elle a une petite santé. Et les exercices qu’on leur fait faire, c’est pas décent pour un enfant. J’ai rien contre la sexualité, j’ai toujours laissé Milly et toi faire ce que vous vouliez. Je fermais les yeux. Mais ce genre de choses devrait se passer dans l’intimité, sans témoins. Les trucs qu’on voit de nos jours, je veux dire carrément en pleine rue. Ils prennent même plus la peine de se cacher dans l’entrée d’un immeuble. Alors j’ai essayé de faire entendre raison à Lottie, je suis restée très calme, j’ai pas élevé la voix. Lottie, ça lui plaît pas non plus, tu sais, c’est l’école qui insiste. Elle la verrait tous les combien ? Les week-ends. Et puis un mois en été. Tout ça c’est la faute à Shrimp. J’ai dit à Shrimp, si tu veux être danseuse, ça te regarde, mais laisse Amparo tranquille. Le type de l’école est venu et il était très persuasif et tout et Lottie a signé les papiers, j’en aurais pleuré. Évidemment tout avait été combiné à l’avance. Ils ont attendu que je sois sortie. C’est ta gamine, que je lui ai dit, alors je m’en lave les mains. Si c’est ça que tu veux qu’elle fasse, si tu crois que c’est le genre de vie qu’elle mérite, eh ben vas-y. Tu entendrais les histoires qu’elle ramène de l’école. Onze ans ! C’est la faute à Shrimp, qui l’emmène voir tous ces films, qui l’emmène au parc. Évidemment on peut voir tout ça à la télévision aussi, sur leur cinquième chaîne, je sais pas pourquoi ils… Enfin, c’est pas mes oignons, je suppose. Les gens se foutent pas mal de ce que vous pensez quand vous êtes vieille. Qu’elle y aille, à son école Lowen, ça va pas me briser le cœur, après tout.
Illustrant son propos, elle massa le côté gauche de sa robe : son cœur.
— On pourrait utiliser cette pièce-ci – en tout cas je ne m’en plaindrai pas. M me Miller a dit qu’on pourrait faire une demande pour un appartement plus grand, on est cinq, et maintenant six avec toi, mais si j’acceptais et qu’on déménageait et qu’Amparo allait à cette école, on n’aurait plus qu’à revenir ici, étant donné que le minimum pour avoir un appartement là-bas c’est cinq personnes. Et puis d’ailleurs il faudrait aller vivre dans le Queens, tu vois d’ici ? Évidemment si Lottie devait en avoir un autre, mais il faut dire que sa santé n’est pas très bonne, sans parler sur le plan mental. Et Shrimp ? Ben, vaut mieux pas en parler. Alors j’ai dit non, on reste ici. D’ailleurs, si on déménageait et qu’on devait revenir, on n’aurait probablement pas la chance de retrouver le même appartement. Je ne dis pas qu’il n’a pas un tas de défauts, mais quand même. Essaie d’avoir de l’eau après quatre heures de l’après-midi. C’est comme si tu suçais un téton sec !
Rire épais, nouvelle cigarette. Ayant perdu le fil de ses pensées, elle s’égara dans le labyrinthe : elle promena nerveusement son regard dans la pièce, ses yeux rebondissant dans tous les coins comme des petites perles de culture.
Boz n’avait pas écouté le monologue, mais il sentit la panique qui enflait pour remplir le silence délicieux et inattendu. En vivant avec Milly il avait oublié ce côté des choses, les terreurs sans cause et sans remède. Pas seulement celles de sa mère. Celles de tous ceux qui habitaient au sud de la Trente-Quatrième Rue.
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