Thimas Disch - 334

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N’allez pas vous faire soigner dans cet hôpital inquiétant, car si vous y mourez, vous disparaîtrez complètement...
Il s’ennuie au nid pendant que sa femme gagne de l’argent. C’est pourquoi on lui a permis de faire naître et de nourrir un enfant.
Six remarquables nouvelles du grand écrivain américain Thomas Disch.

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— Eh, Martinez, ça t’est jamais arrivé de penser à tout ça ? La congélation, je veux dire.

— Sûr, que j’y ai pensé. J’ai pensé que tout ça c’est des foutaises.

— Tu crois qu’ils n’ont pas la moindre chance d’être jamais ressuscités ?

— Bien sûr que non. Tu n’as pas vu ce documentaire qui a causé un foin terrible et pour lequel ils font un procès à la N.B.C. ? Non, leur congélation n’arrête rien ; ça ne fait que ralentir les choses. Ils finiront tous par n’être plus que des glaçons et rien d’autre. Autant essayer de les reconstituer à partir de la fumée qui sort des fours.

— Mais si la science atteignait un niveau qui… Oh ! je n’en sais rien. C’est compliqué par un tas de choses.

— Est-ce que par hasard tu envisagerais de prendre une de leurs assurances à la con ? Ab, pour l’amour de Dieu, je te croyais plus malin que ça. L’autre jour Lottie m’a entrepris là-dessus, et le pognon qu’ils demandent… – Il roula des yeux effarés. – C’est pas dans nos prix, tu peux me croire.

— C’est pas à ça que je pensais du tout.

— Alors ? À quoi ? Je ne suis pas télépathe.

— Je me disais, si jamais ils trouvent un moyen de les ranimer, et s’ils trouvent un remède au lupus et tout ça, eh bien, qu’est-ce que ça donnerait s’ils ressuscitaient ?

— Qui ça, la Schaap ?

— Ouais. Tu ne trouves pas que ce serait dingue ? Qu’est-ce qu’elle se dirait ?

— Ouais, quelle blague.

— Non, sérieusement.

— Je ne vois pas où tu veux en venir, sérieusement.

Ab essaya d’expliquer, mais lui-même ne voyait plus très bien où il voulait en venir. Il imaginait tellement bien la scène : la fille, sa peau redevenue lisse, étendue sur une table de marbre blanc, respirant, mais si imperceptiblement que seul le médecin penché sur elle pouvait en être sûr. Il toucherait son visage du bout des doigts, et la fille ouvrirait les yeux, et il y aurait une expression tellement médusée…

— Si tu veux mon avis, – dit Martinez d’une voix où perçait une pointe d’irritation, car il n’aimait pas voir quelqu’un croire en une chose en laquelle lui-même ne pouvait croire, – c’est une sorte de religion, ni plus ni moins.

Comme Ab se souvenait avoir tenu des propos presque identiques à Leda, il fut à même de partager cette opinion. Ils n’étaient plus qu’à une centaine de mètres des bains, et ils avaient un meilleur usage à faire de leur imagination. Mais avant que le dernier nuage rose ne se fût entièrement dissipé, il plaça un dernier mot de philosophie.

— D’une façon ou d’une autre, Martinez, la vie continue. Tu peux dire ce que tu veux, elle continue.

La vie quotidienne sous la fin de l’Empire romain

1

Ils étaient assis tous trois sous la tonnelle à regarder le soleil se coucher sur les melonnières humides – Alexa elle-même, son voisin Arcadius, et la jolie petite femme juive qu’il avait ramenée de Thèbes. Arcadius racontait une fois de plus l’étonnante aventure qui lui était arrivée récemment en Égypte, où dans quelque temple en ruine l’immortel Platon s’était adressé au vieillard, non pas en latin mais dans une sorte de grec, et lui avait montré quelques tours de passe-passe et autres miracles de pacotille – un phénix, bien sûr, puis une poignée d’enfants aveugles qui avaient annoncé, en strophes et antistrophes impeccables, la fin du monde ; enfin (Arcadius extirpa ce miracle de sa poche et le plaça sur le plateau de l’horloge solaire) un morceau de bois qui avait été changé en pierre.

Alexa le prit. C’était un morceau de bois pétrifié semblable, quoique beaucoup plus gros, à celui qui ornait le bureau de G, au centre : des stries couleur rouille qui se décomposaient en arabesques nébuleuses de jaune, de mauve, de vermillon. Elle l’avait trouvé chez un brocanteur un rien sinistre et depuis longtemps disparu de la Huitième Rue Est. Leur premier anniversaire de mariage.

Elle laissa tomber la pierre dans la paume ouverte du vieillard. « C’est très beau. » Rien de plus.

Les doigts d’Arcadius se refermèrent autour de la pierre. Des veines noires zébrèrent la peau blanche. Elle détourna les yeux (les nuages les plus bas étaient maintenant de la couleur dont devrait être la peau), mais non sans avoir imaginé Arcadius mort et couvert de vermine.

Non, l’Alexa historique n’aurait jamais imaginé quelque chose d’aussi organiquement médiéval. Des cendres ? Tout au plus.

D’un geste brusque, il jeta la pierre dans le champ couvert de vapeur.

Merriam bondit sur ses pieds, un bras levé dans un geste de protestation. Qui était cette fille étrange, ce tout petit bout de femme qu’avait épousé Arcadius ? N’était-ce, comme Alexa pouvait être tentée de le penser, qu’un nouveau reflet d’elle-même ? Ou représentait-elle quelque chose de plus abstrait ? Leurs regards se rencontrèrent. Celui de Merriam était plein de reproche ; celui d’Alexa hésitait entre le repentir et son scepticisme quotidien. Les choses pouvaient se résumer ainsi : Arcadius, et Merriam aussi, quoique moins ouvertement, voulaient qu’elle accepte ce caillou comme la preuve qu’en Syrie, des espèces de dingues étaient morts et avaient ressuscité.

Une situation impossible.

« Il commence à faire frais », annonça-t-elle, bien que ce fût là une invention aussi patente que toutes celles qu’Arcadius avait ramenées du Nil.

Le chemin qui les ramenait à la maison descendait presque jusqu’au bord du bassin inachevé. Un petit crapaud brun était assis sur la cage thoracique du superbe lutteur que Gargilius avait fait venir du midi. Cela faisait deux ans qu’il attendait ainsi, dans la boue et la poussière, que le bassin fût terminé et qu’on l’installe sur son socle. Au fil des jours, le marbre s’était décoloré.

Merriam dit : « Oh ! regardez ! » Le crapaud quitta son perchoir. (Ai-je jamais vu un crapaud vivant, ou seulement des photos de crapaud dans le Monde des animaux ? Y avait-il eu des crapauds à Augusta l’été dernier ? Ou aux Bermudes ? En Espagne ?) Venant des hautes herbes, un coassement sonore. Et de nouveau le coassement.

Le compte-minutes du four ?

Non, il restait – elle consulta sa montre – un quart d’heure avant que les tartelettes de Willa n’en sortent et que sa propre daube n’y entre.

Merriam s’étiola et finit par disparaître en laissant un vide.

Des lames de bois usé remplacèrent l’herbe humide et luxuriante, et le crapaud…

C’était la sonnerie du vide-ordures. Avait-elle oublié ? Elle se leva, se précipita dans le couloir et entra dans la cuisine au moment précis où la plate-forme du vide-ordures disparaissait dans le conduit. Des sacs provenant du septième et du huitième descendirent à sa suite dans un grand tintamarre et elle entendit le bruit étouffé de leur chute tandis qu’ils allaient tous s’écrabouiller dans l’écrabouilleur. Mais ses propres ordures attendaient encore dans la poubelle d’être triées et déballées.

« Qu’importe », se dit-elle. Elle essaya de retourner à la villa en fermant les yeux et en essayant d’appréhender l’image talismanique qui l’y placerait : un rayon de soleil sur le sol, une fenêtre, un morceau de ciel et la légère oscillation du pin parasol.

Alexa était allongée sur le lit double. Timarchus, agenouillé devant elle, tête baissée (c’était un nouveau, un jeune Samaritain plutôt timide) offrait à sa maîtresse un petit gâteau couvert d’aiguilles de pin sur un plateau festonné. (Elle avait une de ces faims !)

À Timarchus elle dit : « Cet après-midi quand l’intendant pourra se passer de toi, mon garçon, descends auprès du bassin avec un chiffon et frotte la statue là où elle est souillée. Très doucement, comme si la pierre était de la peau. Cela prendra des jours mais… »

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