Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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— Je vais les forcer à cesser de vous traiter de façon aussi… aussi indifférente !

— Non ! s’écria Zdorab. Non, surtout pas ! Tout ira mieux lorsque nous serons mariés, pour tous les deux – vous aviez raison là-dessus. Mais laissez-moi rester invisible, autant que possible. Je suis le mieux placé pour savoir comment m’y prendre, croyez-moi ; vous n’aviez jamais imaginé une telle situation, vous l’avez dit vous-même, alors ne venez pas saccager ma stratégie de survie, n’essayez pas d’arranger les choses : vous n’arriverez qu’à me faire tuer. Vous comprenez ? Vous êtes intelligente, vous êtes un des plus fins esprits de notre temps, mais vous ignorez tout des circonstances présentes, vous en êtes totalement ignorante, et vous allez détruire tout ce que vous approcherez ; alors, ne touchez à rien ! »

La véhémence et l’intensité de son discours étaient incroyables. Shedemei ne l’aurait jamais cru capable de parler ainsi. Être remise à sa place avec tant de fermeté la hérissait, mais en réfléchissant au lieu de réagir viscéralement, elle comprit qu’il avait raison. Pour le moment du moins, elle était vraiment ignorante et le mieux était de le laisser continuer à s’organiser comme il l’entendait.

« D’accord, dit-elle. Je ne dirai rien et je ne ferai rien.

— Personne n’attend que vous tiriez une fierté quelconque de votre union avec moi, fit Zdorab. Tout le monde pensera plutôt que c’est un noble sacrifice de votre part. Devenir mon épouse ne vous dégradera donc pas. Les autres y verront même quelque chose d’héroïque. »

Shedemei eut un rire amer. « Zdorab, je ne vous cacherai pas que c’est ainsi que je voyais la situation !

— Je sais, répondit-il. Mais pas moi. J’espérais même… Imaginez ça : obtenir le droit de me trouver seul toutes les nuits en compagnie de l’esprit le plus brillant de la planète, sans rien d’autre à faire que parler ! »

C’était gentiment flatteur pour Shedemei, et pourtant, sans qu’elle pût mettre le doigt dessus, il y avait là quelque chose de vaguement tragique.

« Ce sera notre mariage à notre manière, vous ne pensez pas ? Nous n’aurons pas de bébés comme les autres, mais des entretiens. Vous m’enseignerez, vous me parlerez de votre travail et si je ne comprends pas, je promets de m’instruire auprès de l’Index jusqu’à ce que ça rentre. Et je pourrai peut-être vous apprendre certaines choses que j’ai découvertes.

— Ce serait merveilleux.

— Nous pourrons donc devenir amis, dit-il. Notre mariage en sera meilleur que la plupart des autres. Vous imaginez de quoi Kokor et Obring peuvent bien parler ? »

Elle éclata de rire. « Parce que vous croyez qu’ils se parlent ?

— Et Mebbekew et Dol, qui jouent la comédie et se haïssent secrètement ?

— Non, je ne pense pas que Dol déteste Mebbekew ; à mon avis, elle croit au rôle qu’elle joue.

— Oui, sans doute. Mais c’est effrayant, vous ne trouvez pas ? Et dire qu’ils vont avoir des enfants !

— C’est terrifiant ! »

Et ils éclatèrent de rire, longtemps, fort, au point que des larmes leur coulèrent sur les joues.

Le rabat de la tente s’ouvrit. C’était Nafai.

« J’ai tapé dans les mains, dit-il, mais vous ne m’avez pas entendu. Et puis j’ai compris que vous riiez et je me suis permis d’entrer. »

Les deux autres se calmèrent aussitôt. « Bien sûr, dit Zdorab.

— Nous parlions de notre mariage », ajouta Shedemei.

Elle vit une expression de soulagement passer sur le visage de Nafai, comme l’ombre d’un nuage qui s’éloigne. « Vous vous êtes donc décidés, dit-il.

— Nous étions juste assez entêtés pour vouloir que ce soit notre choix à nous, expliqua Zdorab.

— Je veux bien le croire, fit Nafai.

— Donc, reprit Zdorab, il nous faut maintenant avertir Rasa et Volemak. Par ailleurs, tu voulais utiliser l’Index, je vois.

— C’est exact, mais seulement si vous avez fini de vous en servir.

— Il sera toujours là, dit Shedemei, quand nous en aurons besoin. » Et l’instant suivant, ils sortaient de la tente, pour aller… où ?

Zdorab prit Shedemei par la main et l’emmena vers le foyer de la cuisine. « Dol devait être de garde, dit-il, mais elle se débine, en général – elle a besoin de sa petite sieste, tu sais. Ça n’a pas d’importance, d’ailleurs : j’ai laissé Yobar toucher la marmite une fois et il a dû raconter aux autres l’effet que ça faisait, parce que les babouins ne s’en approchent plus, même quand ça sent bon comme maintenant. »

Et en effet, ça sentait bon.

« Comment avez-vous appris à cuisiner ?

— Nous pourrions peut-être nous tutoyer, non ? Eh bien, dit Zdorab, mon père était cuisinier. C’était une affaire de famille. Il se débrouillait si bien qu’il a pu m’envoyer faire mes études à Basilica et j’ai appris pas mal de ce qu’il savait. À mon avis, il serait fier de ce que j’ai accompli dans des conditions aussi lamentables.

— À part le fromage de chamelle !

— Je crois avoir trouvé une herbe qui l’améliorera. » Il souleva le couvercle de la marmite. « Je fais un essai ce soir – j’ai mis deux fois plus de fromage que d’habitude là-dedans, mais je pense que personne ne s’en apercevra. » Il retira la cuiller du récipient : le liquide en dégoulina lentement par paquets.

« Miam ! s’exclama-t-elle. J’ai hâte d’y goûter ! »

L’ironie du ton n’échappa pas à Zdorab. « Tu as toutes les raisons de te méfier de ce qui présenterait le goût du fromage de chamelle ; mais pendant des années, nous avons adoré le fromage à Basilica et nous ne le détestons que depuis quelques mois. En m’y prenant bien, je devrais parvenir à retourner la situation. Et nous aurons besoin de ce fromage – c’est une excellente source de protéines animales pour les mères qui ne vont pas tarder à allaiter.

— Tu as tout prévu, je vois.

— Le temps ne m’a pas manqué pour réfléchir.

— D’une certaine façon, c’est toi le chef du groupe.

— D’une certaine façon, répliqua-t-il, tu aurais intérêt à ne pas tenir ce genre de propos devant n’importe qui ou l’on va croire que tu as perdu l’esprit.

— C’est toi qui décides ce que nous allons manger et quand, où nous allons nous soulager, ce qu’on va planter dans le potager, et c’est toi qui nous sers de guide dans l’Index…

— Mais si je m’y prends bien, personne ne s’en aperçoit.

— Tu nous prends tous en charge, sans attendre qu’on te le demande.

— C’est ce que font les gens bien, dit-il. C’est ça, être quelqu’un de bien. Et je suis quelqu’un de bien, Shedya.

— Je le sais, maintenant. Et j’aurais dû m’en douter bien avant. Je prenais ta conduite pour de la faiblesse – mais j’aurais dû comprendre que c’était de la sagesse et de la force partagées avec tous, même avec ceux qui ne le méritent pas. »

Et enfin, les larmes montèrent aux yeux de Zdorab. Ce n’était qu’un scintillement, mais elle le vit, et il sut qu’elle le voyait. Elle comprit alors que leur mariage ne serait pas le trompe-l’œil qu’elle en attendait. Ce pouvait être une amitié authentique entre les deux personnes qui avaient le moins espéré trouver des amis et des compagnons dans ce voyage.

Il touilla le potage, puis remit le couvercle en place, en raccrochant la cuiller sur le bord.

« Ce doit être l’endroit le plus sûr pour discuter si l’on n’a pas envie d’être dérangé ni espionné, dit Shedemei. Je n’imagine pas qu’on s’approche de la cuisine si on peut l’éviter, de peur de se faire embaucher ! »

Zdorab eut un petit rire. « Ta compagnie me sera toujours un plaisir quand je travaillerai ici, du moment que tu comprends que la cuisine est un art et que je dois parfois me concentrer quand j’y œuvre.

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