Orson Card - L'exode

Здесь есть возможность читать онлайн «Orson Card - L'exode» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Nantes, Год выпуска: 1996, ISBN: 1996, Издательство: L'Atalante, Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «L'exode»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

L'exode — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «L'exode», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

De toute sa vie, jamais Shedemei ne s’était sentie aussi honteuse. Elle qui abhorrait la façon dont tout le monde traitait Zdorab en quantité négligeable, elle l’avait traité de la même manière et n’avait accordé aucune attention à ses sentiments, comme s’ils ne comptaient pas. Mais maintenant qu’elle l’avait frappé au cœur avec sa méprisante proposition de mariage, elle prenait conscience qu’elle lui avait fait du mal et voulait réparer son tort. « Je regrette, dit-elle.

— Pas moi, répondit Zdorab. Oublions simplement cette conversation, marions-nous dès ce soir et puis nous ne serons plus obligés de nous parler, d’accord ?

— Vous ne m’aimez vraiment pas, fit Shedemei.

— Comme si vous vous étiez inquiétée un seul instant de moi ou de quiconque vous apprécie, du moment que cela ne vous dérangeait pas trop dans votre travail ! »

Shedemei éclata de rire. « Vous avez raison !

— J’ai l’impression que nous nous sommes évalués mutuellement, mais que l’un de nous y est mieux arrivé que l’autre. »

Elle hocha la tête, acceptant la rebuffade. « Naturellement, il faudra que nous discutions de nouveau.

— Ah bon ?

— Oui, pour que vous me montriez comment accéder aux données concernant la Terre.

— Ce qui concerne la génétique, voulez-vous dire ?

— Et la dérive des continents, aussi. N’oubliez pas que je transporte des semences pour réintroduire des espèces disparues sur Terre. J’ai besoin de connaître les formes des terres. Et beaucoup d’autres choses encore. »

Il acquiesça. « Je peux vous le montrer, mais à condition que vous vous rappeliez que je dispose de données vieilles de quarante millions d’années, et que les extrapolations couvrent quarante millions d’années. Elles risquent donc d’être fausses, et de beaucoup : une erreur minime au départ pourrait avoir pris des proportions gigantesques aujourd’hui.

— Je me permets de vous rappeler que je suis scientifique.

— Et moi archiviste, répondit Zdorab. Je me ferai un plaisir de vous indiquer comment accéder aux informations sur la Terre. Il faut passer par une espèce de porte de service – j’ai découvert un chemin par les données agricoles, précisément par l’élevage des porcs, croyez-le ou non. C’est un avantage d’être curieux de tout. Tenez, asseyez-vous en face de moi et posez les mains sur l’Index. J’espère que vous y serez sensible.

— Assez, en tout cas. Wetchik et Nafai m’ont invitée à des séances et j’en ai profité pour chercher des renseignements. Mais la plupart du temps, je me sers de mon ordinateur personnel, parce que jusqu’à présent je croyais déjà connaître tout ce qui concernait mon domaine dans l’Index. »

Assis l’un en face de l’autre, l’Index posé entre eux, ils se penchèrent pour appuyer leurs coudes sur leurs genoux et placer les doigts sur la boule dorée. Leurs mains se touchaient, mais Zdorab ne retira pas la sienne ; il ne tremblait pas ; ses mains étaient calmes, fraîches, comme s’il ne remarquait pas la présence de Shedemei.

Elle capta aussitôt la voix de l’Index qui répondait aux requêtes de Zdorab par des noms de chemins, de rubriques, de sous-rubriques et de catalogues contenus dans la mémoire de Surâme. Mais à mesure que les noms se succédaient, elle en perdait le fil, parce que les doigts de Zdorab touchaient les siens. Elle ne ressentait pourtant rien pour lui ; non, ce qui la perturbait, c’était qu’il ne ressente rien pour elle. Depuis plus d’un mois, il la savait destinée à devenir son épouse, du moins était-ce prévu ; il avait bien dû l’observer, quand même ! Et rien, pas la moindre étincelle de désir. Il avait accepté l’interdiction de toute relation sexuelle sans l’ombre d’un regret. Et il supportait de la toucher sans manifester le moindre signe de trouble.

Jamais comme en cet instant Shedemei ne s’était sentie plus laide ni moins désirable. C’était absurde ! À peine quelques minutes plus tôt, elle avait eu tant de mépris pour cet homme que s’il lui avait montré quelque désir, elle en aurait été écœurée. Mais ce n’était plus le même homme, c’était quelqu’un de beaucoup plus intéressant, quelqu’un d’intelligent doué d’un esprit et d’une volonté, et s’il ne déclenchait pas en elle une grande vague d’amour ni même d’attirance, elle n’en ressentait pas moins pour lui un respect nouveau et assez fort pour que l’absence totale de désir d’elle lui soit douloureux.

Encore une blessure, toujours au même endroit, qui rouvrait les escarres et les cicatrices fragiles, et qui la faisait de nouveau saigner de l’humiliation d’être une femme que nul homme ne désirait.

« Vous n’êtes pas à ce que vous faites, dit Zdorab.

— Excusez-moi. »

Il ne répondit pas. Elle ouvrit les yeux. Il la regardait.

« Ce n’est rien, déclara-t-elle en essuyant une larme accrochée à ses cils. Je ne voulais pas vous distraire. Pouvons-nous reprendre ? »

Mais il ne baissa pas les yeux sur l’Index. « Le problème n’est pas que je ne vous désire pas, Shedemei. »

Quoi, son cœur était-il à ce point transparent qu’il puisse voir au-delà de ses faux-semblants et discerner la source de sa peine ?

« Le problème, c’est que je ne désire aucune femme. »

Il fallut un moment à Shedemei pour apprécier tout le sens de la phrase. Puis elle éclata de rire. « Vous êtes un jop !

— En fait, il s’agit d’un ancien terme qui désignait l’anus, dit Zdorab d’un ton mesuré. Certains pourraient s’offusquer de s’entendre traiter de la sorte.

— Mais personne ne s’en est jamais douté !

— J’ai pris les plus grandes précautions pour cela et c’est ma vie que je remets entre vos mains en vous le révélant.

— Allons, ce n’est tout de même pas si dramatique ! se récria Shedemei.

— Deux de mes amis ont été tués à Clébaud », répondit Zdorab.

Clébaud, c’était là que les hommes qui n’étaient unis à aucune femme de Basilica devaient résider, puisqu’il était illégal pour un mâle sans attache d’habiter ni même de passer une nuit intra-muros.

« L’un d’eux a été attaqué par une foule qui avait entendu dire que c’était un jop, un pidar. On l’a pendu par les pieds à la fenêtre du premier étage d’un immeuble, on lui a coupé les organes génitaux, puis on l’a lacéré jusqu’à ce que mort s’ensuive. L’autre s’est laissé séduire par un homme qui feignait d’être… l’un d’entre nous. On l’a arrêté, mais en se rendant à la prison, il a eu un accident. Un accident très étrange. Il avait tenté de s’enfuir et, je ne sais comment, en tombant, ses testicules ont sauté en l’air et se sont coincés dans sa gorge, sans doute avec un manche à balai ou l’extrémité d’une lance, en tout cas il s’est étouffé avec avant qu’on puisse lui venir en aide.

— C’est vraiment ça qui se passe ?

— Oh, je le comprends sans mal. Basilica n’est pas un endroit facile pour les hommes. Nous avons un besoin inné de dominer, voyez-vous, mais à Basilica, il nous faut affronter notre propre absence de pouvoir sauf à posséder une influence sur une femme. Les hommes qui vivent hors les murs à Clébaud sont, par le fait même qu’ils ne résident pas à l’intérieur, catalogués comme deuxième choix, comme des hommes que les femmes ne désirent pas. Les hommes de Clébaud ne se sentent pas de vrais hommes, ils n’ont pas ce qu’il faut pour plaire aux femmes. C’est leur identité de mâles qui est en question. Et à partir de là, leur crainte et leur haine des jops – il prononça le terme avec un mépris écrasant – atteint des sommets dont je n’ai jamais entendu parler par ailleurs.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «L'exode»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «L'exode» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «L'exode»

Обсуждение, отзывы о книге «L'exode» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.