Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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« Peut-être n’est-ce pas un ordinateur, en réalité, reprit Nafai. Peut-être ne nous appelle-t-il pas à travers des rêves vieux de cent ans ; il est possible qu’il nous connaisse et qu’il attende simplement un… un événement avant de nous parler.

— Il attend le message que tu es le seul à pouvoir recevoir.

— Que je sois le seul, ça, je m’en fiche. Je me contenterais du rêve de Père, si seulement je pouvais éprouver les mêmes sentiments que lui, si je sentais en quoi l’effet du Gardien sur moi est différent de celui de Surâme. J’ai envie de savoir ! De savoir ! »

Je le sais bien. Tu nous en rebats les oreilles tous les jours.

« J’essaye de communiquer avec le Gardien de la Terre. C’est te dire à quel point je deviens fou, Luet ! Montre-moi ce que tu as montré à Père, voilà ce que je répète sans arrêt !

— Et il ne te répond pas.

— Il est à cent années-lumière d’ici ! Il ne sait même pas que j’existe !

— Ma foi, si tu désires seulement faire le même rêve que Volemak, pourquoi ne demandes-tu pas à Surâme de te l’envoyer ?

— Dois-je te rappeler qu’il ne provient pas de Surâme ?

— Mais elle a dû enregistrer toute l’expérience dans l’esprit de ton père, non ? Elle peut donc la retrouver et te la montrer. Et comme tu perçois beaucoup plus clairement que nous autres par le biais de l’Index…

— Ce serait comme si je le vivais moi-même ! s’écria Nafai. Mais comment n’y ai-je pas pensé ? Comment Surâme n’y a-t-il pas pensé ?

— Elle n’est pas très créative, tu le sais bien.

— Il est créativement inerte. Mais pas toi. » Il plaqua deux baisers sur les joues de Luet, l’enlaça une dernière fois et se leva d’un bond. « Il faut que j’aille parler avec Surâme.

— Transmets-lui mes amitiés, dit Luet avec douceur.

— Je… ah, je vois. Rien ne presse. Revenons au camp ensemble, tu veux ?

— Non, vraiment – ce n’était pas un reproche. J’ai envie de rester encore un peu ici. Peut-être pour voir si les babouins laisseront Yobar revenir.

— Ne manque pas le dîner, dit Nafai. Tu manges pour…

— Pour deux.

— Pour trois, peut-être ! Qui sait ? »

Elle poussa un gémissement théâtral, sachant que c’était ce qu’il attendait d’elle. Puis il détala vers le camp en amont de la vallée.

Ce n’est qu’un adolescent, comme l’a dit tante Rasa. Mais moi, qui suis-je ? Sa mère ? Non, pas vraiment – c’est Rasa. Je ne puis en attendre davantage de lui ; il travaille dur et bien, et plus de la moitié de la viande que nous mangeons provient de sa chasse. Il est bon et doux pour moi – je ne vois pas comment Issib pourrait être plus gentil et plus tendre que Nafai, quoi qu’en dise Shuya. Et je suis son amie ; il me parle de choses qu’il n’aborderait avec personne d’autre et quand je m’adresse à lui, il m’écoute et me répond, contrairement à certains autres maris, en tout cas au dire de leurs femmes. Selon toutes les normes que je connais, c’est un excellent époux, mûr pour son âge – mais je ne pensais pas que cela se passerait ainsi. Quand je lui ai fait traverser le lac des Femmes, pour moi cela signifiait que nous étions destinés à accomplir de hauts faits pleins de majesté. Je nous voyais roi et reine, ou du moins grande prêtresse et grand prêtre, changeant l’univers par de grands et augustes exploits. Au lieu de ça, je vomis tripes et boyaux tandis qu’il grimpe aux murs comme un gamin de quinze ans qui s’exaspère parce qu’un ordinateur d’une autre planète refuse de lui envoyer des rêves…

Ah, et puis je suis trop fatiguée pour réfléchir, trop malade pour m’inquiéter ! Un jour, peut-être, l’image que je me fais de mon mariage deviendra réalité. Ou alors, ce sera pour sa deuxième épouse, après que je me serai tuée à vomir et qu’on m’aura enterrée sous le sable du désert.

Depuis toujours, les gens regardaient Shedemei d’un air bizarre, et elle le savait. Au début, parce que c’était une enfant très intelligente qui s’intéressait à des sujets dont les enfants ne se préoccupent pas en général. Les adultes lui jetaient des regards étonnés. Les autres gamins aussi, mais parfois les adultes souriaient et hochaient la tête d’un air approbateur ; les gamins, jamais. Shedemei avait cru que cela signifiait qu’en grandissant, tout le monde l’accepterait ; mais c’était le contraire qui était arrivé. Quand elle était devenue adulte, les enfants de sa génération avaient grandi en même temps qu’elle et la traitaient comme autrefois. Naturellement, elle était capable maintenant d’identifier ce qu’elle lisait en eux : crainte, rancœur, jalousie.

La jalousie ! Qu’y pouvait-elle si elle avait bénéficié d’une combinaison de gènes qui lui donnait une mémoire extraordinaire, un don immense pour saisir et comprendre les idées et un esprit capable d’opérer des rapprochements que personne d’autre ne voyait ? Elle n’avait pas choisi ce don de pratiquer une gymnastique mentale inaccessible à ceux qu’elle côtoyait (il existait des gens aussi intelligents qu’elle, certains peut-être même plus, mais ils vivaient dans des cités lointaines, voire sur d’autres continents ; elle ne les connaissait que par les travaux qu’ils publiaient et que Surâme transmettait aux diverses cités). Elle n’était pas malveillante, mais elle n’avait pas le pouvoir de faire partager ses dons aux envieux ; elle ne pouvait leur faire partager que les produits de ses talents. Ils les acceptaient de grand cœur, puis ils lui en voulaient.

Elle en avait conclu depuis longtemps que la majorité des gens vénèrent de loin les surdoués, mais préfèrent pour amis de sympathiques incompétents.

Or voilà qu’elle était définitivement attachée à cette petite société de seize personnes qu’elle ne pouvait éviter de rencontrer tous les jours. Elle faisait son travail, le désherbage du potager, la corvée d’eau, la surveillance des babouins pour éviter qu’ils ne quittent leur terrain et ne s’attaquent à la réserve de vivres. Elle remplaçait de bon cœur Luet quand elle était prise de nausées et accomplissait sans se plaindre les tâches que Sevet était trop paresseuse, Kokor trop enceinte et Dol trop délicate pour exécuter. Mais elle ne s’adaptait pas, on ne l’acceptait pas, elle ne s’intégrait pas au groupe, et cela ne faisait qu’empirer à chaque jour qui passait.

Elle comprenait parfaitement ce qui se passait, mais n’y trouvait aucun soulagement. Le lien qui se crée entre un mari et sa femme induit le besoin que les autres soient unis par le même lien, elle le savait bien pour l’avoir étudié. Les anciennes habitudes de flirt, les amitiés flottantes et inconséquentes, tout cela met les gens mariés mal à l’aise parce qu’ils ne veulent dans leur environnement rien qui puisse menacer la stabilité de la monogamie, alors que l’essence de la société sans union fixe, c’est le déséquilibre permanent, le libertinage, le hasard, le décousu, le folâtre.

Il est vrai que c’était précisément la façon dont certains souhaitaient vivre – Shedemei voyait bien que la monogamie hérissait Mebbekew, Obring, Sevet et Kokor. Mais pour l’instant, ils jouaient leur rôle d’époux en y mettant peut-être plus de conviction que ceux qui y croyaient réellement. Quoi qu’il en soit, il en résultait que Shedemei se retrouvait encore plus coupée des autres que jamais. On ne la fuyait pas, ça non. Hushidh et Luet se montraient toujours aussi chaleureuses avec elle, Eiadh était convenable à sa façon et tante Rasa toujours la même – elle serait toujours la même. Néanmoins, les hommes étaient tous… comment dire ? civils ? Quant à Dol, Sevet et Kokor, leur attitude allait du glacial à l’acide.

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