Orson Card - L'exode

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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Le pire, c’était que cette petite troupe d’humains prenait une forme qui excluait systématiquement toute influence de sa part. Pourquoi avait-on cessé de dire : « Les hommes vont faire ceci tandis que les femmes feront cela » ? Maintenant, c’était : « Les épouses peuvent rester ici pendant que les hommes s’en vont » faire ce qu’ils avaient envie de faire. Cette façon de classer les femmes sous le terme d’« épouses » la rendait folle de rage : les hommes, eux, ne se désignaient jamais comme « époux » ; c’étaient toujours des hommes. Et, comme si elles étaient aussi stupides que des babouins, les femmes ne paraissaient pas comprendre de quoi parlait Shedemei quand elle le leur faisait remarquer.

Naturellement, certaines, les plus intelligentes, en avaient conscience, mais elles préféraient ne pas en faire une affaire parce que… elles voulaient être de bonnes épouses ! Tant d’années à Basilica où les femmes n’avaient pas eu besoin d’effacer leur identité propre pour trouver des époux, et voilà que six semaines de voyage dans le désert suffisaient à les transformer en femmes de tribu nomade ! Le codage qui nous pousse à nous intégrer sans faire de vagues doit être si profondément ancré dans nos gènes qu’il est sans doute impossible à éradiquer, se dit Shedemei. Pourtant, j’aimerais mettre la main dessus ! Je l’arracherais au déplantoir, je le cautériserais avec un charbon ardent entre mes doigts nus ! L’absurdité de travailler sur des gènes avec des instruments aussi grossiers ne l’effleurait même pas ; la fureur que lui inspirait l’injustice de cet état de fait dépassait toute raison.

Je n’avais pas l’intention de me marier, pas avant longtemps, et encore, ce n’aurait été que pour une année, le temps de concevoir ; puis je me serais débarrassée de mon époux, en respectant quand même ses droits sur l’enfant. Il n’y avait pas de place dans ma vie pour un lien avec un homme. Et quand je me serais mariée, ce n’aurait sûrement pas été avec un mollasson d’archiviste invertébré qui s’est laissé transformer en domestique d’une communauté de seigneurs !

Shedemei était entrée dans le camp bien décidée à tirer le meilleur parti d’une triste situation, mais plus elle côtoyait Zdorab, moins elle l’appréciait. Elle aurait pu lui pardonner la façon dont il s’était retrouvé dans le groupe, Nafai l’ayant amené par ruse à sortir l’Index de la cité, puis obligé par force à jurer de les accompagner dans le désert. On peut excuser la faiblesse d’un homme dans un instant de trouble, d’incertitude et de surprise. Mais à son arrivée, elle avait découvert un Zdorab se prêtant à un rôle si avilissant qu’elle avait eu honte d’appartenir à la même espèce que lui. Ce n’était pas qu’il prenait sur lui les corvées dont personne ne voulait – couvrir les latrines, en creuser de nouvelles, évacuer les déchets corporels d’Issib, faire la cuisine, nettoyer la vaisselle. Elle aurait même plutôt eu du respect pour quelqu’un qui prêtait volontiers son aide – en tout cas, elle préférait cela à la paresse de Meb, d’Obring, de Kokor, de Sevet et de Dol. Non, ce qui éveillait en elle un tel mépris pour Zdorab, c’était son attitude envers ces travaux : il ne proposait pas de s’en charger comme s’il avait eu le droit de le refuser ; il agissait tout bonnement comme si c’était son rôle naturel d’accomplir les pires corvées du camp, et il les exécutait dans un tel silence, avec si peu d’ostentation qu’il était vite devenu normal pour tous que les tâches désagréables ou rebutantes lui reviennent de droit.

C’est un serviteur-né, se disait Shedemei. Il est venu au monde pour être esclave. Je n’aurais jamais cru qu’il pût exister une pareille créature, mais elle existe bel et bien, et c’est Zdorab, et c’est lui que les autres m’ont choisi pour époux !

Comment Surâme avait-elle pu permettre à Zdorab un accès aussi aisé à sa mémoire par le biais de l’Index ? Cela dépassait Shedemei. À moins que Surâme n’ait elle aussi désiré un serviteur. C’est peut-être ceux-là qu’elle préfère : ceux qui se conduisent comme des esclaves. N’est-ce pas pour cela que nous sommes tous ici ? Pour servir Surâme ? Pour lui servir de bras et de jambes, afin qu’elle puisse retourner sur Terre ? Des esclaves, tous… sauf moi !

C’est du moins ce que Shedemei s’était dit pendant des semaines, jusqu’au jour où elle s’était rendu compte qu’elle aussi commençait à tomber dans la catégorie des servantes. Cela lui était arrivé aujourd’hui même, alors qu’elle rapportait de l’eau de la rivière pour Zdorab, à la fois pour sa cuisine et sa toilette. D’habitude, elle s’en chargeait avec Hushidh et Luet, mais les vomissements de Luet l’affaiblissaient au point qu’elle avait perdu du poids, ce qui était mauvais pour l’enfant, et Hushidh s’occupait d’elle ; Shedemei se retrouvait donc seule pour la corvée. Elle attendait toujours que Rasa s’aperçoive qu’elle se coltinait l’eau toute seule et intervienne : « Sevet, Dol, Eiadh, prenez une palanche et transportez des seaux d’eau ! Faites votre part de travail ! » Mais Rasa voyait chaque jour Shedemei porter l’eau, passer devant Sevet et Kokor qui jacassaient en feignant de carder du poil de chameau et de le tortiller en fils, et tante Rasa ne disait jamais rien.

Elle avait envie de crier : « Avez-vous donc oublié qui je suis ? Ne vous rappelez-vous pas que je suis la plus grande savante de cette génération à Basilica ? La plus grande depuis dix générations ? »

Mais elle connaissait la réponse et elle ne criait pas. Tante Rasa avait oublié, en effet, parce que dans ce camp, elle se trouvait dans un monde nouveau, et le statut de tel et tel à Basilica ou ailleurs, cela ne comptait plus. Dans ce camp, on était une épouse, ou non, et dans ce dernier cas, on n’était personne.

Et voilà pourquoi Shedemei, son travail accompli, alla trouver Zdorab. Serviteur ou pas, c’était le seul homme disponible et elle en avait par-dessus la tête de n’être qu’une citoyenne de seconde classe dans cette nation en miniature. Un mariage prouverait qu’elle se pliait au nouvel ordre, elle entrerait dans une autre sorte de servitude avec un époux pour qui elle n’aurait que mépris. Mais cela valait mieux que disparaître purement et simplement.

Évidemment, quand elle l’imaginait en train de faire ses petites affaires avec son corps, elle en avait la chair de poule. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à Luet qui vomissait tout le temps – voilà ce qui arrive quand on laisse les hommes traiter les femmes comme des banques où déposer leur triste petit sperme.

Non, je me raconte des histoires, se dit-elle. Je suis furieuse, et c’est tout. Le partage du matériel génétique est élégant, magnifique ; c’est toute ma vie. Quelle grâce dans l’accouplement des lézards, le mâle monte sur la femelle et s’y accroche, son long et fin pénis l’enlace et cherche l’ouverture, agile et préhensile comme une queue de babouin ; la danse des pieuvres, leurs tentacules qui se touchent à leur extrémité, le frisson des saumons quand ils expulsent leurs œufs, puis leur semence, au fond de la rivière ; tout ça est magnifique, tout ça fait partie du ballet de la vie.

Mais les femelles disposent toujours d’un minimum de choix ; les fortes, en tout cas, les futées. Elles se débrouillent pour donner leurs œufs au mâle qui leur offrira les meilleures chances de survie – le mâle fort, le dominant, l’agressif, l’intelligent – pas à un esclave tremblant. Je n’ai pas envie que mes enfants aient des gènes d’esclave. Je préfère ne pas avoir d’enfant du tout plutôt que de les voir ressembler chaque année un peu plus à Zdorab, pour finir par avoir honte de les regarder.

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