Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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— Pour toi, c’est plutôt un bien, répondit Luet. Ça te fournira un nourrisson à prendre contre toi, en cas d’ennuis ! »

Nafai n’avait pas assisté au stratagème de Maslo et ne saisit pas l’allusion.

« Je parle de Maslo, dit Luet. Il s’est protégé avec le bébé de Ploxy.

— Ah oui, c’est leur méthode ; Shedemei m’en a parlé. Les mâles qui sont intégrés dans la tribu se lient d’amitié avec un ou deux petits pour s’en faire aimer. Et puis, lors des bagarres, ils s’emparent du petit, qui ne crie pas quand son ami le prend. L’autre mâle continue d’attaquer, le bébé se met alors à hurler de peur, et toute la tribu tombe à bras raccourcis sur le pauvre pizdouk.

— Ah ! dit Luet. Ça n’avait donc rien d’extraordinaire.

— Mais je n’y avais jamais assisté. Je suis jaloux que tu l’aies vu et pas moi.

— Et voilà la récompense. » Luet montra Maslo, qui n’en avait pas encore fini avec Rubyet.

« Et où est le perdant ? Je parie que c’est Yobar. » Luet indiqua une autre direction et en effet, Yobar était là, pitoyable dans son coin, les yeux fixés sur la troupe, sans oser s’approcher à cause des deux mâles qui grignotaient des feuilles à mi-chemin entre lui et le reste de la tribu.

« Tu vois, tu as intérêt à te mettre bien avec mon bébé, dit Luet. Sinon tu n’arriveras jamais à t’intégrer à la tribu que nous sommes en train de former. »

Nafai posa la main sur le ventre de Luet. « Il n’a pas encore grossi.

— Ça me convient très bien. Dis-moi, pourquoi es-tu venu ici, en fait ? »

Il la regarda d’un air consterné.

« Tu ne savais pas que j’étais ici, parce que personne n’était au courant, poursuivit Luet, donc tu n’es pas venu me retrouver : tu voulais être seul. »

Il haussa les épaules. « J’aime autant être avec toi.

— Tu es trop impatient. Surâme nous a déjà dit que rien ne pressait – elle n’aura rien préparé pour nous à Vusadka avant des années.

— Ce coin où nous sommes ne suffit pas à nous nourrir – il devient déjà difficile de trouver du gibier, dit Nafai. Et nous sommes trop près de la vallée habitée de l’autre côté des montagnes, à l’est.

— Oui, mais ce n’est pas ça qui te met dans tous tes états. Ce qui t’exaspère, c’est que le Gardien ne t’ait pas transmis de rêve.

— Non, ça, ça ne me tracasse pas. C’est plutôt la façon dont vous me le jetez tous à la tête. Toi, Shuya, Père, Mouj et Soif, vous avez tous vu ces anges et ces rats, moi pas ! Est-ce que ça veut dire qu’un ordinateur qui tourne autour d’une planète à une centaine d’années-lumière d’ici m’a jugé, un siècle avant ma naissance, indigne de recevoir sa petite ménagerie onirique ?

— Tu es vraiment en colère, dis donc !

— Je veux agir, et si c’est impossible, je veux au moins apprendre ! s’écria Nafai. J’en ai marre d’attendre sans arrêt et que rien ne se passe ! Ça ne sert à rien que je travaille avec l’Index ; Zdorab et Issib s’en servent constamment et ils connaissent bien mieux son fonctionnement que moi…

— Mais il te parle plus clairement qu’à quiconque.

— C’est ça : il ne me dit rien, mais sans parasites ! Quelle réussite !

— Et tu es bon chasseur. Même Elemak le reconnaît.

— Ah oui ! C’est tout ce qu’on m’a trouvé à faire : tuer ! »

Luet vit l’ombre de la mort de Gaballufix passer sur le visage de Nafai. « Vas-tu un jour te pardonner ton acte ?

— Oui. Quand Gaballufix sortira des grottes des babouins pour me dire qu’il faisait semblant d’être mort.

— Tu ne supportes pas d’attendre, c’est tout, dit Luet. Mais il en va de même pour ma grossesse. J’aimerais que ce soit fini. J’aimerais que le bébé soit déjà là. Mais ça prend du temps, alors j’attends.

— Tu attends, mais tu sens les changements en toi.

— Et je vomis tout ce que j’avale.

— Pas tout, fit Nafai, et tu sais ce que je veux dire. Moi, je ne sens aucun changement, je ne suis utile à rien…

— Sauf pour le gibier que nous mangeons.

— D’accord, tu as gagné ! J’ai un rôle vital, je suis utile à la communauté, je suis occupé tout le temps, je dois donc me tenir pour heureux. » Il commença à s’éloigner.

Elle voulut le rappeler, mais elle se rendit compte que cela ne servirait à rien. Il avait envie d’être malheureux et tout ce qu’elle obtiendrait en cherchant à lui remonter le moral n’aboutirait qu’à contrarier son humeur présente. Quelques jours plus tôt, tante Rasa l’avait avertie : elle devait se rappeler que Nafai n’était qu’un adolescent, elle ne pouvait l’espérer mûr et solide comme une tour. « Vous étiez tous les deux trop jeunes pour le mariage, avait dit Rasa, mais les événements nous ont dépassés. Tu as accepté le défi – Nafai y viendra, en son temps. »

Mais Luet n’avait pas particulièrement l’impression d’avoir relevé un quelconque défi. L’idée de mettre un enfant au monde dans le désert, loin de tout médecin, la terrifiait. Auraient-ils encore à manger dans quelques mois ? Tout dépendait de leur potager et des chasseurs, et seuls Elemak et Nafai s’y entendaient, en fait, même si Obring et Vas faisaient parfois quelques sorties avec leurs pulsants. Les vivres pouvaient venir à manquer, le bébé allait bientôt être là, et que se passerait-il s’ils décidaient soudain de reprendre le voyage ? Ses nausées étaient déjà difficiles à supporter, mais que serait-ce si elle devait voyager sur une monture cahotante ? Elle préférait encore avaler du fromage de chameau !

Et naturellement, la pensée du fromage lui fit venir une vague de nausée, qui faillit cette fois passer par-dessus bord ; elle tomba donc à genoux, malade de l’acidité qui remontait de ses entrailles jusque dans sa bouche. Sa gorge était douloureuse, sa tête lui faisait mal et elle en avait assez !

Alors, des mains la touchèrent et rassemblèrent sa chevelure en torsade afin de la protéger des vomissures. Elle voulut dire merci, sachant qu’il s’agissait de Nafai ; elle désirait aussi lui dire de s’éloigner : quelle humiliation, quelle ignominie, quelle douleur de se montrer sous ce jour ! Mais c’était son mari ; il était partie prenante et elle ne pouvait le renvoyer. À vrai dire, elle n’en avait même pas envie.

Ses haut-le-cœur se calmèrent enfin. « Pas très efficace, commenta Nafai, si l’on en juge par la quantité.

— Tais-toi, s’il te plaît. Je n’ai pas envie qu’on me remonte le moral : je souhaiterais que mon bébé ait déjà dix ans pour que je me rappelle ce genre de séances comme un épisode amusant de mon enfance !

— Ton vœu est exaucé, répondit Nafai. Ta fille est ici et elle a dix ans. Évidemment, c’est une morveuse haïssable, comme toi au même âge.

— C’est pas vrai !

— Tu étais déjà la sibylle de l’eau et, comme chacun sait, tu prenais tout le temps des grands airs et tu faisais l’insolente avec les adultes !

— Je leur disais ce que je voyais, c’est tout ! » Puis elle se rendit compte qu’il se moquait d’elle. « Ne te fiche pas de moi, Nafai. Je le regretterai plus tard, mais si tu continues, je risque de sortir de mes gonds et de t’assassiner sur place ! »

Il l’enlaça et elle dut se tortiller pour l’empêcher de l’embrasser. « Arrête ! s’écria-t-elle. J’ai un goût si affreux dans la bouche que tu en tomberais comme une mouche ! »

Il se contenta donc de la tenir dans ses bras et au bout d’un moment, elle se sentit mieux.

« Je ne cesse pas de penser au Gardien de la Terre », dit Nafai.

J’y songerais moi aussi si le bébé ne m’occupait pas tout entière, se dit Luet.

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