Ivan Efremov - La Nébuleuse d'Andromède

Здесь есть возможность читать онлайн «Ivan Efremov - La Nébuleuse d'Andromède» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Moscou, Год выпуска: 1959, Издательство: ИЗДАТЕЛЬСТВО ЛИТЕРАТУРЫ НА ИНОСТРАННЫХ ЯЗЫКАХ, Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

La Nébuleuse d'Andromède: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La Nébuleuse d'Andromède»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

La Nébuleuse d'Andromède — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La Nébuleuse d'Andromède», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Les bâtisseurs du caveau déclaraient à leurs descendants, avec la fanfaronnerie typique de l’individualisme des anciens, qu’ils étaient parvenus aux sommets du savoir et conservaient là pour la postérité leurs réalisations étonnantes.

Miika haussa les épaules d’un air dédaigneux.

— On voit, rien qu’à cette inscription, que le «Refuge de la Culture» remonte à la fin de l’Ere, aux dernières années de l’ancien régime. Elle est typique pour les gens de l’époque, cette croyance absurde à l’existence immuable de leur civilisation, de leur langue, de leurs coutumes, de la morale et de la prétendue grandeur de l’homme blanc!

— Votre jugement est net mais unilatéral, Miika. Moi, j’entrevois à travers le sinistre squelette du capitalisme mourant ceux qui luttèrent pour l’avenir. Leur avenir à eux, c’est notre présent. Je vois quantité d’hommes et de femmes qui cherchaient la lumière dans la vie étroite et pauvre, assez forts pour s’évader de leur geôle, assez bons pour aider leurs amis et ne pas s’aigrir dans la touffeur morale du monde ambiant…

— Ceux qui cachaient leur culture dans cette caverne n’étaient pas ainsi, répliqua Miika. Tenez, il n’y a là que des choses techniques. Ils se targuaient de leur technique, sans s’inquiéter de leur ensauvagement moral et émotif, Ils méprisaient le passé et fermaient les yeux sur l’avenir!

Véda donna raison à Miika. Ces hommes auraient été plus heureux, s’ils avaient su proportionner les résultats acquis à ce qui restait encore à faire pour transformer le monde et la société. Ils auraient vu alors, dans toute sa misère, leur planète souillée, enfumée, dépouillée de ses forêts, encombrée de papiers et d’éclats de verre, de gravats et de ferraille. Dessillés, ils auraient été plus sages et plus modestes…

Un puits étroit de trente-deux mètres de profondeur conduisait à une autre salle. Après avoir envoyé Miika et deux aides chercher l’appareil gamma pour la radioscopie des armoires, Véda se mit à explorer cette troisième grotte, sans tuf ni coulées d’argile. Les vitrines basses, en verre moulé étaient seulement embuées par l’humidité intérieure. Penchés sur les glaces, les archéologues examinaient les bijoux en or et en platine, sertis de gemmes. Cette collection de reliques devait dater du temps où on avait encore la manie, dérivée du culte des mânes, de préférer l’ancien au nouveau. Véda éprouva, une fois de plus, du dépit devant la suffisance des ancêtres qui croyaient que leurs notions de la valeur et leurs goûts resteraient immuables à travers les siècles et seraient adoptés comme canon par la postérité.

L’extrémité de la grotte se changeait en couloir droit et haut, qui descendait en pente douce à une profondeur inconnue. Les compteurs des chariots indiquaient, au départ du couloir, 304 mètres au-dessous de la surface de la Terre. De larges fissures partageaient lgs voûtes en énormes plaques calcaires qui devaient peser des milliers de tonnes. Véda se sentit alarmée. L’expérience acquise au cours de l’étude de nombreux souterrains lui disait que la masse rocheuse, au piedde la crête de montagnes, était en équilibre instable. Peut-être avait-elle été déplacée par un séisme ou par l’exhaussement général qui avait surélevé les montagnes d’une cinquantaine de mètres depuis la fondation de ce musée. Une expédition archéologique ordinaire n’était pas en mesure de fixer cette masse formidable. Seuls, des buts importants pour l’économie de la planète auraient justifié de tels efforts.

D’autre part, les trésors historiques recelés dans une grotte aussi profonde pouvaient avoir une valeur technique, comme les inventions oubliées mais utiles au monde actuel.

La prudence recommandait de ne pas pousser l’exploration plus loin. Mais pourquoi le savant ménagerait-il sa personne, alors que des millions de gens faisaient des travaux et des essais dangereux, que Dar Véter et ses camarades œuvraient à 57 mille kilomètres au-dessus, de la Terre et qu’Erg Noor se préparait à un voyage sans retour! Ces deux hommes qu’elle tenait en haute estime n’auraient pas reculé… Eh bien, elle ne reculerait pas non plus…

Des piles de rechange, une caméra électronique, deux appareils à oxygène… Elles iraient à deux, Véda et l’intrépide Miika, laissant à leurs camarades le soin d’étudier la troisième salle.

Véda Kong leur conseilla de se restaurer. On sortit les tablettes des voyageurs, comprimés d’albumines facilement assimilables, de sucres et d’antitoxines de la fatigue, mélangés de vitamines, d’hormones et de stimulants du système nerveux. Véda, surexcitée, n’avait pas faim. Miika ne revint qu’au bout de quarante minutes: elle avait, paraît-il, cédé à la tentation de faire la radioscopie de quelques armoires pour avoir une idée de leur contenu.

La descendante des plongeuses japonaises remercia du regard son chef d’équipe et fut prête en un instant.

Les câbles rouges et minces passaient au milieu du couloir. La lumière mauve des couronnes de gaz posées sur la tête des deux femmes ne pouvait percer l’obscurité séculaire de la galerie qui descendait en pente de plus en plus raide. De grosses gouttes froides tombaient de la voûte avec un bruit sourd et régulier. Des ruisseaux murmuraient dans les fissures. L’humidité pénétrante entretenait dans le souterrain une atmosphère de sépulcre. On ne rencontre que dans les grottes ce silence absolu, auquel veille l’écorce terrestre elle-même, insensible, inerte. Là-haut, si profond que soit le silence, on devine toujours une vie cachée, le mouvement de l’eau, de l’air ou de la lumière.

Véda et sa compagne subissaient malgré elles l’emprise de la caverne qui les avait englouties, comme la tombe d’un passé mort qui ne revit que dans l’imagination.

Elles avançaient vite, malgré la couche épaisse d’argile qui engluait le sol. Des blocs détachés des parois les forçaient parfois à escalader des encombrements et à ramper entre ces amas et la voûte. En une demi-heure, les deux exploratrices étaient descendues de quatre-vingt-dix mètres et avaient atteint un mur lisse, où stationnaient les deux automates de reconnaissance. Un reflet de lumière leur suffit à distinguer dans le mur une porte massive en acier inoxydable. Au centre du battant, deux bosses rondes, marquées de signes, des flèches dorées et des poignées… Pour ouvrir, il fallait composer un signal conventionnel. Les archéologues connaissaient ce type de serrures, mais d’origine plus ancienne. Ayant tenu conseil, elles examinèrent le dispositif. Il ressemblait fort aux ouvrages que les gens rusés et méchants employaient autrefois à défendre leurs trésors contre les «étrangers»: dans l’Ere du Monde Désuni on classait les hommes en «étrangers» et «siens». Quand on tentait de forcer ces portes, elles projetaient souvent des obus explosifs, des jets de gaz toxiques ou radiations aveuglantes qui tuaient les investigateurs sans méfiance. Les mécanismes en métaux résistants ou en matières plastiques s’étaient conservés durant 4es siècles et avaient emporté beaucoup de vies, jusqu’à ce qu’on eût appris à les neutraliser.

Il était évident qu’on devait ouvrir la porte au moyen d’instruments spéciaux. Les exploratrices se voyaient obligées de quitter le seuil du mystère principal de la grotte. Sans aucun doute, cette porte hermétique dissimulait les vestiges les plus précieux. Véda et Miika éteignirent les lampes et cassèrent la croûte à la lumière de leurs couronnes. Après un bref repos, elles comptaient réitérer leur tentative.

— Qu’est-ce qu’il peut bien y avoir là? soupira Miika, les yeux sur la porte dont les dorures brillaient orgueilleusement. Elle semble nous narguer… On ne passe pas…. vous ne saurez rien!

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «La Nébuleuse d'Andromède»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La Nébuleuse d'Andromède» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «La Nébuleuse d'Andromède»

Обсуждение, отзывы о книге «La Nébuleuse d'Andromède» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x