Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Ne pas savoir. C’est la seule chose que les historiens ne comprendraient jamais. Ils pouvaient observer les gens de la période, vivre avec eux, tenter de se mettre à leur place, mais ils ne ressentiraient jamais ce qu’ils éprouvaient.

Parce que je sais ce qui va se produire. Hitler n’a pas envahi l’Angleterre, il n’a pas utilisé les gaz toxiques ni détruit Saint-Paul. Ni Londres. Ni le monde. Je sais qu’il a perdu la guerre.

Mais eux ne le savaient pas. Ils avaient traversé le Blitz, le jour J, les V1 et V2 sans la moindre garantie d’un happy end .

— Qu’est-il arrivé à Raiponce, après ? demanda Trot, comme si rien n’était advenu.

— Raconte-nous la fin de l’histoire, renchérirent Bess et Irene.

Elles dormaient toutes les deux avant que leur mère ait terminé la page, et Trot bataillait pour garder les yeux ouverts. Elles étaient trop petites pour comprendre ce qui se passait, bien sûr, ou ce qui aurait pu se passer. Polly en était soulagée.

Ils devaient tous ressentir pour elles le même désir de protection. Mme Wyvern et Mlle Laburnum baissèrent la voix jusqu’au murmure, et M. Simms se pencha pour ajuster la couverture sur les épaules de Bess. Mme Brightford lui sourit avant de continuer sa lecture :

— … « et après toutes ces années où il l’avait cherchée, le prince entendit la voix de Raiponce… »

— Maman, l’interrompit Trot qui s’était assise et tirait la manche de sa mère. Et si les Allemands en vahissent ? interrogea-t-elle, séparant le verbe en deux mots.

— Cela n’arrivera pas, affirma Mme Brightford. M. Churchill ne le permettra pas.

Elle se remit à lire :

— « Et les larmes de Raiponce, en tombant sur les yeux du prince, restaurèrent sa vue, et ils vécurent heureux à jamais. »

— Mais s’ils le font ? En vahir ?

— Ils ne le feront pas, répondit sa mère avec fermeté. Je te protégerai toujours. Tu le sais, n’est-ce pas, ma chérie ?

Trot hocha la tête.

— Sauf s’ils te tuent.

Dulwich, Surrey, le 14 juin 1944

En attendant, il est important de ne pas donner à l’ennemi la moindre information susceptible de l’aider à diriger ses tirs grâce à la localisation des points d’impact de ses missiles.

Herbert Morrison, ministre de l’Intérieur britannique, le 16 juin 1944

Mercredi matin, Mary commençait à s’inquiéter. Il n’y avait toujours aucune mention du pont ferroviaire de Bethnal Green ni des autres V1 tombés la nuit du 12 juin. Si les quatre premiers V1 avaient frappé à l’heure indiquée par son implant, on aurait dû en avoir entendu parler, maintenant.

Mais bien que les deux dernières filles du FANY, Parrish et Sutcliffe-Hythe, aient rapporté une boîte de sparadrap de Platt, qui se situait à moins de sept kilomètres du premier point d’impact, et que Talbot ait téléphoné à Bethnal Green pour leur demander de lui mettre de côté tous les escarpins, personne n’avait parlé d’explosions ou d’avions étranges dont les fuselages auraient craché des flammes jaunes.

Rien dans les journaux non plus, mais Mary s’y était attendu. Le gouvernement avait gardé le secret sur les V1 jusqu’au 15. À ce moment-là, plus d’une centaine de fusées avaient déferlé, et il n’était plus possible de se taire. Cependant, Mary avait pensé trouver quelque chose au sujet d’une explosion de gaz : c’était la version que l’on faisait circuler en guise d’explication.

Les journaux de Londres ne rapportaient rien de tel, et les fiançailles de Mlle Betty Buntin avec Joseph Morelli, soldat de première classe de Brooklyn, New York, occupaient la une de la South London Gazette . Dans le poste du FANY, on se demandait qui porterait la première la robe de tulle rose, et c’était le seul sujet de conversation. Si Mary avait été transférée là sans préparation historique, elle aurait été incapable de déduire qu’une guerre était en cours, encore moins que les lieux subissaient une attaque. Et les prochaines fusées ne seraient pas tirées avant la nuit du lendemain, si bien qu’il n’y avait aucun moyen d’aborder le sujet.

Elle s’y efforça quand même.

— J’étais censée arriver lundi. J’ai raté quelque chose ?

— Le débarquement en Normandie, répondit Reed, qui se vernissait les ongles.

— Et le char à fourbi, ajouta Camberley, qui essayait la robe de soirée rose. Nous t’aurions pris la dentelle écrue si nous avions su que tu viendrais. (Elle se tourna vers Grenville.) Impossible de manger ou de respirer là-dedans. Il faudra l’élargir à nouveau. (Elle se retourna vers Mary.) Dis donc, Kent, tu n’aurais pas des robes de soirée, par hasard ?

— Ne leur réponds oui que si tu es prête à les partager, prévint Fairchild.

— Mais si tu partages avec nous, on partage avec toi, avança Camberley.

Parrish roula des yeux.

— Je suis sûre qu’elle bave d’envie juste à l’idée de porter le Péril jaune.

— Avec ses cheveux blonds, ça pourrait lui aller, assura Camberley.

— Le Péril jaune ne peut aller à personne, assena Maitland, mais Camberley l’ignora.

— Alors, as-tu une robe de soirée, Kent ?

— Oui, dit Mary, ouvrant le sac de marin qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de déballer. En vérité, j’en ai deux, et je serai heureuse de les partager avec vous.

Elle les montra et sut dans l’instant qu’elle avait commis une erreur. Les filles les observaient, la bouche ouverte. Quand elle les avait choisies à Garde-robe, elle avait opté pour celles qui semblaient avoir été portées, de façon à passer inaperçue, mais, comparées à la robe de tulle rose à l’ourlet déchiré et aux coutures manifestement retouchées, les siennes, en soie vert pâle et en organdi bleu, paraissaient flambant neuves.

— Où diable as-tu réussi à trouver de telles merveilles ? demanda Fairchild, qui palpait la soie verte.

— Tu ne sortirais pas avec un richissime général américain, par hasard ? s’enquit Reed.

— Non. Ma cousine me les a données quand elle est partie pour l’Égypte. Elle est dans le corps médical.

Elle espérait qu’aucune n’assurerait qu’elle connaissait une infirmière, en Égypte, qui se rendait en permanence à tous les bals.

— Je n’ai pas encore eu la moindre occasion de les mettre, ajouta-t-elle en toute honnêteté.

— À l’évidence, dit Parrish.

Camberley paraissait sur le point de fondre en larmes.

— Tu es sûre que tu es d’accord pour les partager avec nous ? interrogea-t-elle avec déférence.

Voilà qui montrait à quel point la guerre avait changé la vie de ces jeunes femmes. Elles provenaient de familles aisées, elles avaient été des débutantes, présentées à la Cour, et aujourd’hui l’idée d’endosser des robes démodées et usées les enchantait.

— Je n’avais pas vu de soie de cette qualité depuis le début de la guerre ! dit Sutcliffe-Hythe, qui touchait l’étoffe. J’espère qu’elle ne se terminera pas avant que j’aie pu la porter.

Tu en auras l’occasion !

Une grosse partie du pire était encore à venir, mais toutes les filles du poste étaient persuadées que la guerre serait terminée à l’automne. Elles avaient même conçu un pari mutuel sur le jour où elle prendrait fin.

— À propos de la fin de la guerre, dit Fairchild, tu ne nous as jamais indiqué quelle date tu choisissais pour le pari, Kent.

Le 8 mai 1945, pensa-t-elle. Mais le calendrier qu’elles utilisaient n’allait que jusqu’au mois d’octobre, et la plupart des dates de la fin juin et du début juillet étaient déjà prises, alors que le débarquement n’avait commencé que depuis deux semaines.

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