Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Mais il n’avait pas imprimé plus de quelques mètres quand Cess surgit du brouillard et lui tapa sur l’épaule.

— Le brouillard se lève. On ferait mieux de s’en aller. Je termine les tanks, commence à ranger le matériel.

Cess ne se trompait pas. Le brouillard s’éclaircissait. Ernest pouvait deviner les formes floues et fantomatiques des arbres dans le gris de l’aube et, à l’extrémité du champ, trois vaches noires et blanches qui broutaient placidement, par chance de l’autre côté d’une barrière.

Ernest releva la bâche, détacha le parapluie, l’apporta au camion avec la pompe, et revint pour le traceur. Il le souleva, décida qu’il ne parviendrait pas à le porter jusqu’au bout, le posa, tira sur le démarreur et poussa l’appareil une dernière fois, créant une nouvelle empreinte depuis la chenille gauche du tank jusqu’au bord du pré. Puis il le remorqua, tant bien que mal, jusqu’au camion. Le temps qu’il l’embarque à l’arrière, la brume terminait de s’effilocher en vastes traînées qui flottaient sur l’herbage comme des voiles. La longue ligne des empreintes de char apparaissait, conduisant au bosquet et au dos d’un tank imparfaitement caché par les feuillages, l’autre à demi masqué derrière lui. Même si Ernest connaissait la supercherie, la scène paraissait réelle, et il ne survolait pas l’endroit à quinze mille pieds. De là-haut, l’illusion serait parfaite. À moins, évidemment, qu’il reste un phonographe au beau milieu.

Il retourna le chercher, et cette fois son champ de vision était de plusieurs mètres à chaque pas mais, quand il arriva près du tank, le brouillard l’enveloppa de nouveau, plus dense que jamais, et engloutit tout, même le tank à côté de lui. Il rabattit le couvercle du phonographe et boucla les fermoirs, puis plia la table.

— Cess ! appela-t-il dans ce qui lui semblait la bonne direction. Où en es-tu ?

Et le brouillard s’ouvrit brusquement, comme un rideau de théâtre. Ernest découvrit le bosquet et l’enclos tout entier…

… et le taureau. Qui se tenait à mi-chemin du pacage. Un monstre brun hirsute aux petits yeux de fouine et aux cornes démesurées. Il observait le tank.

— Hé ! vous, là-bas ! cria une voix depuis la barrière. Qu’est-ce que vous foutez dans mon pré ?

Ernest se tourna instinctivement pour regarder le fermier qui l’interpellait.

Tout comme le taureau.

— Virez-moi ces satanés chars de là ! hurla l’homme, qui fendait l’air d’un doigt coléreux.

Le taureau le considéra un moment, captivé, puis sa tête opéra un mouvement de balancier… et se braqua sur Ernest.

Londres, le 15 septembre 1940

J’ai toujours beaucoup regretté que nous ayons dû rompre avec nos traditions, et que, contrairement à certain théâtre célèbre pour ses femmes nues, nous ne pouvions nous vanter : « Nous n’avons jamais fermé nos portes ! »

W.R. Matthews, doyen de la cathédrale Saint-Paul, à propos du Blitz

Le déphasage temporel avait du bon. Il permettait de dormir sur un sol glacial alors que les bombes s’écrasaient autour de vous et que les canons de DCA tonnaient. Polly continua même à dormir après la fin de l’alerte. Quand elle s’éveilla, il ne restait plus que Lila et Viv, pliant la couverture sur laquelle elles s’étaient assises, et la revêche Mme Rickett.

Elle est probablement là pour s’assurer que je n’emporte rien en partant , se dit Polly tandis qu’elle ramassait son sac et les petites annonces immobilières. À quelle heure pouvait-on décemment demander à visiter une chambre un dimanche ? Elle jeta un coup d’œil à sa montre. Six heures et demie. Sûrement pas aussi tôt. Dommage de ne pouvoir s’attarder ici. Elle se sentait encore abrutie de sommeil, mais Mme Rickett ne risquait pas de l’y autoriser, à en juger par les regards qu’elle lançait à Lila et à Viv, ses bras maigres farouchement serrés contre sa poitrine.

Les deux filles sortirent en gloussant, et Mme Rickett s’approcha de Polly.

Elle s’apprête à me houspiller !

Polly enfila son manteau.

— Je pars dans un instant…, commença-t-elle.

— Vous avez bien dit que vous cherchez une chambre ?

Mme Rickett désignait le journal dans la main de Polly.

— Oui.

— J’en ai une. Je tiens une pension. J’allais passer une annonce, mais si vous êtes intéressée, c’est au 14 Cardle Street. Vous pouvez m’accompagner tout de suite et voir si cela vous convient. Ce n’est pas loin.

Et il s’agissait d’une des adresses approuvées par M. Dunworthy.

— D’accord. Et merci.

Polly suivit Mme Rickett dans l’escalier, en haut duquel elle s’arrêta pour contempler l’édifice qu’elles venaient de quitter et sa flèche, profilée contre le ciel de l’aube.

C’est une église ! Voilà qui expliquait la présence du pasteur et la conversation sur les fleurs de l’autel. La volée de marches débouchait sur l’un des côtés du bâtiment. Sur un mur adjacent, un panneau annonçait : « Église Saint-George, Kensington, révérend Floyd Norris, pasteur. »

— Mes chambres individuelles avec demi-pension coûtent dix shillings et huit pence, annonça Mme Rickett en traversant la rue. La chambre est charmante et douillette.

Autant traduire minuscule, et sans doute sinistre.

Ce n’est que pour six semaines. Ou plutôt cinq, avec le décalage. Et je n’y vivrai pratiquement pas. Je serai au magasin toute la journée et dans les abris du métro la nuit.

— À quelle distance est la station de métro la plus proche ?

— Notting Hill Gate, indiqua Mme Rickett qui désignait la direction opposée à la leur. À trois rues.

Parfait. Cette station n’était pas aussi profond que Holborn ou que Bank, mais elle n’avait jamais été touchée, et elle se trouvait sur la Central Line qui desservait Oxford Street. Et à moins de quatre cents mètres de Cardle Street. M. Dunworthy en trépignerait de joie. Si la chambre se révélait habitable…

Elle l’était, tout juste. Au troisième étage, et si « douillette » que le lit prenait toute la place. Il fallut à Mme Rickett des ruses de serpent pour se faufiler jusqu’à l’armoire de l’autre côté. Le linoléum couleur de foie cru et le papier peint plus sombre encore absorbèrent la lumière de la minuscule fenêtre quand Mme Rickett tira le rideau de black-out. On devait monter d’un étage pour bénéficier des « commodités », et de deux pour la salle de bains, avec l’eau chaude en supplément.

Cependant, la chambre remplissait toutes les conditions requises par M. Dunworthy, et Polly n’aurait pas à perdre un temps précieux pour se loger. Elle pressentait que Mme Rickett serait une hôtesse détestable, mais les grands magasins la contacteraient plus facilement si elle disposait d’une adresse.

— Avez-vous un téléphone ?

— En bas, dans le vestibule, uniquement pour les appels locaux. Cinq pence. Pour les appels interurbains, il y a la cabine de Lampden Road. Ici, pas d’appels après 21 heures.

— Je la prends, dit Polly, qui ouvrait son sac.

Mme Rickett tendit la main.

— Ça fera une livre cinq. Payables d’avance.

— Mais vous n’aviez pas annoncé que ce serait dix shillings et huit…

— C’est une chambre double.

Adieu, le mythe de la générosité qui régnait pendant la guerre !

— Vous n’avez aucune chambre individuelle à louer ?

— Non.

Et, même si tu en avais une, tu ne le dirais pas.

Ce ne serait que pour cinq semaines. Polly paya.

Mme Rickett empocha l’argent.

— Pas de visites masculines en haut. On ne fume pas, on ne boit pas, on ne cuisine pas dans les chambres. En semaine et le samedi, le petit déjeuner est à 7 heures et le dîner à 18. Le dimanche, le déjeuner est à 13 heures, et je prépare un repas froid pour le dîner.

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