Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Il ferma la porte du compartiment, s’assit à la fenêtre et pressa son nez contre la vitre.

— Regardez ! Voilà un Wellington.

— Alf, donne-moi cette souris tout de suite.

— Mais j’dois marquer où j’ai logé le Wellington !

Il sortit la carte que le pasteur lui avait fournie et se mit à la déplier. Eileen la lui arracha.

— Pas avant que tu m’aies donné cette souris !

Elle tendit la main.

— Bon, d’accord, fit le garçon de mauvaise grâce en la retirant de sa poche. C’est juste un bout de ficelle.

Un cordon d’un rose passé reposait dans sa paume. Eileen le trouva bizarrement familier.

— Où as-tu pêché ça ?

— Le tapis de lady Caroline, expliqua Binnie.

— C’est tombé, prétendit Alf.

L’inestimable tapisserie médiévale de lady Caroline ! Quand elle s’en apercevra…

Mais alors Eileen serait partie depuis longtemps, lady Caroline s’en prendrait à l’armée, et Alf et Binnie auraient été pendus pour un autre crime, si bien qu’elle se contenta de les sermonner pour qu’ils cessent d’effrayer les gens. Puis elle leur distribua les sandwichs et les bouteilles de limonade tirées du panier. Ils buvaient tous joyeusement quand une femme aux cheveux gris et à l’air sévère ouvrit la porte.

— Non ! intima Eileen aux Hodbin.

La dame s’installa en face d’Eileen, les mains sur son sac posé sur ses genoux.

— Vous ne devriez pas autoriser la limonade à vos enfants, déclara-t-elle d’un ton sévère. Ni les sucreries, quelles qu’elles soient.

— Ça vous botterait de zieuter ma souris ? demanda Alf.

La femme pointa sur lui un regard en vrille.

— Quand on voit un enfant, on ne veut pas l’entendre.

— C’est la bouffetance pour mon serpent.

Il exhiba son fil de tapisserie pendouillant.

Elle lui jeta un coup d’œil glacial.

— J’ai dirigé une école pendant trente ans, lui dit-elle en attrapant le cordon et en l’arrachant de son poing. Bien trop longtemps pour tomber dans le panneau d’écoliers et de leurs souris chimériques. (Elle tendit le cordon à Eileen.) Et de leurs serpents imaginaires. Il faut vous montrer plus ferme avec vos enfants.

— C’est pas ma mère, intervint Theodore.

La directrice tourna vers lui son regard en vrille. Il se blottit contre Eileen.

— Ce sont des évacués, expliqua celle-ci en entourant le garçon de son bras.

— Encore plus de raisons d’employer la manière forte avec eux.

Alf posa la main sur son estomac.

— J’me sens pas bien, Eileen.

— Alf dégobille toujours dans les trains, renchérit Binnie.

— Rien d’étonnant, dit la directrice à l’intention d’Eileen. Voilà ce que vous y gagnez, à leur donner de la limonade. Une bonne dose d’huile de ricin, et tout rentrera dans l’ordre.

Alf retira en hâte la main de son estomac, et fila avec Binnie dans le coin du compartiment.

— Il est évident que les trois enfants dont vous avez la charge ont été beaucoup trop dorlotés et gâtés, ajouta-t-elle, ses yeux glacials rivés sur Theodore.

Theodore. Combien de fois avait-il été confié à des étrangers, une étiquette à bagages épinglée au manteau, et envoyé vers l’inconnu ?

— Le maternage ! Ce n’est pas ce dont les enfants ont besoin, insista-t-elle.

Elle lança un regard noir aux Hodbin, en plein conciliabule dans l’angle de la fenêtre.

— Ils ont besoin de discipline et d’une poigne de fer, en particulier à des moments comme ceux que nous vivons.

J’aurais tendance à penser qu’ils ont besoin de plus de « maternage » pendant une guerre, pas l’inverse.

— Qui se montre gentil avec les enfants n’aboutit qu’à les rendre dépendants et faibles.

Ce n’étaient pas exactement les mots qu’Eileen aurait choisis pour décrire Alf et Binnie.

— Qui aime bien châtie bien, affirma la dame.

— Vous voulez dire que vous battez les enfants ? demanda Theodore d’une voix tremblante en se terrant contre Eileen.

— Quand c’est nécessaire, déclara la directrice.

Dont le regard sur Alf et Binnie témoignait à l’envi que si cela ne relevait que d’elle l’exécution aurait lieu sur-le-champ.

Alf était monté sur le siège pour atteindre le porte-bagages, et Binnie se tenait dessous pour le rattraper.

— Alf, assieds-toi, ordonna Eileen.

— Je cherche mon journal de guetteur. Faut que j’note les avions qu’j’ai zieutés.

— Les enfants ne doivent pas répondre insolemment à leurs aînés, proféra la directrice. Ni grimper partout comme des singes. Vous deux, là-bas, asseyez-vous immédiatement.

À la grande surprise d’Eileen, ils lui obéirent tous les deux. Ils s’assirent près d’elle, les mains croisées sur les genoux.

— Vous voyez ? triompha-t-elle. Un peu de fermeté, c’est tout ce dont ils ont besoin. La tendance moderne à laisser les enfants faire ce qui leur… Hé !

Elle se dressa d’un bond, balança son sac à Eileen et se mit à frotter son ventre comme s’il s’était enflammé.

— Alf, qu’as-tu fait ? interrogea Eileen.

Mais il était déjà à quatre pattes avec sa sœur, et tâtonnait pour essayer d’enlever quelque chose du plancher. Il le fourra dans sa poche.

— Nib de nib, répondit-il en se levant et en présentant ses mains vides.

— On était juste assis là, ajouta Binnie d’un ton innocent.

— Affreux petits voyous ! explosa la directrice avant de s’approcher d’Eileen. Vous êtes de toute évidence incapable de vous charger d’enfants. (Elle arracha son sac à Eileen.) J’ai bien l’intention d’en rendre compte au Comité d’évacuation. Et au chef de train.

Après avoir attrapé sa valise et ses paquets, elle se tourna vers Alf et Binnie :

— Vous, vous finirez mal, je vous le prédis !

Elle sortit en tempête du compartiment.

— L’est pas imaginaire : j’voulais juste y montrer, expliqua Alf, qui tirait une couleuvre verte de sa poche.

— Bien fait pour elle, affirma Binnie d’une voix sinistre.

Oui, bien fait pour elle , pensa Eileen, au lieu de quoi elle demanda :

— Qu’est-ce qui vous a pris d’emporter un serpent dans le train ?

— Y pouvait pas rester tout seul au manoir, lui dit Alf. Les soldats, y l’auraient canardé. Y s’appelle Bill, précisa-t-il avec tendresse.

— On va être jetés du train ? interrogea Theodore, apeuré.

Comme s’il lui répondait, le convoi se mit à ralentir. Les Hodbin foncèrent à la fenêtre.

— C’est rien, annonça Binnie. Juste une gare.

Cependant, au bout de dix minutes, le train ne repartait toujours pas et, quand Eileen sortit dans le couloir – après avoir enjoint aux enfants de ne pas bouger pendant son absence –, elle vit la directrice, sur le quai, secouer son doigt sous le nez du chef de gare qui regardait anxieusement sa montre à gousset.

Eileen battit en retraite dans le compartiment.

— Alf, tu dois te débarrasser de ce serpent dans l’instant.

— Abandonner Bill ? fit Alf, atterré.

— Oui.

— Comment ?

— Ça m’est égal, commença-t-elle à dire, puis une horrible vision lui vint du reptile se faufilant dans le couloir. Lâche-le par la fenêtre.

— Par la f’nêtre ? Y s’ra écrabouillé !

Et Theodore fondit en larmes.

Plus qu’un jour, et ces gosses seront hors de ma vue à jamais…

Le train se remettait en marche. Le chef de gare avait dû persuader la directrice de les laisser à bord. Ou peut-être était-elle partie ; enragée, pour prendre un train plus tard.

— On peut pas lâcher Bill maintenant qu’on roule, déclara Binnie. Y s’rait tué pour de bon.

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