Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Il n’y avait pas de débris. Pas d’ardoises de toit, pas de chevrons, de piliers ni de bancs pour montrer qu’un jour une église se dressait ici, juste une plate étendue de briques et de verre pulvérisés. Si l’on exceptait la rampe en métal déchiré de l’escalier qui menait à l’abri souterrain, abri dont personne, personne n’aurait pu sortir vivant.

« Tous ces morts » , avait dit le vieil homme.

Oh ! mon Dieu ! le pasteur, et Mlle Laburnum, et Mme Brightford. Et ses petites filles.

C’est arrivé la nuit dernière quand je me trouvais au point de saut. J’ai entendu la bombe frapper. Ils devaient tous être là, au refuge. Et si je n’avais pas tenté le transfert, j’aurais été là, moi aussi.

Nauséeuse, elle se rappela ses plans pour se cacher dans l’église en attendant que les rues se vident.

J’aurais été là-dessous, avec eux , comprit-elle en observant les gravats. Avec Lila, et Viv, et M. Simms. Et Nelson.

Et sir Godfrey. Ils étaient tous là-dessous.

— Il faut les sortir de là ! s’exclama-t-elle.

Elle avança vers la rampe.

Pourquoi les secours ne sont-ils pas sur place ? se demandait-elle, mais en même temps qu’elle formulait cette pensée, son esprit traitait d’autres informations : il n’y avait pas de poussière ni de fumée en provenance des décombres, seul le brouillard dérivait au-dessus, et par ailleurs elle avait cherché sans pouvoir la localiser la flèche de l’église la nuit dernière. Polly remarquait aussi la corde déjà tendue sur le sinistre, et la dépression au centre des débris qui devait être un puits creusé par l’équipe de secours. Et le vieil homme savait que l’édifice avait été détruit, et que des gens avaient été tués.

Il approcha en trottant, agrippé à son coussin et à son sac en papier.

— Dur à avaler, hein, mademoiselle ? lâcha-t-il en la rejoignant. Une si belle église…

— Quand cela s’est-il produit ?

Mais elle connaissait déjà la réponse. Pas la nuit dernière. Deux nuits avant. Les secours étaient venus, ils avaient sorti les corps et les avaient transférés à la morgue en fourgon.

— La nuit d’avant celle-ci, confirmait le vieil homme, pas plus d’une heure après le début de l’alerte.

Ils étaient déjà morts quand je me trouvais dans l’allée en train de m’inquiéter à l’idée de les croiser sur le chemin du refuge. Et pendant que j’étais bloquée à Holborn. Saint-George et les boutiques face au point de saut ont été frappées la même nuit.

Ses jambes flageolèrent comme si elle s’était aventurée trop près du bord d’un précipice.

— En tout cas, c’est ce qu’a dit le garde hier matin, continuait le vieux monsieur. Cela n’a pas… Dites, vous vous sentez bien, mademoiselle ?

Elle le regarda sans le voir.

Le site n’a pas été touché la nuit dernière. C’était la nuit d’avant. Mais c’est impossible. S’il l’avait été, alors…

Ses genoux flanchèrent. Le vieil homme la rattrapa et, dans ce mouvement, son coussin et son sac en papier tombèrent sur le pavé.

— Pourquoi ne pas vous asseoir sur le bord du trottoir un moment, proposa-t-il en la maintenant debout. Jusqu’à ce que vous alliez mieux. Ensuite, je vous ramène chez vous. Où habitez-vous, mademoiselle ?

Il parlait de la pension. Mais Mme Rickett, Mlle Hibbard, M. Dorming et Mlle Laburnum étaient tous morts. Plus personne là-bas ne pourrait indiquer à l’équipe de récupération qu’elle y logeait. Et il n’y avait eu personne hier non plus quand…

— Je dois aller chez Townsend Brothers .

— Ce n’est pas une bonne idée, mademoiselle. Vous avez subi un choc sérieux. Le poste de l’ARP est juste un peu plus bas. Je reviens en un rien de temps.

En un rien de temps…

Ils sont tous morts, et ils ne peuvent pas signaler où je suis. Il est impossible pour l’équipe de venir me récupérer…

— Seigneur ! s’exclama le vieil homme en la rattrapant et en l’aidant à s’asseoir sur le bord du trottoir. Êtes-vous sûre de ne pas être blessée ?

Comme elle ne répondait pas, il ajouta :

— Restez assise, je vais chercher le garde. Il saura quoi faire.

Il cala le coussin à volants sous le dos de Polly, descendit la rue en trottant et disparut dans le brouillard.

Polly se leva et remonta dans l’autre direction à l’aveuglette. Elle devait quitter les lieux avant qu’il revienne avec le garde. Il fallait qu’elle aille à Bayswater Road et qu’elle trouve un taxi. Afin de se rendre chez Townsend Brothers .

Mais elle ne croisa aucun taxi, et pas davantage de bus.

À cause de la purée de pois ?

Ce n’était pas la raison. Il y avait un bus au centre de la rue, à demi englouti dans un énorme cratère. Il était vide.

Je me demande ce qui est arrivé aux passagers.

Elle le savait. Ils étaient tous morts. Morts depuis la veille, comme Mlle Laburnum, et Trot, et sir Godfrey. Depuis la veille.

N’y pense pas !

Et elle força ses jambes cotonneuses à dépasser le bus, à remonter la rue embrumée.

Ne pense à rien. Cherche un taxi.

Elle en trouva un, finalement, après ce qui lui sembla des heures de marche et de décombres et de cratères et de smog.

Townsend Brothers , ordonna-t-elle au conducteur alors qu’elle ouvrait la porte. Sur Oxford Street.

Townsend Brothers ? répéta-t-il en lui lançant un coup d’œil étrange.

Elle avait oublié que les vendeuses ne prenaient pas de taxis. Mais il le fallait.

— Oui. Emmenez-moi immédiatement.

— Mais vous y êtes déjà ! s’exclama-t-il.

— Déjà… ?

Abasourdie, elle se tourna dans la direction qu’il lui indiquait et… découvrit Townsend Brothers . Les vitrines condamnées par des planches, les portes. Et, devant elles, le trottoir vide.

L’équipe de récupération n’était pas là. Polly avait été si sûre qu’ils se rendraient à Oxford Street dès qu’ils constateraient qu’ils ne pouvaient pas savoir où elle vivait…

Ils ont été retardés, c’est tout. Ils n’ont pas trouvé de taxi, eux non plus. Ou alors ils ont pensé que cela ne servirait à rien d’arriver à mon travail avant moi. Ils viendront à 9 heures.

Elle regarda sa montre, mais ce que les aiguilles indiquaient.

— Quelle heure est-il ? demanda-t-elle au conducteur du taxi.

— 9 h 20, répondit-il, désignant l’horloge de Selfridges , plus loin dans la rue. Vous allez bien, mademoiselle ?

Non.

— Oui.

Elle s’aperçut qu’elle tenait toujours la portière du passager. Elle la claqua et se dirigea vers le magasin.

Ils sont déjà dedans.

Elle franchit l’entrée du personnel et monta l’escalier.

Ils m’attendent à mon rayon.

Mais c’était impossible, le magasin n’était pas encore ouvert et, quand elle atteignit le troisième étage et tira la porte de l’escalier, il n’y avait personne devant son comptoir.

Ils ne sont pas là.

La peur nauséeuse qu’elle avait tenté de contenir depuis qu’elle avait découvert les débris de l’église, cette peur qu’elle avait maintenue à distance l’engloutit comme une vague assassine.

Le point de transfert avait été dévasté par la mine parachutée qui avait détruit Saint-George et tué – oh, mon Dieu ! – sir Godfrey, et Trot, et tous les autres. Ils avaient été tués, et les magasins rasés, et le site anéanti, et tout s’était passé en même temps, la nuit précédant celle-ci, pendant qu’elle était à Holborn et qu’elle faisait la queue pour la cantine, parlait à la bibliothécaire, s’asseyait dans le tunnel pour lire le journal.

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