Robert Sawyer - Mutations

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Mutations: краткое содержание, описание и аннотация

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    Le jour où il se découvre atteint d'une maladie incurable, Pierre Tardivel décide de devenir chercheur en génétique. Après de brillantes études, il travaille sur le génome humain aux côtés du Dr Klimus, un génial lauréat du Nobel.
Il rencontre là son épouse, Molly, professeur de psychologie dotée de pouvoirs télépathiques. Pour ne pas transmettre la maladie de Pierre à leur enfant, ils décident de procréer par insémination artificielle. Mais la petite fille qui naît a d'étranges caractéristiques génétiques…
Double enquête, double course contre la montre : celle d'un couple pour sauver son enfant victime de manipulations expérimentales, celle de Pierre, qui lutte contre le mal…

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— Ne vous en faites pas pour le Dr Klimus, lui avait dit Joan Dawson, la secrétaire du programme Génome humain, dès le premier jour.

Bien que le titre officiel de Klimus fût celui de professeur de biochimie au centre William M. Stanley, on avait tout de suite prévenu Pierre qu’il préférait qu’on l’appelle docteur plutôt que professeur. C’était un chercheur et non un simple enseignant.

Pierre avait immédiatement éprouvé de la sympathie pour Joan, bien qu’il eût un peu de gêne à appeler par son prénom une femme qui avait deux fois son âge. Elle était douce, gentille et adorable à tout point de vue. Elle servait de mère à tous les professeurs distraits, grisonnants et portant lunettes avec qui elle travaillait, ainsi qu’à bon nombre d’étudiants que l’on faisait plancher sur le programme Génome humain. Souvent, elle apportait des cookies ou des brownies qu’elle faisait elle-même et qu’elle laissait, pour le plus grand plaisir de tous, à côté de la cafetière branchée en permanence.

En fait, peu de temps après avoir pris ses fonctions, Pierre se retrouva un jour assis face à Joan derrière son bureau, mordant à belles dents dans un cookie géant fourré aux bonbons M & M. Il attendait d’être reçu par le Dr Klimus. Joan consultait un document en plissant les yeux.

— Ils sont vraiment délicieux, dit-il en désignant l’assiette, où il y avait cinq autres cookies grand modèle. Je ne sais pas comment vous faites pour résister à la tentation !

Elle leva les yeux en souriant.

– Je n’en mange jamais. Je suis diabétique, vous comprenez. Depuis vingt ans. Mais j’adore faire des gâteaux, et les gens les apprécient, je crois. Ça me fait plaisir de les voir en manger.

Pierre hocha la tête, impressionné par cette abnégation. Il avait vu qu’elle portait un bracelet médical, et il comprenait maintenant pourquoi. Joan se replongea dans le document, les yeux toujours plissés, mais elle renonça au bout d’un moment et demanda :

— Est-ce que vous pourriez me lire les petites lignes du bas ? Je n’y arrive pas.

Pierre prit la feuille de papier et lut à haute voix :

— « Tous les rapports de niveau 4 du personnel doivent se trouver sur le bureau du directeur le 15 septembre au plus tard. »

— Merci, dit-elle en soupirant. J’ai un début de cataracte. Il va probablement falloir me faire opérer.

Pierre hocha la tête, compatissant. La cataracte survenait fréquemment chez les sujets diabétiques un peu âgés.

Il consulta sa montre. L’heure de son rendez-vous était déjà dépassée de quatre minutes. Il avait horreur de perdre son temps.

Bien que Molly eût caressé, à un moment, l’idée de postuler un emploi à l’université de Duke, célèbre pour ses recherches sur les phénomènes parapsychiques, elle accepta plutôt celui de maître assistante à l’université de Californie à Berkeley. Elle avait choisi ce poste parce qu’il était suffisamment loin de chez sa mère (qui, à sa grande surprise, n’avait pas encore été abandonnée par Paul) et de chez sa sœur Jessica (qui s’était mariée, puis avait divorcé peu de temps après) pour qu’elles n’aient pas l’idée de lui rendre visite.

Une nouvelle existence, une nouvelle ville. Mais elle continuait de commettre les mêmes erreurs stupides. en se disant que, cette fois-ci, les choses allaient changer, et qu’elle supporterait de passer toute une soirée en face d’un mec qui aurait la tête pleine de cochonneries à son égard.

Rudy n’avait pas été pire que ses précédentes rencontres passagères, jusqu’à ce qu’il ait un verre de trop dans le nez. Ses pensées superficielles s’étaient alors transformées en un flot constant d’obscénités du genre : Bordel, j’aimerais bien la baiser, lui brouter la chatte. Écarte bien, mon bébé, écarte…

Elle avait essayé plusieurs sujets de conversation, mais ses pensées de surface continuaient de ressembler à des graffitis de pissotière. Elle lui fit remarquer que les Oakland A faisaient un malheur cette saison. J’aimerais bien t’enfiler avec ma grosse batte, ma poulette . Elle lui demanda si tout allait bien à son travail. Vas-y, ma petite. Applique-toi, baby. Suce bien jusqu’au bout . Elle lui dit qu’il allait sans doute pleuvoir. Je vais t’arroser, tu vas voir, mon chou. Je vais t’asperger de foutre.

Finalement, n’en pouvant plus – il n’était que neuf heures moins vingt, et il n’était pas facile de mettre fin à un rendez-vous qui n’avait commencé qu’à sept heures et demie —, elle trouva un prétexte.

— Excusez-moi, mais je crois que la sauce au pistou n’est pas bien passée. Je ne me sens pas très bien. Il faut que je rentre à la maison.

Il prit un air désolé.

— Je suis vraiment navré, dit-il en faisant signe au garçon. Je vous raccompagne.

— Non, non, ça va aller, je vous assure. Je vais rentrer à pied. Je suis sûre que ça m’aidera à digérer.

— Je vais avec vous.

— Tout ira bien, ne vous inquiétez pas. C’est gentil de l’avoir proposé. (Elle sortit son porte-monnaie de son sac.) Avec la taxe et le pourboire, ça devrait faire quinze dollars pour moi. (Elle posa l’argent sur la table.)

Il paraissait déçu, mais au moins ses inquiétudes sur sa santé étaient sincères et éclipsaient dans sa tête les commentaires dignes du courrier des lecteurs de Penthouse.

— Je suis vraiment navré, répéta-t-il.

Molly lui adressa un sourire forcé.

— Moi aussi, dit-elle.

— Je vous appellerai, lui dit Rudy.

Elle hocha la tête, puis se hâta de quitter le restaurant.

La nuit était douce. Elle se mit à marcher sans but. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle ne voulait pas retourner dans son appartement. Surtout pas un vendredi soir. Il était trop vide, trop triste.

Elle remontait University Avenue et, tout naturellement, se retrouva bientôt devant le campus. Elle croisa de nombreux couples, hétéros ou gay, et décela des pensées lubriques chez ceux qui, inévitablement, entraient dans sa zone. Mais cela lui était égal quand elle n’en était pas l’objet. Elle passa devant la bibliothèque Doe et décida d’entrer. En fait, la sauce au pistou lui faisait bel et bien gargouiller l’estomac, et elle avait besoin d’aller aux toilettes.

La salle de lecture semblait déserte. Qui avait envie d’étudier un vendredi soir, et surtout au début de l’année universitaire ?

— Bonsoir, professeur Bond, lui dit le bibliothécaire préposé à l’accueil, un grand maigre, d’âge moyen.

— Bonsoir, Pablo. Pas grand monde, ce soir.

Il hocha la tête en souriant.

— C’est vrai. Juste quelques habitués. Le veilleur de nuit, par exemple.

Il indiqua discrètement du pouce, à quelque distance de là, un homme d’une trentaine d’années assis à une grande table de chêne. Beau garçon, le visage rond et les cheveux bruns. Il était penché sur un livre.

— Le veilleur de nuit ? répéta Molly.

— Doc Tardivel. Il travaille au LBL. Il vient tous les soirs, depuis quelque temps, et reste jusqu’à la fermeture. Il m’envoie sans cesse à la réserve pour que je lui rapporte des périodiques.

Elle regarda l’homme à la dérobée. Elle n’avait jamais entendu ce nom, et elle ne se souvenait pas de l’avoir vu sur le campus. Elle quitta Pablo et se dirigea vers le présentoir de journaux et magazines, non loin de la table où était assis ce Tardivel. Elle décida de chercher un numéro récent de Developmental Psychology ou de Cognition , histoire de tuer une heure ou deux. Elle se baissa pour regarder le rayon du bas. Le tissu de son pantalon se tendit.

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