— Merci. Je sais que cela aurait eu une très grande signification pour Pierre. Merci à tous, de tout mon cœur.
Amanda, toujours dans la zone de réception de sa mère, lança une pensée. Je t’aime très fort . Molly lui sourit. Sa fille ne lisait pas vraiment dans ses pensées, mais elles étaient si proches l’une de l’autre, si étroitement mêlées dans leur esprit… Les mots n’avaient pas besoin d’être prononcés à haute voix pour que la fille sache ce que pensait la mère. Moi aussi, je t’aime .
Amanda leva les deux mains pour s’exprimer dans le langage des signes. Molly reprit le micro pour traduire.
— Amanda dit que son père lui manque chaque jour et qu’elle l’aime très fort. Elle dit aussi qu’elle voudrait réciter un petit discours qui faisait partie des textes favoris de Pierre et qui fut prononcé pour la première fois à quelques centaines de mètres seulement de l’endroit où nous nous trouvons, il y a un demi-siècle de cela, par un homme qui devait plus tard, lui aussi, recevoir le prix Nobel.
Amanda demeura un instant immobile puis jeta un coup d’œil à sa mère, puisant son courage dans le lien qui les unis sait. Ses mains reprirent alors leur ballet complexe.
— « J’ai un rêve, dit Molly, donnant voix aux gestes d’Amanda. Je rêve qu’un jour cette nation se dressera pour appliquer ses vrais préceptes : Nous tenons cette vérité comme allant de soi que les hommes naissent égaux. Je rêve qu’un jour mes enfants habiteront une nation où ils seront jugés non pas selon la couleur de leur peau, mais selon la teneur de leur personnalité. Je fais ce rêve aujourd’hui, mais je sais qu’il se réalisera un jour. »
Amanda s’interrompit. Molly essuya furtivement ses larmes. Puis les mains d’Amanda se remirent à bouger.
— En votant cette loi qui nous fait regarder au-delà de nos gènes, continua d’interpréter Molly, nous avons accompli un pas de plus en avant dans la réalisation du grand rêve d’une nation dont tous les citoyens seront considérés comme égaux à la naissance.
Amanda laissa retomber ses bras et regarda sa mère. Elle émit une pensée qui n’était destinée qu’à elle. Puis elle se tourna vers la foule qui lui faisait une ovation.
La fille de Pierre Tardivel sourit alors.
Et ce fut un sourire merveilleux.
Jeu consistant à faire pivoter sur elle-même une bouteille posée à plat au milieu d’un cercle de personnes du sexe opposé. Celle que le goulot désigne en s’arrêtant a droit à un baiser ( N.d.T .)
Porté à l’écran en 1962, sous le titre Du silence et des ombres , avec Gregory Peck. Réalisateur : Robert Mulligan. ( N.d.E .)
Cocktail à base de vodka, gin, rhum, whisky et tequila. Pas de thé, mais un peu de Coca et de jus de citron ! ( N.d.T .)
Hapless Hannah est un nom imaginaire, qui pourrait se traduire par « l’infortunée Hannah ». (N.d.T)
Rubber Bible . Livre de référence en physique et chimie surnommé ainsi par ses utilisateurs. ( N.d.T. )
Sclérose latéral amyotrophique ( N.d.T. )
Oryctérope, mammifère fourmilier d’Afrique du Sud ( N.d.T .)
Amplification en chaîne par polymérase. ( N.d.T .)
Polymorphisme des fragments de restriction. ( N.d.T.)
American Association for the Advancement of Science ( N.d.T .)
Genome Sequence Database , base de données sur les séquences du génome ( N.d.T .)
Health Insurance Association of America , syndicat américain des assureurs dans le domaine de la santé ( N.d.T. )
Personnage principal de Mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller ( N.d.T .)
La Courbe en cloche , de Charles Murray. (N.d.T.)
L’aéroport international de Chicago ( N.d.T .)