Francis Carsac - Les robinsons du cosmos

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Depuis le « Robinson Crusoé » de Daniel De Foe qui marqua la naissance du thème, l’histoire de Robinson s’est hissée à la hauteur d’un mythe occidental fondamental. Comme tout mythe, il repose avant tout sur une structure obligatoire. Pour raconter l’histoire de Robinson, quatre « moments » sont indispensables: le naufrage, l’installation, la découverte de « naturels », le sauvetage final. En dehors de ces quatre « passages » nécessaires de l’œuvre, tout peut changer. En variant le décor ou les personnages, on obtient autant de reduplications valables du mythe. Ainsi rien n’oblige Robinson à être solitaire. En envoyant tout un village sur cette île de l’espace qu’est la planète Tellus, Carsac était dans le droit fil du mythe. Mais son œuvre reste proche de celles de Jules Verne ou de Rosny aîné: son Robinson qui se trouve, dès le départ, doté d’un village entier, n’aura aucun mal à se reconstituer une civilisation. Une voiture blindée, un cuirassé ou un champ d’exploitation de pétrole, ne semblent pas lui poser problème. On est ici à l’apogée de la robinsonade triomphante que rien ne limite. Et ce ne sont pas ces étranges Vendredis, sous la forme de centaures extraterrestres, qui sauront nous contredire ! Car l’intérêt primordial de ce roman tient aussi, sans doute, en ceci: il représente l’apothéose d’un mythe. 
D’après Stan Barets (Introduction)

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Cinq ans plus tard eut lieu la fondation des États-Unis de Tellus. Mais auparavant se plaça la conquête du territoire slwip, et nous avions été à deux doigts d’une guerre avec les Américains !

Ce furent les slwips qui déclenchèrent la bataille. Un soir, une centaine d’entre eux surprit un petit poste américain, massacra dix hommes sur douze que comprenait la garnison. Les deux derniers réussirent à échapper en auto. Sitôt la nouvelle connue, deux avions prirent l’air à la recherche des meurtriers. Il leur fut impossible de les trouver, car les forêts couvraient des étendues immenses, et les plaines étaient vides. Une colonne légère en mission de représailles subit des pertes assez graves sans résultats positifs. Alors les Américains firent appel à nous, qui avions plus d’expérience qu’eux, et à nos alliés Sswis.

Ce fut bien la plus étrange guerre qu’on puisse imaginer ! Les Américains et nous, montés sur camions, avec quatre ou cinq avions évoluant au-dessus de nos têtes, un hélico comme éclaireur, et entourés par des êtres d’un autre monde, armés d’arcs et de flèches ! La campagne fut dure, et nous eûmes nos revers. Comprenant vite qu’en combat ouvert ils auraient le désavantage, les Slwips se mirent à harceler nos frontières, à empoisonner les puits, les sources, à faire des raids sur New-America, sur le territoire sswi, et même à travers les montagnes, en Nouvelle-France. C’est en vain que les torpilleurs découvrirent et bombardèrent deux villages côtiers. En vain, les avions détruisirent d’autres villages. Mais quand nous nous fûmes enfoncés en territoire ennemi plus loin même que la future frontière de New-America, les Slwips crurent pouvoir donner l’assaut décisif. Au petit matin une horde de plus de cinquante mille d’entre eux se précipita au grand galop sur notre camp, de tous côtés à la fois. Immédiatement Jeans, qui commandait en chef l’expédition, lança un appel aux avions qui décollèrent de New-Washington et de Cobalt. À 1 000 km/h, ils seraient là dans peu de temps, mais pourrions-nous tenir ? La situation était critique: nous étions 500 Américains et 300 Français, bien armés, certes ; et 5 000 Sswis, contre 50 000 ennemis armés d’arcs portant à quatre cents mètres ! Impossible de profiter de la mobilité des camions: l’ennemi nous encerclait sur une profondeur de trente rangs. Nous mîmes nos cinquante véhicules en cercle, sauf notre vieux camion blindé, et, mitrailleuses prêtes, nous attendîmes.

À six cents mètres, nous ouvrîmes le feu. Ce fut une faute d’avoir tant attendu, nous faillîmes être submergés. En vain nos armes automatiques fauchaient les Slwips comme du blé mûr, en vain les Sswis lançaient flèche sur flèche. En un rien de temps nous eûmes dix morts et plus de quatre-vingts blessés, et les Sswis, cent morts et le double de blessés. La bravoure des Slwips était merveilleuse, et leur vitalité phénoménale. J’en vis un qui, une épaule emportée par un 20 mm, courut jusqu’à la mort et s’effondra à deux pas d’un Américain. Au troisième assaut, arrivèrent les avions. Ils ne purent intervenir, car la mêlée avait déjà commencé. Dans cette phase du combat, Michel reçut une flèche dans le bras droit, et moi-même une dans la jambe gauche, blessures sans gravité d’ailleurs. Dès que l’ennemi eut été repoussé, les avions se mirent de la partie, à coups de mitrailleuses, de fusées et de bombes. Ce fut la déroute. Pris en rase campagne, les Slwips se débandèrent, et nos camions les poursuivirent, tandis que Vzlik, à la tête de ses Sswis, traquait et massacrait les isolés. Il y eut encore des retours offensifs, et, le soir, nous trouvâmes un de nos camions dont tous les occupants étaient morts criblés de flèches.

Profitant de la nuit, les survivants nous échappèrent. Nous eûmes alors à lutter contre les tigrosaures, attirés en grand nombre par le carnage, et qui firent encore six morts chez nous. Nos pertes totales se montèrent à 22 morts américains, 12 français, 227 sswis, et à 145 Américains, 87 Français et 960 Sswis blessés. Les Slwips laissèrent au bas mot plus de vingt mille des leurs sur le terrain.

Après cette extermination, les Américains construisirent une série de fortins à leur frontière, dont la défense fut facilitée par le fait qu’elle suivait un escarpement de faille, courant de la mer aux montagnes sur plus de sept cents kilomètres. Les deux années suivantes s’écoulèrent calmement dans le travail. Mais nous vîmes avec regret les Américains se cantonner de plus en plus chez eux. Nous ne nous fréquentions guère, sauf des cas individuels — tels l’équipage de l’avion et nous — que pour échanger des matières premières ou des produits manufacturés. Les Américains avaient ouvert des mines, moins riches que les nôtres, mais suffisant largement à leurs besoins.

Trop peu d’entre nous parlaient anglais, et vice versa. Les coutumes étaient différentes. Ils suspectaient notre collectivisme, pourtant très partiel, et taxaient notre Conseil de dictature. Ils avaient aussi des préjugés tenaces contre les « natives », préjugés que nous ne partagions nullement, puisque deux cents enfants sswis fréquentaient nos écoles.

En revanche, nous avions d’excellentes relations avec les Norvégiens. Nous leur avions fourni les matériaux nécessaires à la construction de chalutiers, et ils nous approvisionnaient abondamment en produits de la mer. Quelques poissons terrestres avaient survécu, et s’étaient multipliés en des proportions étonnantes. Les poissons telluriens étaient excellents.

La « période héroïque » était passée, et, pour couper court aux critiques des Américains, nous remaniâmes nos institutions. Après de longues discussions, bien dans la manière française, il fut décidé que la Nouvelle-France se composait de: 1) l’État de Cobalt, peuplé de cinq mille habitants, avec pour capitale Cobalt-City (800 h) et la ville de Port-Léon (324 h) ; 2) le territoire de Port-de-l’Ouest, avec sa capitale du même nom, comprenant 600 habitants ; 3) le territoire des Puits-de-Pétrole, où ne restaient plus que 50 hommes ; 4) le territoire de Beaulieu-les-Mines, sur le lac Magique, avec Beaulieu (400 h) et Port-du-Nord (60 h). Soit pour l’ensemble de la Nouvelle-France six mille habitants environ. Port-Léon, Port-de-l’Ouest et Beaulieu avaient leur conseil municipal. Le gouvernement se composait du Parlement, élu au suffrage universel, composé de cinquante membres, ayant l’initiative des lois, votant toutes les décisions, et nommant les ministres, et du Conseil inamovible, composé de sept membres, qui furent à l’origine mon oncle, Michel, Estranges, Beuvin, Louis, le curé et moi-même. Ce conseil avait un veto suspensif de six mois, et également l’initiative des lots. En cas d’état d’urgence, voté à la majorité des deux tiers, il prenait le pouvoir seul, pour une période de six mois renouvelable. Trois partis politiques se constituèrent: le parti collectiviste, dont Louis fut le chef, et qui eut vingt sièges ; le parti paysan conservateur, qui emporta également vingt sièges, et le parti libéral, sous la direction d’Estranges, qui eut les dix sièges restant, et fournit ainsi, obligatoirement, les ministres, selon la bonne tradition française qui veut que la minorité gouverne.

Notre changement de gouvernement ne transforma guère notre manière de vivre. Si les usines et les machines étaient, ainsi que les mines et la flotte, propriété collective, la terre avait de tous temps appartenu aux paysans qui la cultivaient. Nous développâmes notre réseau routier et ferroviaire. Les Américains en firent autant. Ils avaient plus de machines à vapeur que nous, mais nous réussîmes à construire de puissants moteurs électriques. La plus longue voie allait de Cobalt-City à Port-de-l’Ouest, par Port-Léon. Nos relations avec les Américains se refroidirent encore. La première affaire fut celle du destroyer canadien, monté en majorité par des Canadiens français. Ceux-ci décidèrent de venir habiter avec nous et voulurent, évidemment, emmener leur navire. Ce fut la source de nombreuses difficultés. Finalement nous laissâmes l’armement aux Américains et nous transformâmes le navire en cargo rapide. Notre deuxième point de friction fut notre refus d’exploiter en commun des gisements de pétrole situés à peu de profondeur en territoire sswi, à côté du Mont-Ténèbres. Les Américains avaient du pétrole chez eux, quoique plus profond, et nous savions que les Sswis verraient d’un mauvais œil les Américains sur leurs terres. Mais, le 5 juillet de l’an 9 de Père tellurienne, le conflit ouvert faillit éclater.

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