Franck Thilliez - La forêt des ombres

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Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d'un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d'argent.
Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l'on ne doit pas rappeler… « Huis clos oppressant, suspense diabolique, plongée violente dans les tréfonds de l'âme humaine. »
Olivier Delcroix —

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— Peut-être parce que tu n’as jamais pris le temps d’y songer, souligna Arthur. Nous sommes aussi là pour ça. Faire ressurgir ce qu’on croyait mort. La nature et ses espaces vierges possèdent cette force cachée de délier les souvenirs. De bien terribles souvenirs, parfois.

— De bien terribles souvenirs, oui… répéta-t-elle.

Elle secoua imperceptiblement la tête, avant de reprendre :

— Tiens, au fait, avec Cathy on compte faire un aller-retour jusqu’au village, demain après-midi. Elle m’a dit que…

Un craquement effroyable la coupa net. La charpente grinça sauvagement. Le chalet trembla, du sol au plafond.

— C’était quoi ce truc !

Recroquevillée, la tête rentrée entre les épaules, Cathy scrutait le plafond avec de grands yeux ronds.

— Le chêne rouge… murmura Doffre.

— Le chêne rouge ?

— Je crains que votre sortie soit compromise, répliqua Arthur en désignant une fenêtre.

Cathy s’approcha de la vitre, pas très rassurée.

— Mince ! Il commence à neiger…

Lorsqu’elle se retourna, elle piégea le regard de Doffre balayant sa silhouette. Gênée, elle détourna les yeux vers l’arbre. Ce tronc torturé, vieux de trois cents ans…

— Cet arbre, Arthur… Quelle… quelle est son histoire ? questionna-t-elle. La date, gravée là-haut, octobre 1703, vous disiez que…

— Allons nous coucher, Adeline, veux-tu ? l’interrompit Arthur.

Adeline écarquilla les yeux.

— Mais on ne va pas laisser Cathy passer la soirée toute seule !

— Ne discute pas, s’il te plaît ! Allez, suis-moi !

Adeline enfonça deux grosses bûches au cœur de l’âtre et s’excusa auprès de Cathy, avant de disparaître, l’air désolée.

Cathy les regarda fondre dans l’obscurité du couloir, elle devant, lui derrière. Culotté, quand même, le Doffre. Pourquoi un tel empressement ? L’appel du lit ? Qu’allait-il lui faire subir…

La jeune femme resta seule un moment, en proie à ses interrogations. Ne s’élevaient plus, dans le salon, que les notes étouffées de l’œuvre de Schubert. La respiration du vent, contre la toiture…

Cathy contourna l’arbre, sans oser le regarder. Avec la danse des flammes, le tronc projetait des ombres tout autour. Des mains, sur les murs… On aurait dit que des mains, des dizaines de mains, cherchaient à l’agripper. Tout se mit à tourner. Sol, poutres, parois. Elle s’empara de son peignoir et s’enfuit dans le couloir. Le grincement du plancher. Le long tapis pourpre. Le laboratoire et ses odeurs écœurantes. David, courbé sur sa machine à écrire.

Elle se plaqua contre son mari, le cœur en alerte.

— Tu m’as fait peur ! cria David en baissant le son du lecteur CD. Mais… Tu as froid ou quoi ? Tu trembles.

Elle peina à retrouver sa voix.

— C’est… Comment dire… Adeline parlait… elle parlait à Arthur de notre excursion au village, demain. Alors, le chêne… Il a fait craquer toute la charpente, comme ça, sans raison ! On aurait dit que les murs allaient s’écrouler ! Ne me dis pas que tu n’as rien entendu !

— Non…

Cathy triturait ses mèches blondes. Tout son corps vibrait.

— Au même instant, il s’est mis à neiger, alors qu’il a fait un temps magnifique toute la journée !

David se leva et appuya son front contre la fenêtre. Nuit noire.

— Il neige, tu dis ? Ça m’étonnerait, le thermomètre indique moins huit… Et… Je ne vois pas un seul flocon…

Elle se colla contre lui.

— Mais comment…

— C’est sûrement le vent. Il a fait vibrer la charpente et il a soulevé quelques flocons des branchages.

Elle se recula en secouant la tête.

— Non, non ! C’était comme si le craquement venait de l’intérieur de l’arbre ! Adeline et Arthur aussi l’ont entendu ! Et tu as vu l’écorce ! Ces bosses ! On dirait des visages !

— Mais qu’est-ce que tu racontes ?

— Mince ! Ça t’arrivera, un jour, de savoir ce que c’est que la peur ?

David soupira.

— Tu sens la vodka. Vous avez bu un coup… Tu as dû croire que…

— Toi, c’est le whisky ! Je n’ai rien cru du tout, bon sang ! Doffre ! Il était… bizarre ! Tu aurais vu son regard ! Il n’arrêtait pas de toucher des objets, de promener ses yeux sur mon corps, sur celui d’Adeline. Ou alors il regardait par la fenêtre, comme si… Comme s’il y avait quelqu’un dehors !

Elle avait rabattu ses deux poings sous son menton.

— Il m’a aussi parlé du Bourreau et de cette plume de Maât… je suis sûre que c’était pour me faire peur !

David fronça les sourcils.

— La plume de Maât ? La plume des péchés et du mensonge ?

— Oui…

— Ne te laisse surtout pas influencer par Arthur. Il m’a l’air d’avoir un don certain pour jouer avec les esprits.

Elle se dirigea vers l’armoire à pharmacie et se mit à la fouiller.

— Il n’y a que des calmants pour animaux ou du Valium, reprit David. Rien pour toi… C’est dingue, maintenant, au moindre problème, il te faut des médocs.

— Qu’est-ce qu’ils fichent avec du Valium en injection ? C’est certainement pas pour les animaux.

Elle revint se lover dans ses bras.

— Viens avec moi. On va se coucher. J’ai besoin que tu me réconfortes.

Il secoua la tête.

— Écoute. Là, j’ai un bon feeling. Tu te rappelles, l’histoire de la victime qui s’échappe ? J’y arrive bientôt. J’ai déjà écrit douze pages !

— Mais c’est bon alors ! Tu peux remettre tes dix pages demain matin. T’en as même deux d’avance ! Je t’ai pas vu de la journée… Clara t’a réclamé ! Tu avais promis !

La Jeune Fille et la mort reprit à son allegro d’ouverture.

— Ouais mais ce soir, ça coule tout seul ! Je ne sais pas, on dirait que c’est magique ! Ça doit être cet endroit, cette ambiance ! Arthur avait vu juste, je…

— Merde, mais sors de ton monde débile ! Tu ne vois pas que j’ai besoin de toi depuis des mois !

Elle avait hurlé, tandis que la musique explosait.

Cette nuit-là, enlacée contre David, Cathy eut extrêmement mal. Elle saignait encore beaucoup, malgré l’Exacyl, son abdomen était tendu et son col ouvert. Huit jours, encore, à supporter ça. Au-delà, si les saignements continuaient, il faudrait consulter. Ce qui, dans l’état actuel des choses, s’avérait impossible.

Elle se réveilla plusieurs fois, hantée par les images de la journée. Ce merle noir, devant le chalet, claquant du bec sans émettre le moindre son. Les armées de sapins. Les visages, piégés dans l’arbre. Et puis cette plume, dont Doffre avait parlé.

L’instrument du Bourreau, qui punissait le mensonge.

Son mensonge.

David, lui, s’était endormi en pensant à ces numéros tatoués sur les crânes des jeunes enfants épargnés. 101703… 101005… 98784… 98101… 98067… 97878… 97656… Ces heures, ces journées qu’il avait perdues pour essayer d’en comprendre le sens… En vingt-sept ans, personne n’avait jamais réussi à établir le moindre rapport dans cette suite meurtrière.

Et la réponse se cachait peut-être là, dans l’épais dossier, entre ses mains…

13

— Haaaaa !

Cathy recula d’un pas et faillit trébucher dans la neige avec Clara, harnachée sur son dos dans un porte-bébé. Adeline la soutint à temps.

— Oh là, mes grandes ! Des envies d’évasion ?

— Regarde par… par terre !

Devant l’abri à bûches, d’où s’échappait le ronflement des groupes électrogènes, deux lapins morts reposaient sur une toile de jute. Les globes oculaires, ainsi que la peau, avaient été ôtés avec une extrême précision, offrant la vision de deux pavés de chair sanguinolents.

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