Bernard Minier - Glacé

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Glacé: краткое содержание, описание и аннотация

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Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011
Prix de l’Embouchure 2012 Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?
Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

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Conclusion, se dit Vincent, Lombard ne devait pas manquer d’ennemis. Pas vraiment une bonne nouvelle. Il zappa les pages suivantes, à peu près du même tonneau, en se disant qu’il y reviendrait plus tard. Il s’arrêta toutefois sur un paragraphe qui se trouvait un peu plus loin :

« L’élément le plus intéressant pour toi, c’est peut-être le conflit très dur qui a opposé le groupe Lombard aux ouvriers de l’usine Polytex, près de la frontière belge, en juillet 2000. Au début des années 1950, Polytex fabriquait une des premières fibres synthétiques françaises et employait un millier d’ouvriers. À la fin des années 1990, ils n’étaient plus que cent soixante. En 1991, l’usine a été rachetée par une multinationale qui l’a cédée presque aussitôt à des repreneurs : elle n’était plus rentable, à cause de la concurrence d’autres fibres moins coûteuses. Pourtant, ce n’était pas tout à fait vrai : la qualité supérieure du produit le rendait très intéressant pour l’usage chirurgical. Il y avait là un marché. Finalement, plusieurs repreneurs se sont succédé jusqu’à ce qu’une filiale du groupe Lombard se présente.

« Pour les ouvriers, une multinationale de la taille de Lombard, déjà implantée dans la pharmacie, le médical et le chirurgical, c’était inespéré. Ils ont voulu y croire. Les repreneurs précédents avaient déjà tous pratiqué le chantage habituel à la fermeture : blocage des salaires, davantage d’heures de travail, y compris les week-ends et les jours fériés… Lombard n’a pas dérogé à la règle : dans un premier temps, il a demandé encore plus d’efforts. En réalité, le groupe avait racheté l’usine dans un seul but : acquérir les brevets de fabrication. Le 5 juillet 2000, le tribunal de commerce de Charleville-Mézières a prononcé la liquidation judiciaire. Pour les ouvriers, ce fut une terrible désillusion. Cela voulait dire licenciements secs, cessation immédiate de l’activité et liquidation du matériel. Sous le coup de la colère, les ouvriers de Polytex ont pris l’usine en otage et annoncé qu’ils étaient prêts à la faire sauter avec tout ce qu’elle contenait et à déverser 50 000 litres d’acide sulfurique dans la Meuse si personne ne prenait en compte leurs revendications. Ils étaient parfaitement conscients de l’arme qu’ils détenaient : l’usine était classée Seveso. Elle contenait un tas de produits chimiques très toxiques qui, en cas d’incendie ou d’explosion, auraient provoqué une catastrophe pire qu’AZF.

« Les autorités ordonnèrent aussitôt l’évacuation de la ville voisine, des centaines de policiers prirent position autour du site et il fut demandé au groupe Lombard d’entamer immédiatement des négociations avec l’aide des syndicats. L’affaire dura cinq jours. Comme les discussions n’avançaient pas, le 17 juillet les ouvriers déversèrent 5 000 litres d’acide sulfurique symboliquement colorés en rouge dans un ruisseau se jetant dans la Meuse. Ils menacèrent de recommencer toutes les deux heures.

« Politiciens, syndicalistes et dirigeants dénoncèrent alors un “écoterrorisme indéfendable”. Un grand journal du soir titra même, sans rire : “L’avènement du social-terrorisme” et parla de “talibans suicidaires”. D’autant plus ironique que, pendant des décennies, Polytex avait été un des plus gros pollueurs de la Meuse et de sa région. Finalement, l’usine fut reprise par le GIGN et les CRS trois jours plus tard. Les ouvriers rentrèrent chez eux la queue basse, sans avoir rien obtenu. Il est probable qu’un certain nombre d’entre eux n’aient toujours pas digéré l’épisode.

« C’est tout ce que j’ai pour le moment. Je continue à chercher. Bonne nuit, Vince. »

Espérandieu fronça les sourcils. Dans ce cas, pourquoi maintenant ? Huit ans après ? Certains de ces ouvriers s’étaient-ils retrouvés en prison ? Ou avaient-ils mis fin à leurs jours après plusieurs années de chômage et laissé derrière eux des familles remplies de haine ? Il nota qu’il faudrait répondre à ces questions dans son bloc sténo.

Espérandieu regarda l’heure dans le coin de son écran : 19 h 03. Il éteignit l’appareil et s’étira sur sa chaise. Il se leva et sortit une bouteille de lait du frigo. La maison était silencieuse. Mégan jouait dans sa chambre, Charlène ne rentrerait pas avant plusieurs heures, la baby-sitter était partie. S’appuyant contre l’évier, il avala un anxiolytique, qu’il fit passer en buvant à même le goulot de la bouteille. Mû par un réflexe soudain, il chercha le nom du laboratoire sur la boîte. Il constata qu’il venait d’avaler une drogue fabriquée par le groupe Lombard pour apaiser les angoisses que venaient de lui causer les agissements de ce même groupe !

Puis il réfléchit à la façon d’obtenir d’autres infos sur Lombard et il pensa soudain à une personne à Paris — une jeune femme brillante, qu’il avait connue à l’école de police, et qui sans nul doute était la mieux placée pour obtenir des révélations croustillantes.

— Martin, viens voir.

Ils étaient retournés fouiller les étages. Servaz s’était attaqué à une petite chambre qui, à en croire la couche de poussière, n’avait pas servi depuis des siècles — ouvrant armoire et tiroirs, soulevant les oreillers et le matelas, essayant même de démonter la plaque de métal qui obstruait le foyer de la cheminée, lorsque la voix d’Irène lui parvint à nouveau par la porte ouverte.

Il ressortit sur le palier du dernier étage. En face de lui, de l’autre côté du couloir, une échelle inclinée avec une rampe, comme dans un navire. Et une trappe ouverte au-dessus. Une bande lumineuse tombait du trou béant et perçait l’obscurité du palier.

Servaz grimpa les degrés. Passa la tête dans l’ouverture.

Debout au milieu de la pièce, Ziegler lui faisait signe de la rejoindre.

Les combles étaient formés d’une seule vaste pièce. Une belle pièce sous charpente — qui servait à la fois de chambre et de bureau. Il émergea du trou et prit pied sur le plancher. L’ameublement et le décor évoquaient un chalet de haute montagne : du bois brut, une armoire, un lit avec des tiroirs sous une fenêtre, une table en guise de bureau. Sur l’un des murs, une immense carte des Pyrénées — avec vallées, villages, routes et sommets… Depuis le début, Servaz se demandait où Chaperon dormait, aucune des chambres ne semblant actuellement occupée. Il avait la réponse devant les yeux.

Le regard de Ziegler balaya l’espace, Servaz l’imita… L’armoire était ouverte…

Des cintres vides pendaient à l’intérieur, un tas de vêtements gisait sur le plancher.

Sur le bureau, des papiers en vrac et, sous la couchette, un tiroir béant laissant voir des sous-vêtements d’homme en désordre.

— C’était comme ça, murmura Ziegler. Que se passe-t-il ici ?

Servaz remarqua un détail qui lui avait d’abord échappé : sur le bureau, parmi les papiers, une boite de balles, ouverte… Dans sa précipitation, Chaperon en avait laissé tomber une sur le plancher.

Ils se regardèrent…

Le maire avait fui comme s’il avait le diable à ses trousses .

Et il craignait pour sa vie

21

19 heures. Diane eut tout à coup très faim et elle fila vers la petite cantine où, le soir, était assuré un menu unique pour la poignée de membres du personnel qui ne rentraient pas chez eux. Elle salua en passant deux gardes qui dînaient à une table près de l’entrée et elle prit un plateau.

Elle grimaça en jetant un coup d’œil à travers les vitres du comptoir des plats chauds « Poulet/Frites ». Elle allait devoir s’organiser si elle voulait manger équilibré et ne pas se retrouver avec dix kilos de plus à la fin de son séjour. Comme dessert, elle choisit une salade de fruits. Elle mangea près de la vitre en contemplant le paysage nocturne. De petites lampes disposées autour du bâtiment éclairaient la neige au ras du sol, sous les sapins. L’effet était féerique.

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