Bernard Minier - Glacé

Здесь есть возможность читать онлайн «Bernard Minier - Glacé» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, Год выпуска: 2011, ISBN: 2011, Издательство: XO Éditions, Жанр: Триллер, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Glacé: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Glacé»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011
Prix de l’Embouchure 2012 Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?
Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

Glacé — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Glacé», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Il ressortit la photo. La détailla. Les quatre hommes souriants. La tendre lumière du soir. Le lac. L’automne. Les reflets dansants sur l’eau. L’ombre de la montagne s’étendant sur le lac. Non, ce n’était pas ça. Pourtant, la sensation était là. Distincte. Indiscutable. Sans s’en rendre compte, il avait vu quelque chose.

Et, tout à coup, il comprit.

Les mains.

Trois des quatre personnages avaient leur main droite visible : toutes portaient une grosse chevalière en or à l’annulaire.

Le cliché était pris de trop loin pour en être sûr, mais Servaz aurait juré qu’il s’agissait chaque fois de la même bague.

Celle qui aurait dû se trouver au doigt coupé de Grimm…

Il quitta la pièce. De la musique emplissait la maison. Du jazz. Servaz remonta le couloir bric-à-brac vers la source de la musique et déboucha dans un salon tout aussi encombré. La veuve était assise dans un fauteuil. Elle lisait. Elle leva vers lui un regard suprêmement hostile. Servaz agita les clefs.

— Vous savez ce qu’elles ouvrent ?

Elle hésita un instant, l’air de se demander ce qu’elle risquait à ne rien dire.

— Nous avons une cabane dans la vallée de Sospel, répondit-elle finalement. À dix kilomètres d’ici. Au sud de Saint-Martin… Pas loin de la frontière espagnole. Mais nous y allions… ou plutôt mon mari n’y allait que les week-ends, à partir du printemps.

— Votre mari ? Et vous ?

— C’est un endroit sinistre. Je n’y mets jamais les pieds. Mon mari y allait pour être seul, se reposer, méditer, pêcher.

Se reposer , pensa Servaz. Depuis quand un pharmacien éprouve-t-il le besoin de se reposer ? Ne fait-il pas trimer ses employés ? Puis il se dit qu’il faisait du mauvais esprit : que savait-il, au fond, du métier de pharmacien ? Une chose était sûre : il lui fallait visiter ce chalet.

La réponse à son message parvint à Espérandieu trente-huit minutes plus tard. Une pluie fine zébrait les vitres. La nuit était tombée sur Toulouse et les lumières floues de l’autre côté de la vitre ruisselante ressemblaient aux motifs d’un économiseur d’écran.

Vincent avait expédié le message suivant :

De vincent.esperandieu@hotmail.comà kleim162@lematin.fr, 16 :33 :54 :

[Sais-tu quelque chose au sujet d’Éric Lombard ?]

De kleim162@lematin.frà vincent.esperandieu@hotmail.com, 17 :12 :44 :

[Qu’est-ce que tu veux savoir ?]

Espérandieu sourit et pianota le message suivant :

[S’il y a des cadavres dans les placards, des scandales qui ont été étouffés, des procès en cours en France ou à l’étranger contre le groupe Lombard. Si des rumeurs ont couru à son sujet. N’importe quelle rumeur malveillante.]

De kleim162@lematin.frà vincent.esperandieu@hotmail.com, 17 :25 :06 :

[Rien que ça ! Tu peux te connecter sur msn ?]

L’ombre de la montagne avait noyé la vallée et Servaz avait allumé ses phares. La route était déserte. Personne ne se baladait dans cette vallée en cul-de-sac à cette époque de l’année. La vingtaine de chalets et de maisons bâtis le long des douze kilomètres de rivière étaient des résidences secondaires dont les volets s’ouvraient de mai à septembre et plus rarement à Noël. À cette heure, elles n’étaient plus que des ombres basses tassées sur elles-mêmes, au bord de la route, se confondant presque avec l’immense masse noire de la montagne.

Soudain, après un large virage, Servaz vit le départ de la piste que lui avait indiquée la veuve dans la lueur de ses phares. Il ralentit et engagea la Jeep sur la sente forestière. Secoué par les cahots, il se cramponna à son volant en roulant à quinze kilomètres heure. La nuit était tombée et les arbres noirs se profilaient sur un ciel à peine plus clair. Il parcourut encore quelques centaines de mètres, puis le chalet ou la cabane apparut.

Servaz coupa le moteur, laissa les phares allumés et descendit. Aussitôt, le bruit de la rivière toute proche emplit l’obscurité. Il regarda autour de lui, mais il n’y avait pas la moindre lumière à des kilomètres à la ronde.

Il marcha jusqu’à la cabane dans l’incendie de ses phares qui embrasaient les arbres et projetaient son ombre devant lui comme si un géant fait de ténèbres le précédait. Puis il grimpa les marches de la véranda et sortit le trousseau de clefs. Il y avait bien trois serrures — la serrure centrale correspondant à la plus grosse des clefs et deux plus petites, au-dessus et en dessous. Il lui fallut un moment pour trouver quelle clef allait où, d’autant plus que les deux petites avaient la même taille et que le verrou du haut avait été fixé à l’envers. Puis il poussa la porte, qui résista avant de céder en couinant. Servaz chercha l’interrupteur à tâtons près du chambranle. Il le trouva à gauche. Il l’actionna et la lumière jaillit du plafonnier.

Pendant quelques secondes, il demeura immobile sur le seuil, paralysé par ce qu’il voyait.

L’intérieur de la cabane se réduisait à un comptoir sur la droite avec peut-être une kitchenette derrière, une banquette-lit dans le fond, une table en bois et deux chaises droit devant lui. Mais sur le mur de gauche était suspendue une cape de pluie taillée dans un tissu imperméable noir. Il s’était rapproché du cœur…

Espérandieu ouvrit sa messagerie instantanée. Il attendit trois minutes avant qu’un message accompagné d’une icône représentant un chien de dessin animé reniflant une piste ne surgisse dans le coin inférieur droit de son écran :

kleim162vient de se connecter

Une fenêtre de dialogue accompagnée de la même icône s’ouvrit trois secondes plus tard.

Kleim162dit :

pourquoi tu t’intéresses à Éric lombard ?

vince.espdit :

désolé peux pas en parler pour le moment

kleim162dit :

je viens de fouiner un peu avant de me connecter. On a tué son cheval. L’information est reprise par plusieurs journaux. Ça a un rapport ??

vince.espdit :

no comment

kleim162dit :

vince tu es à la brigade criminelle. Ne me dis pas qu’on vous a chargés d’enquêter sur la mort d’un cheval !!!!!

vince.espdit :

tu peux m’aider ou pas ???

kleim162dit :

je gagne quoi dans l’affaire ?

vince.espdit :

l’affection d’un ami

kleim162dit :

pour les câlins on verra une autrefois. Et à part ça ?

vince.espdit :

tu seras le premier informé des résultats de l’enquête

kleim162dit :

donc il y a enquête. C’est tout ?

vince.espdit :

le premier informé si cette affaire cache qqchose de plus important

kleim162dit :

OK je cherche

Espérandieu referma sa messagerie en souriant.

« Kleim162 » était le pseudo cybernétique d’un journaliste d’investigation travaillant en free lance pour plusieurs grands hebdomadaires. Un vrai fouineur. Qui adorait mettre le nez là où on ne l’avait pas invité. Espérandieu avait fait sa connaissance dans des circonstances un peu particulières et il n’avait jamais parlé de ce « contact » à quiconque — pas même à Martin. Officiellement, il était comme les autres membres de la brigade : il se défiait de la presse. Mais il estimait secrètement que, comme les hommes politiques, les flics gagnent beaucoup à avoir un ou plusieurs journalistes dans leur manche.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Glacé»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Glacé» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Glacé»

Обсуждение, отзывы о книге «Glacé» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.