Frédéric Dard - Deuil express

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Ce bouquin doit suffire à intriguer un zig dont l'existence n'est pas particulièrement de tout repos. Il va se demander si c'est un coup de la police ou d'une autre bande. Dans l'expectative, il lira.
Quant à moi, en voilà assez pour aujourd'hui. Je n'ai plus qu'à aller me coller dans les toiles en attendant que la Terre ait fini son petit tour dans le noir.

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« Une fois dans la voiture il a eu une sorte de vertige, a-t-il dit. L’automobile est une ancienne voiture de maître dont l’arrière est séparé de l’avant par une vitre coulissante. Une examen postérieur a prouvé que l’officier a été victime des émanations d’un gaz spécial inhalé dans la partie arrière du véhicule au moyen d’un tuyau de caoutchouc engagé dans un trou pratiqué au ras du plancher. La bouteille de gaz était placée au côté du chauffeur. En cours de route il l’a ouverte. Ce gaz étant inodore, le général ne s’est aperçu de rien… Il a sombré lentement dans l’inconscience…

Il se tait, remonte ses manchettes impeccables et touche délicatement sa cravate, comme on flatte les pétales d’une fleur pour la mettre en valeur.

Je n’y tiens plus.

— Bien joué, fais-je. Et alors ?

— Alors rien, le chauffeur a emmené le général dans une clinique en prétendant qu’il venait de s’évanouir. Puis il a disparu…

— Avec la serviette ?

— Avec la serviette !

— Et on le connaît ?

— Deux personnes l’ont identifié : le général d’abord, puis le véritable chauffeur auquel le faux avait fait boire un narcotique.

— Un narcotique !

— Le matin de la conférence, les deux chauffeurs se sont rencontrés au garage du ministère. Le faux a prétendu qu’il était nouveau. Il a invité son « collègue » a prendre un verre de marc. Il avait gardé une gourde dans une voiture. L’autre, sans méfiance, a bu. Il est tombé dans le cirage… Le faux l’a enfermé dans le coffre d’une vieille voiture avariée qui se trouvait au fond du garage. Le malheureux a du reste failli y mourir asphyxié. Il en a eu pour deux jours d’hôpital.

— Et alors ?

— D’après le signalement donné par le chauffeur et le général, j’ai établi une liste de suspects. C’était du travail de professionnel, ça…

— En effet.

— J’ai sélectionné des photos du fichier. Les deux victimes ont, sans hésitation, reconnu leur agresseur. Il s’agit d’un certain Stumer, sujet d’origine suisse qui a trafiqué avec la Gestapo pendant la guerre. Il a été blanchi par les Américains et maintenant doit travailler pour le plus offrant. C’est un de ces hommes, comme dit Alphonse Daudet, qui est prêt à vous tirer de l’eau pour dix francs et à vous y jeter pour cent sous !

Content de sa citation il se caresse la coupole. Ses yeux deviennent un peu plus bleus.

— Je suppose que vous avez lancé un mandat d’arrêt contre ce zigoto…

— Je l’ai convoqué, car j’avais son adresse.

— Et il s’est envolé ?

— Non, il est venu…

J’en suis baba.

— Et il a nié, il avait un alibi ?

— Non, il n’a pas nié, il n’a pas avoué non plus… Il a haussé les épaules. Il a dit qu’il ne suffisait pas de porter une accusation mais qu’il fallait prouver… Nous avons perquisitionné chez lui sans rien trouver. Nous l’avons confronté avec le général et le chauffeur qui l’ont formellement reconnu. Il s’est contenté de dire que les deux hommes devaient faire erreur. Je me suis fâché… Et quand je me fâche, vous savez que…

— Je sais.

Lorsqu’il se fout en rogne, le boss, ça fait du chahut dans la strass, moi je vous le dis !

— Zéro ?

— Si. Stumer m’a dit que les grands moyens étaient au fond de petits moyens. Il a eu des paroles ambiguës, mais facilement traduisibles en bon français pour m’expliquer qu’il se pourrait qu’un de ces jours il entende parler du document et il m’a demandé si une prime serait versée à qui permettrait de le retrouver, bref, il l’a et le rendra contre la forte somme. Il le cédera au meilleur client.

— S’il ne l’a pas cédé déjà…

— J’ai fait mon enquête, Stumer travaille à son compte, c’est un artisan de l’espionnage. Il a exécuté ce coup parce qu’il était facile à réaliser. J’ai dû le relâcher malgré les preuves flagrantes de sa culpabilité. Le document est en lieu sûr et il ne sortira de sa cachette qu’au moment propice.

— Je comprends, ce document représente à la fois sa perte et sa sauvegarde. À cause de lui nous le tenons, mais il nous tient plus encore. Vous ne croyez pas qu’il l’a déjà colloqué aux Viets et qu’il joue les attentistes pour nous leurrer ?

— J’y ai pensé, mais, après en avoir discuté avec l’État-Major, c’est impossible. En effet, le plan obligerait les Viets à adopter un certain dispositif de défense s’il était en leur possession, car, même si nous sommes certains qu’ils l’ont, nous devons conserver des éléments majeurs… Or ils n’ont pas adopté ce dispositif. Conclusion : ils ne savent rien. D’autre part, Stumer savait que nous le retrouverions aisément. Au fond c’est ce qu’il voulait, afin d’ouvrir immédiatement la voie des négociations entre lui et nous. S’il avait vendu le document aux autres il se serait mis à l’abri, vous saisissez ?

— Oui. Mais ne croyez-vous pas qu’il va vendre le plan aux deux ?

— C’est ce que nous redoutons, en effet, et c’est pourquoi vous êtes là !

— Ah ! oui ?

— Oui. En tout cas pour mener à bien ce double jeu, il doit nous le vendre à nous en premier lieu ; puisque s’il le vend aux autres, de par leur réaction, nous le saurons immédiatement.

— C’est vrai… Et ce plan ne peut pas être exécuté tout de suite ?

— Non, car il est à long terme et du reste ne peut être mis en action qu’au moment de la saison des pluies…

— Alors le Stumer nous tient ?

— Pratiquement. Il est admirablement placé entre le Vietminh et nous. Sa position, pour le moment, est parfaite. La seule chose que nous puissions contre lui, c’est d’essayer de trouver la cachette du plan… et celle des photos qu’il en a certainement tirées.

— Il doit s’attendre à une enquête de cette nature ?

— Oh ! certainement. C’est pourquoi vous devez agir avec d’infinies précautions.

— Compris.

— C’est un homme très maître de soi, rusé comme un renard et qui ne laisse rien au hasard… Il sait où il va…

— L’essentiel est qu’il n’y aille pas.

— Justement. Vous avez carte blanche. Je ne vois guère que vous pour mener à bien une histoire aussi délicate.

Le coup de pommade final, je connais ! Ça veut dire : « Petit père, lève le siège et fais ton turbin. »

— L’adresse de Stumer ?

— Le Vésinet, 125, avenue des Pages…

— Joli.

Il me tend la main…

— Surtout, du doigté, hein ?

— On tâchera.

— Et tenez-moi bien au courant…

— Comme toujours, patron.

* * *

Chaque fois que je sors de chez le Vieux, je me précipite au troquet d’en face car un entretien avec le grand patron donne toujours soif.

Le taulier est en train de s’entraîner au 421, tout seulâbre derrière son zinc.

Au moment où j’entre, il dit :

— Tous les deux !

— C’est un titre de roman d’amour, fais-je. Allez, enflure, sers-moi un petit anjou…

Il rouspète à cause du terme qu’il juge impropre à la qualifier. Sa vieille haine contre la police s’exhale. Il affirme que nous sommes tous plus mal embouchés les uns que les autres et que des types comme nous ne méritent pas de vivre.

Ordinairement je le chauffe au paroxysme, mais je suis trop préoccupé par ma nouvelle mission pour taquiner un tas de sonneries [1] Il paraît que je dois tempérer ma grossièreté naturelle ! à patente limonadière.

Je sirote mon blanquet tout en gambergeant.

Assez bizarre ce turbin, vous ne trouvez pas ?

Non, vous avez de l’huile de ricin à la place de la cervelle, vous autres ! On vous raconterait n’importe quelle girie, vous la goberiez en ouvrant le bec !

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