Fortuné du - Le crime de l'omnibus
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Et, tout le monde étant d’accord, Freneuse, délivré d’une préoccupation assez désagréable, avait déjeuné avec appétit et s’était mis à la besogne avec ardeur.
Il achevait alors un tableau sur lequel il comptait beaucoup pour enlever au prochain Salon un de ces succès qui classent définitivement un artiste: une figure de femme, une seule, une jeune Romaine gardant une chèvre au pied du tombeau de Cecilia Metella.
Et il avait eu le bonheur de découvrir un modèle que Dieu semblait avoir créé tout exprès pour lui fournir le type qu’il rêvait.
C’était une toute jeune fille, presque une enfant, qu’il avait rencontrée un jour, descendant des hauteurs de Montmartre, et qui lui avait demandé le chemin du Jardin des Plantes.
Freneuse avait passé quatre ans à Rome, et il savait assez d’italien pour renseigner la petite dans la seule langue qu’elle comprît bien.
Puis, il s’était enquis de ce qu’elle faisait à Paris, et elle lui avait répondu sans embarras qu’elle venait d’y arriver, amenée par un de ses compatriotes qui faisait le métier de racoler en Italie des modèles des deux sexes, et qui logeait rue des Fossés-Saint-Bernard, près de la Halle aux vins, dans une grande maison toute pleine de joueurs d’orgue et autres musiciens ambulants.
Elle était née à Subiaco, dans les montagnes de la Sabine, et elle avait passé son enfance à mener les chèvres à travers les rochers de ce pays sauvage. Sa mère, morte depuis un an, posait dans les ateliers à Rome. Elle n’avait jamais connu son père, mais elle passait là-bas pour être la fille d’un peintre français, qui, après avoir séjourné quelques années en Italie, était parti sans s’inquiéter d’elle. Elle avait eu une sœur aînée, mais cette sœur avait été emmenée toute petite par un homme qui recrutait des élèves pour leur enseigner le chant et les placer dans les théâtres d’Italie.
Paul Freneuse, émerveillé de sa beauté, avait eu aussitôt l’idée de confisquer à son profit ce modèle inédit, – l’enfant n’était encore allée chez aucun artiste, – et il s’était immédiatement abouché avec le meneur, qui, moyennant une somme assez ronde, avait pris l’engagement écrit de loger séparément et convenablement Pia, – c’était le nom de la fillette, – de l’envoyer tous les jours donner une séance place Pigalle, et de refuser les offres que d’autres peintres pourraient lui faire.
Et depuis cinq mois, Pia n’avait pas manqué une seule fois d’arriver à midi chez Paul Freneuse, qui la traitait beaucoup moins en salariée qu’en amie.
La beauté de Pia n’était pas banale. L’enfant ne ressemblait pas à ces bambines italiennes qui ont toutes les mêmes grands yeux noirs, les mêmes lèvres rouges et un peu fortes, le même teint brun clair, à ce point qu’on les dirait coulées dans le même moule.
Elle était bien de la race qui a fourni des modèles aux peintres de tous les temps, mais elle avait l’expression qui manque presque toujours aux filles de son pays, une physionomie mobile et intelligente, quelque chose de personnel et de vivant.
Et cette physionomie n’était pas trompeuse. Pia avait l’esprit ouvert et une étonnante facilité à tout comprendre, à tout s’assimiler. En quelques mois, elle était arrivée à parler très bien le français, dont elle ne savait pas un mot en débarquant à Paris. Elle amusait Freneuse par ses remarques naïves et par ses réparties inattendues. Elle l’étonnait par la justesse de ses idées sur toutes les choses de la vie et même sur les arts, dont elle avait le sentiment très vif.
Elle l’étonnait davantage encore par sa sagesse. Cette petite merveille, qui ne se montrait nulle part sans qu’on l’admirât, n’avait pas l’ombre de coquetterie et savait tenir en respect les admirateurs trop empressés. Elle avait gardé le costume de sa patrie, sans le gâter par ces additions de modes parisiennes que se permettent volontiers ses pareilles. Jamais châle n’avait recouvert ses épaules encore un peu maigres, mais d’un galbe charmant; jamais bottines n’avaient emprisonné ses pieds de statue, ses pieds accoutumés à fouler nus le thym des montagnes.
Et elle vivait comme une sainte, ne sortant jamais que pour venir à l’atelier de Freneuse et ne frayant pas plus avec ses compatriotes qu’avec les autres femmes qui exercent à Paris la scabreuse profession de modèles.
Depuis que, grâce aux généreuses avances de Freneuse, elle n’en était plus réduite à mener cette existence en commun que la misère impose aux pauvres filles amenées d’Italie par un maître qui les exploite, elle habitait toujours la maison de la rue des Fossés-Saint-Bernard, mais elle s’était complètement séparée de la colonie vagabonde qui campait dans cette espèce de phalanstère.
Elle occupait seule une chambrette sous les toits; une étroite mansarde dont les murs étaient blanchis à la chaux et où il n’y avait d’autres meubles qu’un petit lit de fer, trois chaises de paille et un miroir cassé. Elle y passait tout le temps que lui laissait l’atelier, elle l’y passait à lire, – elle avait appris à lire, – à chanter des chansons de ses montagnes et à rêver… à quoi? Freneuse s’amusait quelquefois à le lui demander, et elle lui répondait qu’elle n’en savait rien elle-même. Peut-être rêvait-elle à ses quinze ans qui venaient de sonner.
Ce qu’elle gagnait en posant chez son bienfaiteur lui suffisait, et au-delà, car elle ne mangeait guère plus qu’un oiseau, et elle dépensait fort peu d’argent pour sa toilette, quoiqu’elle fût très soigneuse de sa personne et de ses vêtements.
Et elle était gaie, comme le sont rarement les Romaines, gaie de cette gaieté franche que donnent le contentement de soi-même et l’absence de soucis. Quand elle arrivait dans l’atelier de Paul, la joie y entrait avec elle.
Depuis un mois cependant, Freneuse avait cru s’apercevoir qu’elle était moins rieuse, plus réservée, plus pensive, moins enfant, pour tout dire en un mot. Elle ne jouait plus avec le chat favori de l’atelier, un superbe angora qui l’avait prise en affection, et qui ne manquait jamais de sauter sur ses genoux, dès qu’elle s’asseyait pour prendre la pose.
Ces symptômes avaient paru graves à l’artiste. Il connaissait ces natures-là, ces fillettes transplantées d’Italie en France qui languissent pendant les premiers temps sous notre froid climat et qui mûrissent tout à coup au premier rayon de soleil. Et il soupçonnait un commencement d’amourette.
Pour éclaircir le cas, il avait questionné doucement la petite, qui s’était mise à pleurer au lieu de répondre, et il n’avait pas voulu insister, quoique l’idée qui lui était venue l’attristât. Freneuse s’était attaché à cette enfant, et il s’affligeait de penser qu’elle allait peut-être s’éprendre sottement de quelque pâtre grossier venu des Abruzzes à Paris pour récolter des gros sous en jouant de la vielle. Il lui arrivait même parfois de se demander s’il n’était pas jaloux d’elle, et il se reprochait d’oublier qu’il avait vingt-neuf ans, presque le double de l’âge de Pia. Alors il devenait grave, presque froid, et la séance de pose se passait sans qu’il dît un seul mot à la pauvre enfant, qui s’en allait le cœur gros.
Mais le lendemain de son aventure en omnibus, Paul Freneuse était dans un de ses bons jours. La certitude de n’être pas mêlé, même indirectement, à une enquête judiciaire le faisait tout joyeux, et il causait gaiement avec la chevrière à demi couchée au fond de l’atelier sur un haut marchepied destiné à figurer un bloc de marbre détaché du tombeau de Cecilia Metella.
– Pia, ma belle, dit Paul Freneuse en riant, tu ne te doutes pas que, hier soir, j’ai failli grimper tes six étages pour te surprendre. Je suis allé dîner dans ton quartier.
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