Fortuné du - Le crime de l'omnibus
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Il lui tardait de rentrer, de revoir son atelier, et il y allait tout droit, lorsque, dans un café qui s’avance comme un cap entre la rue Pigalle et la rue Frochot, il aperçut un de ses amis, un artiste comme lui, attablé devant un verre vide et une pile de soucoupes qui marquaient le nombre des chopes absorbées par ce peintre altéré.
Cet ami était seul dans le premier compartiment du café, une sorte de cage vitrée où l’on est aussi en vue que si l’on buvait dehors, et d’où l’on voit parfaitement les gens qui passent. Il reconnut Freneuse, il se mit à lui faire des signes télégraphiques pour l’appeler, et Freneuse se décida à entrer, sachant bien que s’il s’avisait de passer son chemin, le camarade Binos allait courir après lui.
Il s’appelait Binos, cet amateur de bière, artiste médiocre, mais discoureur incomparable, philosophe pratique et paresseux comme un loir, s’occupant de tout, excepté de peindre, quoiqu’il eût toujours trois ou quatre tableaux en train, au demeurant le meilleur garçon du monde, le plus serviable, le plus désintéressé et par-dessus le marché le plus amusant.
Freneuse, qui n’était jamais de son avis sur aucun point, ne pouvait se passer de lui, et le consultait volontiers pour le plaisir de l’entendre contredire à tout et s’embarquer dans des paradoxes bizarres.
– Te voilà! lui cria Binos. J’ai couru après toi toute la soirée: d’où viens-tu?
– D’un quartier extravagant. J’ai dîné chez un de mes cousins qui est interne à la Pitié et qui demeure rue Lacépède, répondit Freneuse.
– Et tu descends de l’omnibus de la Halle aux vins, quand tu aurais dû revenir à pied par une gelée magnifique. Tu ne seras jamais qu’un bourgeois.
– Bourgeois tant que tu voudras, mais il vient de m’arriver une histoire étrange.
– En omnibus? Je vois ce que c’est. Tu auras perdu ta correspondance.
– Ne blague pas. C’est très sérieux. Regarde ce qui se passe là-bas.
– Eh bien, quoi? Le conducteur qui pérore au milieu de cinq ou six badauds assemblés devant la porte du bureau.
– Il y a une morte dans ce bureau… une jeune fille ravissante qui a voyagé avec moi… en face de moi d’abord et à côté de moi ensuite…
– Aurait-elle rendu l’âme dans tes bras? demanda Binos, toujours gouailleur.
– À peu près. Et personne ne s’est aperçu qu’elle expirait.
– Qu’est-ce que tu me racontes là?
– Je te dis la vérité. C’est tout ce qu’il y a de plus extraordinaire… tellement extraordinaire que tout à l’heure j’en étais presque venu à croire que cette mort n’était pas naturelle.
– Un mystère à débrouiller. C’est mon affaire. J’étais né pour être policier, et j’en remontrerais aux plus malins agents de la Sûreté. Narre-moi l’histoire, et je te donnerai mes conclusions, dès que je connaîtrai les faits.
– Les faits! mais il n’y en a pas. Tout s’est passé le plus simplement du monde. Quand je suis arrivé à la station du boulevard Saint-Germain, la jeune fille était déjà dans la voiture. J’entrevoyais qu’elle était jolie, et je me suis placé en face d’elle. Une grosse femme était assise à sa droite, un monsieur à sa gauche… un monsieur, si l’on veut… il avait l’air d’un ancien tambour de la garde nationale.
– Bon! voilà déjà un homme suspect.
«Suspect ou non, avant le départ de l’omnibus, il a cédé sa place à une dame qui était arrivée en retard… une vraie dame, celle-là… élégamment habillée et pas laide du tout, autant que j’ai pu en juger à travers sa voilette.
– Si elle ne l’a pas relevée, c’est qu’elle avait un motif pour se cacher. Et elle a accepté, sans hésiter, la politesse de l’individu que tu viens de me décrire? Sais-tu ce que ça prouve? Qu’ils se connaissaient, et que la chose était convenue d’avance entre eux. L’homme gardait la place. La femme l’a prise, et c’est elle qui a fait le coup.
– Mais il n’y a pas eu de coup, s’écria Freneuse.
– Tu crois ça, parce que tu n’as rien vu, dit Binos qui suivait son idée avec une persistance imperturbable. Je le déclare encore une fois que cet échange de place n’est pas naturel. Maintenant, j’ai une base, ça me suffit. Continue. C’était la dernière voiture, n’est-ce pas?
– Oui. J’ai couru depuis la rue Lacépède pour ne pas la manquer.
– Raison de plus pour que l’homme ne descendit pas. S’il est resté, c’est qu’il n’avait pas envie de partir.
– Il n’est pas resté. Il est monté sur l’impériale.
– Plusieurs degrés au-dessous de zéro et une bise qui vous coupe la figure… Je suis fixé; il s’est perché là-haut parce qu’il voulait s’assurer que sa complice exécuterait l’opération.
– Pas du tout. L’homme a mis pied à terre à l’entrée de la rue de la Tour-d’Auvergne, et la femme un peu plus loin… au coin de la rue de Laval.
– C’est-à-dire trois minutes après. Ils n’auront pas eu de peine à se rejoindre. Je suis sûr qu’en descendant l’homme s’est arrêté un instant sur le marchepied pour que la femme vît qu’il partait.
– Non, mais j’ai remarqué…
– Quoi?
– Qu’avant de quitter l’impériale, l’homme a frappé trois ou quatre coups de talon si vigoureux que, dans l’intérieur, tout le monde les a entendus.
– Parbleu! C’était le signal.
– J’avoue que cette pensée-là m’était venue.
– Ah! tu vois bien que tu les soupçonnais! Seulement tu n’as pas le courage de tes opinions.
– Et toi, quand tu enfourches une idée, tu vas beaucoup trop loin. J’admets, si tu veux, que ces gens-là étaient d’accord, mais pas pour tuer une malheureuse qu’ils ne connaissaient pas.
– Qu’en sais-tu?
– Je suis certain du moins qu’elle ne les connaissait pas, car elle ne leur a pas fait l’honneur de les regarder. Et je serais assez disposé à croire que l’homme espérait qu’à l’arrivée la dame la récompenserait de son obligeance en lui permettant de l’accompagner. En montant, elle s’était laissé serrer la main.
– De mieux en mieux. Je n’ai plus l’ombre d’un doute. Cette poignée de main signifiait: «Tue-la».
– Mais tu es fou! Puisque je te dis qu’il n’y a pas eu le moindre incident pendant le trajet.
– Enfin la fille qui est morte était vivante quand elle est entrée dans la voiture, n’est-ce pas?
– Oh! très vivante. Elle aussi avait un voile, mais ses yeux brillaient à travers ce voile comme deux diamants noirs.
– Bon! et en arrivant, ils étaient éteints. Quand s’est-on aperçu qu’elle avait passé de vie à trépas?
– C’est moi qui m’en suis aperçu, au moment où nous arrivions à la station de la place Pigalle. Elle appuyait depuis un instant sa tête sur mon épaule, et je me figurais qu’elle dormait. J’ai voulu la réveiller, et…
– Comment, sur ton épaule! Tu étais donc assis à côté d’elle? Je croyais que tu lui faisais vis-à-vis.
– La dame voilée qui était sa voisine de gauche la soutenait depuis le Pont Neuf, s’imaginant comme moi qu’elle dormait. Quand cette dame est descendue rue de Laval, elle m’a prié de la remplacer. Je n’étais pas fâché du tout de servir d’oreiller à une jeune et jolie personne. À sa droite, la stalle était libre. Je l’ai prise, et la dame m’a repassé un fardeau qui me semblait doux.
– Et tu n’as pas trouvé prodigieux ce sommeil que rien n’interrompait? Paul, mon garçon, tu torches proprement un tableau de genre, mais ta naïveté passe les bornes.
– J’en conviens; et pourtant…
– La dame savait fort bien qu’elle te confiait un cadavre, et elle ne la soutenait que pour l’empêcher de tomber. Elle avait jugé à ta figure que tu ne t’apercevrais de rien, et, dès qu’elle l’a pu, elle t’a laissé te débrouiller tout seul. C’est très fort, ce qu’elle a fait là, et elle pouvait te jouer un très mauvais tour. Comment t’en es-tu tiré à l’arrivée?
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