Fortuné du - Double-Blanc

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Et il répliqua vivement:

– Je ne me serais pas caché non plus, je vous prie de le croire… et je ne suis pas resté à ce bal… je m’y ennuyais à périr. Pibrac et sa bande ont soupé sans moi.

– Bravo!… ma fille sera charmée d’apprendre que vous êtes à l’épreuve des tentations.

– Me conseillez-vous donc de lui raconter?…

– Pourquoi pas?… Solange, Dieu merci! n’est ni une prude, ni une sotte, et elle vous saura gré de votre franchise. Elle est d’ailleurs convaincue que vous l’aimez trop pour vous galvauder comme ce M. Pibrac qui n’est pas de votre monde.

– Elle ne se trompe pas, je vous le jure, et…

– Vous lui direz cela tout à l’heure, si vous voulez m’accompagner jusqu’à la maison. Je rentrais quand je vous ai aperçu à la fenêtre, et maintenant que le cortège a défilé, nous ne risquerons plus d’être étouffés, en nous dirigeant vers le boulevard Malesherbes. Le thé doit être servi. Ma fille aura peut-être quelques amies, mais vous trouverez bien le moyen de lui faire votre cour, quand même.

Hervé ne demandait qu’à revoir Mlle de Bernage, quand ce n’eût été que pour chasser le souvenir de ses aventures nocturnes qui lui revenaient à l’esprit plus souvent qu’il n’aurait souhaité. Et il se promettait, tout en flirtant avec sa fiancée, d’insister pour que la date de leur mariage fût fixée à une époque plus rapprochée.

Il se défiait encore, par moments, de la solidité de ses résolutions, et il lui tardait de brûler, comme on dit, ses vaisseaux, afin de se mettre dans l’impossibilité de reculer.

La nuit vient de bonne heure au mois de février, et quand le futur beau-père et le futur gendre, qui étaient sortis ensemble du café, arrivèrent à la Madeleine, on allumait déjà les becs de gaz.

Ils n’avaient pas pu échanger beaucoup de paroles au milieu de la foule bruyante qui suivait le même chemin qu’eux, mais elle s’était éclaircie et Scaër, finit par remarquer le manège d’un monsieur qui leur emboîtait le pas depuis la rue Caumartin.

Ce monsieur les avait déjà dépassés plusieurs fois; puis, dès qu’il avait pris dix pas d’avance, il ralentissait son allure, se laissait dépasser à son tour et se remettait à marcher derrière eux.

Ainsi manœuvrent les lovelaces du pavé qui, avant d’aborder une femme rencontrée dans la rue, tiennent à l’examiner sous tous ses aspects.

Ce n’était pas le cas, et le suiveur pouvait bien être un espion, quoiqu’il n’en eût pas l’air.

Peut-être aussi ne s’occupait-il pas de les surveiller, car ils n’étaient pas seuls sur le large trottoir.

Hervé ne se rappelait pas l’avoir jamais vu et il jugea inutile de le signaler à l’attention de M. de Bernage.

Du reste, l’homme ne tarda point à hâter le pas et à se perdre dans la foule des passants qui le précédaient. Hervé crut s’être trompé et n’y pensa plus.

Ces messieurs passèrent devant la façade de la Madeleine, en causant, à bâtons rompus, comme on peut causer sur une voie publique, encombrée de promeneurs. Ce n’était pas le moment ni le lieu d’engager une conversation intéressante et ils n’y étaient pas disposés.

Décidé à suivre le conseil de son futur beau-père, Hervé se préparait à raconter gaiement à sa fiancée comme quoi il s’était montré au bal dans une loge pleines de belles de nuit qui n’avaient pas réussi à le séduire et de mauvais sujets avec lesquels il n’avait pas voulu souper.

M. de Bernage, lui, pensait sans doute à ses affaires. Il en avait beaucoup et quoiqu’il en prît à son aise, il ne les oubliait jamais complètement.

Ils cheminaient donc en silence et ils allaient traverser la chaussée pour remonter le côté gauche du boulevard Malesherbes, lorsque le financier s’arrêta.

– Mon cher, dit-il en se frappant le front, ma mémoire s’en va… c’est signe que je vieillis… J’oubliais que j’ai promis de passer à cinq heures chez un monsieur qui doit me donner une réponse au sujet d’une négociation très importante dont je l’ai chargé. Le dimanche gras!… c’est ridicule, mais c’est ainsi. Voilà ce que c’est que d’avoir de gros capitaux engagés! On n’a pas un jour de répit; et si je remettais l’entrevue à demain, il pourrait m’en coûter cher. Souffrez donc, mon ami, que je vous quitte. Allez sans moi demander une tasse de thé à ma fille et dites-lui que je ne tarderai pas à vous rejoindre. Mon homme demeure rue Tronchet, c’est tout près d’ici, et avec lui je n’en ai pas pour plus de dix minutes.

Ayant dit, M. de Bernage tourna les talons et se lança sur la longue esplanade plantée d’arbres qui borde la colonnade latérale de l’église.

Hervé ne fut ni trop surpris ni trop fâché de ce brusque départ.

Il savait que son futur beau-père était avant tout l’homme du devoir, esclave de tous ses engagements et incapable de manquer à un rendez-vous d’affaires.

Et d’ailleurs, Hervé aimait autant arriver seul chez sa future.

M. de Bernage lui laissait pleine liberté dans le salon de sa fille, mais les pères gênent toujours un peu les amoureux, et il suffit qu’ils soient là pour que la causerie prenne un tour plus cérémonieux.

Et précisément, Hervé avait à dire beaucoup de choses qu’on ne dit bien qu’en tête à tête.

Ainsi, il préméditait de lui parler longuement de leur prochaine installation à Trégunc et de l’existence qu’ils y mèneraient. Elle lui avait juré plus d’une fois qu’elle adorait la campagne et particulièrement le pays de Cornouailles, mais il se défiait un peu du goût qu’elle affichait pour la contrée sauvage où il était né et qu’il comptait habiter six mois de l’année.

Il voulait la prier en même temps de fixer une date à leur mariage.

Elle ne pouvait pas lui savoir mauvais gré de se montrer impatient, et ce serait une excellente occasion d’exprimer, plus chaleureusement qu’il ne l’avait fait jusqu’alors, ses sentiments amoureux.

Il traversa le boulevard et en prenant pied sur le trottoir opposé, il se retourna instinctivement pour suivre un instant des yeux M. de Bernage qui était encore en vue et très reconnaissable de loin, à cause de sa haute taille.

Ce financier aurait fait un magnifique tambour-major.

Il était parti au pas accéléré, mais il s’était mis bientôt au pas ordinaire et il ne tarda pas à être accosté sur la promenade par un monsieur qui venait en sens inverse.

– Son homme de la rue Tronchet, sans doute, se dit Hervé. Maintenant qu’ils se sont rencontrés, ils vont conférer en plein air, et la conférence ne durera pas longtemps. Pour arriver le premier, je ferai bien de me dépêcher.

Et il se hâta vers l’hôtel de Bernage qui s’élevait en façade sur le boulevard Malesherbes, un peu plus haut que la rue de la Bienfaisance.

Il était superbe cet hôtel, acheté d’un richissime étranger, et il valait plus d’argent que toutes les terres et tous les châteaux du dernier des Scaër.

Le père de Solange ne l’avait pourtant pas payé trop cher.

Ruiné par la guerre de sécession, l’Américain du Sud qui l’avait fait construire à grands frais s’était trouvé dans la nécessité de le vendre à bref délai, et M. de Bernage avait profité de l’occasion.

Tout réussissait à ce spéculateur bien avisé et tout annonçait que sa fortune n’en resterait pas là.

Hervé, qui avait défait la sienne, se figurait volontiers que le bonheur est contagieux et que son beau-père lui apporterait la veine.

Du reste, en attendant qu’elle lui vînt, il n’avait pas à se plaindre, puisque, menacé du naufrage, il allait entrer au port, et l’avenir s’ouvrait devant lui assez brillant pour lui faire oublier ses désastres et même ses fautes.

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