Fortuné du - Double-Blanc

Здесь есть возможность читать онлайн «Fortuné du - Double-Blanc» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Double-Blanc: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Double-Blanc»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Double-Blanc — читать онлайн ознакомительный отрывок

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Double-Blanc», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Ce marivaudage n’était pas du goût de Mme de Cornuel et elle y coupa court, en disant:

– Je ne sais si M. de Bernage nous approuvera d’avoir reçu cette étrangère… je regrette vivement qu’il ne soit pas encore rentré.

– Je puis vous assurer qu’il ne tardera guère, dit Hervé qui n’était pas fâché de se dérober aux taquineries de sa fiancée; quand je suis arrivé, il venait de me quitter sur la place de la Madeleine en me priant de vous annoncer qu’il me rejoindrait ici avant une demi-heure.

– Elle est passée la demi-heure, murmura la dame de compagnie.

– Raison de plus pour que nous le voyions bientôt.

– Je le souhaite, car sa présence me délivrerait d’une responsabilité qui…

– Il me semble qu’on vient, interrompit Solange en prêtant l’oreille. Monsieur de Scaër, je vous prie, voyez donc si c’est mon père.

Le grand salon étincelait de mille feux. C’était une des fantaisies quotidiennes de Mlle de Bernage de faire allumer, dès que la nuit approchait, tous les lustres et toutes les torchères, à seule fin de ne pas ressembler aux provinciaux qui ne s’habillent que le dimanche et aux bourgeois de Paris qui ne s’éclairent a giorno que les jours où ils ont du monde à dîner.

Cette illumination ne s’étendait pas jusqu’au petit salon où brûlaient seulement deux lampes discrètes, et de cette inégale distribution des lumières, il résultait que du fond du boudoir on voyait beaucoup mieux qu’on n’était vu.

Pour être agréable à sa fiancée, Scaër s’était avancé jusqu’à la portière de soie qui marquait la séparation des deux pièces, et il put tout à son aise examiner la tournure, la démarche et même les traits de la dame qu’amenait le valet de pied, – car c’était la visiteuse qui arrivait et non pas M. de Bernage, comme l’avait cru Solange et comme le désirait Mme de Cornuel.

Hervé resta ébloui de la beauté de cette marquise de Mazatlan que, tout à l’heure, avant qu’elle se fût montrée, il soupçonnait d’être une duègne.

Elle était charmante et elle brillait de jeunesse.

Seulement, elle n’avait pas du tout l’air espagnol.

Elle était blonde comme les blés. À la blancheur de sa peau et à la fraîcheur de son teint, on aurait pu la prendre pour une Anglaise. Mais le regard était vif, la physionomie expressive et mobile. Habillée, d’ailleurs, avec goût, comme une Parisienne qui sait porter la toilette et qui suit la mode sans l’exagérer.

Le règne de l’absurde crinoline venait de finir et une robe bien coupée mettait en relief tous les avantages naturels de la dame: sa taille souple, sa tournure gracieuse et même son petit pied, aristocratiquement cambré.

Elle avait ce que l’auteur du Demi-Monde a appelé la ligne, c’est-à-dire la grâce et l’harmonie du mouvement. Elle avait aussi de la race, comme disent les connaisseurs en chevaux et en femmes.

Elle en avait tant que Scaër, extasié, oubliait de renseigner Mlle de Bernage qui l’avait envoyé en reconnaissance et qui s’étonnait de son silence prolongé.

Ce fut l’affaire d’un instant, car il se rejeta vivement dans le petit salon pour laisser passer la visiteuse que le valet de pied annonçait.

Il se retira si vite qu’elle entra sans le remarquer et il recula jusqu’au fond du boudoir, pendant que Solange, avertie, se levait pour recevoir poliment cette quêteuse titrée.

Et ce fut le tour de Solange d’être éblouie.

Quoi qu’elle en eût dit à son fiancé, elle ne s’attendait pas à voir une duègne, mais elle s’attendait encore moins à voir une merveille de beauté, et peu s’en fallut qu’elle ne perdît contenance.

– Mademoiselle, lui dit doucement l’étrangère, pardonnez-moi de me présenter ici sans être connue de vous. Je sais que vous aimez les pauvres et je vais m’adresser à votre cœur; je puis donc espérer que vous excuserez l’indiscrétion de ma visite, et, afin de vous l’expliquer, je me hâte de vous apprendre que votre réputation de charité s’étend jusqu’à l’avenue de Villiers où je demeure.

– J’avoue que je ne m’en doutais pas, murmura Solange.

– Je vous assure, mademoiselle, que tous les malheureux de ce quartier vous bénissent; aussi n’ai-je pas hésité à venir vous demander à vous associer à une bonne œuvre.

Maintenant, permettez-moi de vous dire qui je suis, et pourquoi je viens, car vous ne savez de moi que mon nom, et mon mari n’a jamais habité la France qu’en passant. Il est mort à la Havane, où il possédait de grandes propriétés, et j’ai pris la résolution de me fixer à Paris. Il m’a laissé une fortune indépendante et je voudrais en consacrer une partie à ceux qui souffrent de la maladie à laquelle il a succombé… une maladie très rare à la Havane et très commune en Europe… la plus terrible de toutes, car on n’en guérit jamais… la phtisie enfin… qui fait tant de ravages que la place manque souvent dans vos hôpitaux, pour y traiter ceux qu’elle atteint.

Je ne suis pas assez riche pour fonder à moi seule un nouvel hôpital qui leur serait réservé. Je suis donc obligée d’avoir recours aux âmes compatissantes pour compléter la somme. Je ne sais si j’y parviendrai… mais je réussirai du moins, avec mes propres ressources, à soulager bien des misères isolées.

Cela dit, mademoiselle, je me hâte d’ajouter que je ne viens pas solliciter de vous une offrande immédiate. Je ne fais encore que de la propagande charitable. Tout ce que je vous demande, c’est de recommander à Monsieur votre père, à ses amis et aux vôtres, une idée généreuse…

– Je vous promets de l’appuyer de toutes mes forces et je ne doute pas d’y rallier mon père, dit vivement Mlle de Bernage.

La marquise était restée debout et Solange, qui ne se lassait pas d’admirer sa rayonnante beauté, ne songeait pas à la prier de s’asseoir; ce que voyant, la gouvernante avança un siège, et Solange pensa enfin aux présentations obligatoires en pareil cas.

– Mme de Cornuel, dit-elle en désignant la dame de compagnie qui échangea avec l’étrangère un salut assez froid.

M. de Scaër!

À ce nom, la marquise tourna vivement la tête du côté où se tenait dans l’ombre Hervé qu’elle n’avait pas aperçu en entrant.

Lui aussi, il s’était encore une fois oublié à contempler cette adorable quêteuse, et il se sentait troublé, sans savoir pourquoi.

Il se montra pourtant, et en s’inclinant devant elle, il crut voir qu’elle changeait de visage.

Elle rougit positivement et une flamme brilla dans ses grands yeux bleus.

La rougeur passa vite et la flamme s’éteignit aussitôt. Mais la physionomie prit une expression d’étonnement ou d’inquiétude. Le regard semblait demander: «que fait ici ce jeune homme?»

Hervé ne se permit pas de répondre à cette interrogation muette et la marquise, promptement remise, dit à Solange:

– Je vous remercie, mademoiselle, et je me flatte que, sur votre recommandation, M. de Bernage ne me refusera pas son appui. Ses relations dans le monde des grandes affaires m’aideront puissamment, s’il veut bien s’intéresser à la création hospitalière que je rêve. Je regrette de ne pas le rencontrer aujourd’hui et je serai très heureuse de le recevoir quand il lui plaira de venir chez moi, car…

– Le voici, madame, interrompit Solange, qui s’était approchée de la portière ouverte.

M. de Bernage arrivait au moment où l’entretien allait cesser, car la marquise ne paraissait pas disposée à le prolonger, depuis que M. de Scaër était entré en scène inopinément.

Solange courut à la rencontre de son père et l’arrêta pour le mettre en peu de mots au courant de la situation. Il l’écouta d’un air assez renfrogné, mais il se dérida dès qu’il se trouva en face de Mme de Mazatlan.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Double-Blanc»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Double-Blanc» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Double-Blanc»

Обсуждение, отзывы о книге «Double-Blanc» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x