Fortuné du - Double-Blanc
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Il était toujours bien sûr de ne pas avoir vu ailleurs le ravissant visage de cette blonde aux yeux bleus, mais il lui semblait maintenant avoir déjà entendu sa voix, et il cherchait inutilement à se rappeler où il l’avait entendue.
Il marchait vite et il ne tarda guère à arriver au coin de la rue de Lisbonne. Pibrac n’y était pas. Hervé pensa qu’il se promenait dans la rue et s’y engagea sans hésiter.
Il ne lui vint pas à l’esprit qu’il s’exposait à tomber dans un guet-apens tendu par un ennemi qui, pour l’y attirer, se serait servi du nom de Pibrac – le voleur du bal de l’Opéra par exemple.
Elle est cependant peu éclairée, cette rue de Lisbonne; les boutiques y sont rares, et en hiver, après la nuit tombée, il n’y passe presque personne.
Ce soir-là, une voiture y stationnait à cinquante pas du boulevard Malesherbes. Hervé n’y prit pas garde et continua d’avancer, sans cesser de regarder à droite et à gauche, s’il n’apercevrait pas Pibrac.
Il ne le vit pas, mais il vit descendre de cette voiture et venir à lui une femme qui l’aborda en lui disant:
– Me voici!
Hervé reconnut la marquise et resta muet d’étonnement.
– Il était donc impénétrable, le voile que je portais au bal de l’Opéra, demanda-t-elle en souriant?
– Vous!… c’était vous! murmura Hervé, stupéfait.
– En doutez-vous encore? Faut-il, pour vous le prouver, que je vous demande si vous m’avez déjà répondu poste restante?
– Oh! non, je ne doute plus… mais je ne comprends pas…
– Le hasard a tout fait. Je ne pouvais pas deviner que je vous trouverais chez M. de Bernage, car j’ignorais que vous le connaissiez. Je vous y ai trouvé, j’ai voulu profiter d’une occasion inespérée, et, pour vous parler sans témoins, j’ai imaginé de me servir du nom de votre ami… Ce nom, je l’avais entendu dans la loge et je l’avais retenu… j’en ai un peu abusé…, mais vous me pardonnerez, je l’espère… et je vous remercie d’être venu.
– C’est moi qui vous remercie, madame, d’avoir hâté notre rencontre. Je la désirais ardemment et je vous ai écrit ce matin, aux initiales que vous m’aviez indiquées.
– Puis-je savoir où vous me donniez rendez-vous? demanda gaiement la marquise.
– Au marché aux fleurs de la Madeleine, tous les jours à quatre heures… et je vous prie de croire que je n’y aurais pas manqué.
– Ni moi non plus… mais rien ne nous empêche maintenant de nous voir chez moi, si vous le voulez.
– Je craindrais d’y rencontrer M. de Bernage.
– Votre futur beau-père. C’était donc vrai, ce que disait au bal de l’Opéra votre ami Pibrac?
– Moi aussi, madame, je vous ai dit que j’allais me marier.
– Vous ne m’avez pas dit avec qui. Alors, vous aimez cette jeune fille?
Hervé se tut. Lancée avec cette brusquerie, la question l’avait choqué. Il se demandait de quel droit la marquise la lui posait et quels desseins elle avait sur lui. Il n’avait eu avec elle qu’un bref entretien et la lettre qu’elle lui avait remise ne contenait que d’énigmatiques allusions à une rencontre en Bretagne. Qu’attendait-elle de lui? Le moment était venu de la prier de s’expliquer.
– Pourquoi ne l’aimeriez-vous pas? reprit doucement la marquise. Elle est charmante et le passé est si loin!…
– De quel passé parlez-vous?
– Ne le savez-vous pas?… Vous avez lu ma lettre…
– Oui… elle ne m’a pas beaucoup renseigné.
– Aviez-vous donc oublié qu’un soir, près du dolmen de Trévic…
– Une femme m’est apparue. Comment l’aurais-je oublié?… il n’y a que trois ans de cela… mais cette femme…
– C’était moi. Je voyageais alors sur le yacht de mon mari. J’ai voulu voir la place où vous vous étiez engagé jadis avec Héva Nesbitt.
– Héva!… vous l’aviez donc connue?
– C’était ma meilleure amie, là-bas, en Amérique, avant qu’elle vînt en France… et pendant le peu de temps qu’elle a passé dans votre pays avec sa mère, elle m’a écrit qu’elle s’était fiancée à vous… et elle m’a si bien décrit la grève de Trévic que je n’ai eu aucune peine à la découvrir… Je ne m’attendais pas à vous y rencontrer.
– Que ne m’avez-vous dit alors ce que vous me dites maintenant!
– À ce moment-là, je ne savais pas que le chasseur qui m’avait surprise au pied du dolmen était le baron de Scaër… je ne l’ai su qu’après… et d’ailleurs, je n’étais pas libre… J’ai dû regagner précipitamment le yacht qui m’avait amenée, mais je me suis souvenue… et dès que j’ai été maîtresse de mes actions, j’ai tout quitté…
– Pas pour vous mettre à ma recherche, je suppose?
– Non, monsieur. Pour chercher ma malheureuse amie. Dix ans se sont écoulés depuis qu’elle a disparu et je ne désespère pas encore de la retrouver… ou de la venger.
– La venger! vous croyez donc qu’on l’a tuée!
– Tuée ou séquestrée, puisqu’elle n’a jamais donné signe de vie.
– Vous ne réussirez pas là où la justice française a échoué.
– La justice française ne savait pas ce que je sais. Elle a perdu la trace des disparues. Moi, je suis certaine qu’on les a amenées à Paris… amenées ou attirées. Qu’y a-t-on fait d’elles?… Je l’ignore, mais je le saurai et, je vous le répète, je les vengerai.
– Je vous y aiderai bien volontiers.
– Vous pensez donc encore à Héva? demanda vivement la marquise.
– Toujours, et si je connaissais les assassins…
– Vous les dénonceriez sans pitié. Ainsi ferai-je quand j’aurai des preuves… et j’en aurai.
– Disposez de moi, madame, si je puis vous servir. Mais qu’avait fait donc cette enfant de quinze ans pour mériter la haine des scélérats qui…
– Elle et sa mère étaient trop riches. On les a supprimées pour les dépouiller d’une somme énorme qu’elles venaient de recueillir… Mais l’heure n’est pas venue de vous apprendre leur histoire… et la mienne. Parlons de vous, monsieur, et puisque vous craignez de vous heurter chez moi à M. de Bernage, faites-moi la grâce de me dire où je pourrais vous voir… Chez vous, ce serait peu convenable…
– Où il vous plaira, madame. Je suis logé à l’hôtel du Rhin, place Vendôme, et j’y attendrai vos ordres… Maintenant, oserai-je vous demander si vous comptez recevoir M. de Bernage?
– Il le faudra bien, puisqu’il m’a promis de m’aider à réaliser mon rêve hospitalier. Pourquoi cette question?
– Parce que je tiens à vous dire qu’il a des projets que vous ne soupçonnez pas et que je désapprouve. Vous êtes propriétaire à Cuba d’une mine qu’il voudrait acheter à vil prix pour le compte d’une Compagnie financière…
– Il a dit cela?
– Oui, madame…, après votre départ.
– C’est singulier. Je ne possède plus un pouce de terre à Cuba. Toute ma fortune est en France. Je ne puis croire que M. de Bernage soit si mal informé et je devine qu’il a pris ce prétexte pour motiver les fréquentes visites qu’il se propose de me faire.
– Alors, vous pensez qu’il veut seulement vous seconder dans la grande œuvre de charité que vous voulez entreprendre?
– Je pense qu’il viendra surtout parce que j’ai eu le malheur de lui plaire. Je m’étonne que vous ne vous en soyez pas aperçu. Il a, n’en doutez pas, l’intention de me faire la cour.
– À son âge!
– Vous ne le connaissez pas, à ce que je vois. Moi, je sais ce qu’il vaut… mais je me tiendrai sur mes gardes… et je vous prie de me pardonner de parler si franchement à son futur gendre.
– Je l’aime mieux galantin suranné que malhonnête… et si, comme je l’avais cru, il pensait à profiter de l’ignorance où vous êtes de la valeur réelle de vos terres, je le tiendrais en médiocre estime.
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