Paul Féval - Le Bossu Volume 6

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Gonzague s'inclina froidement.

– Aussi, répliqua-t-il, je parle à Votre Altesse Royale non plus comme à mon ami, mais comme à mon juge… Lagardère n'a pas été tué chez moi cette nuit… C'est Lagardère qui a tué, cette nuit, chez moi, le financier Albret et le cadet de Gironne…

– Ah!.. fit pour la seconde fois le régent; – et comment ce Lagardère était-il chez toi?

– Je crois que madame la princesse pourrait vous le dire, répondit Gonzague.

– Prends garde!.. celle-là est une sainte…

– Celle-là déteste son mari, monseigneur! prononça Gonzague avec force; – je n'ai pas foi aux saintes que Votre Altesse Royale canonise!

Il put marquer un point, car le régent sourit au lieu de s'irriter.

– Allons, allons, mon pauvre Philippe, dit Son Altesse Royale, – j'ai peut-être été un peu dur… mais c'est que, vois-tu, il y a scandale… tu es un grand seigneur… les scandales qui tombent de haut font du bruit… tant de bruit qu'ils ébranlent le trône… je sens cela, moi qui m'assieds tout près… Reprenons les choses de haut… Tu prétends que ton mariage avec Aurore de Caylus fut une bonne action: prouve-le.

– Est-ce une bonne action, répliqua Gonzague avec une chaleur admirablement jouée, – que d'accomplir le dernier vœu d'un mourant?

Le régent resta bouche béante à le regarder.

Il y eut entre eux un long silence.

– Tu n'oserais pas mentir sur ce sujet, murmura enfin Philippe d'Orléans, – mentir à moi… Je te crois.

– Monseigneur, repartit Gonzague, – vous me traitez de telle sorte que cette entrevue sera la dernière entre nous deux… les gens de ma maison ne sont point habitués à entendre même les princes leur parler comme vous le faites… Que je purge les accusations portées contre moi et je dirai adieu pour toujours à l'ami de ma jeunesse qui m'a repoussé quand j'étais malheureux… Vous me croyez! c'est bien: cela me suffit…

– Philippe, murmura le régent dont la voix trahissait une sérieuse émotion; – justifiez-vous seulement, et, sur ma parole, vous verrez si je vous aime!

– Alors, dit Gonzague, – je suis accusé.

Comme le duc d'Orléans gardait le silence, il reprit avec cette dignité calme qu'il savait si bien feindre à l'occasion:

– Que monseigneur m'interroge, je lui répondrai comme à mon juge.

Le régent se recueillit un instant et dit:

– Vous avez assisté à ce drame sanglant qui eut lieu dans les fossés de Caylus?

– Oui, monseigneur, repartit Gonzague; – j'ai défendu votre ami et le mien au risque de ma vie. C'était mon devoir.

– C'était votre devoir… et vous reçûtes son dernier soupir?

– Avec ses dernières paroles… oui, monseigneur.

– Ce qu'il vous demanda, je désire le savoir.

– Mon intention n'était pas de le cacher à Votre Altesse Royale… notre malheureux ami me dit: je répète textuellement ses paroles: Sois l'époux de ma femme, afin d'être le père de ma fille!

La voix de Gonzague ne trembla pas tandis qu'il proférait ce mensonge impie.

Le régent était absorbé dans ses réflexions.

Sur son visage intelligent et pensif, la fatigue restait, mais les traces de l'ivresse s'étaient évanouies.

– Vous avez bien fait de remplir le vœu du mourant, dit-il; – c'était votre devoir… mais pourquoi taire cette circonstance pendant vingt années?

– J'aime ma femme, répondit le prince sans hésiter; – je l'ai déjà dit à monseigneur.

– Et en quoi cet amour pouvait-il vous fermer la bouche?

Gonzague baissa les yeux et parvint à rougir.

– Il eût fallu accuser le père de ma femme, murmura-t-il.

– Ah!.. fit le régent; – l'assassin fut M. le marquis de Caylus?

Gonzague courba la tête et poussa un profond soupir.

Philippe d'Orléans fixait sur lui son regard avide et perçant.

– Si l'assassin fut M. le marquis de Caylus, reprit-il, – que reprochez-vous à ce Lagardère?

– Ce qu'on reproche, chez nous, en Italie, au bravo dont le stylet s'est vendu pour commettre un meurtre.

– M. de Caylus avait acheté l'épée de ce Lagardère?

– Oui, monseigneur… mais ce rôle subalterne ne dura qu'un jour… Lagardère l'échangea contre cet autre rôle actif qu'il joue de son chef et obstinément depuis dix-huit années… Lagardère enleva pour son propre compte la fille d'Aurore et les papiers, preuve de sa naissance…

– Qu'avez-vous donc prétendu hier devant le tribunal de famille?.. interrompit le régent.

– Monseigneur, répliqua Gonzague mettant à dessein de l'amertume dans son sourire, je remercie Dieu qui a permis cet interrogatoire… Je me croyais au-dessus de ces questions et c'était mon malheur… On ne peut terrasser que l'ennemi qui se montre… on ne peut réduire à néant que l'accusation qui se produit… l'ennemi se montre, l'accusation se produit: tant mieux!.. vous m'avez forcé déjà d'allumer le flambeau de la vérité dans ces ténèbres que ma piété conjugale se refusait à éclairer… vous allez me forcer maintenant à vous découvrir le beau côté de ma vie… le côté noble, chrétien, modestement dévoué… J'ai rendu le bien pour le mal, monseigneur, patiemment et résolûment, cela, pendant près de vingt ans… j'ai vaqué nuit et jour à un travail silencieux pour lequel j'ai risqué bien souvent mon existence… j'ai prodigué ma fortune immense… j'ai fait taire la voix entraînante de mon ambition… j'ai donné ce qui me restait de jeunesse et de force, j'ai donné une part de mon sang…

Le régent fit un geste d'impatience. – Gonzague reprit:

– Vous trouvez que je me vante, n'est-ce pas?.. écoutez donc mon histoire, monseigneur, vous qui fûtes mon ami, mon frère, comme vous fûtes l'ami et le frère de Nevers… Écoutez-moi, attentivement, impartialement: je vous choisis pour arbitre… non pas entre madame la princesse et moi, Dieu m'en garde: contre elle je ne veux point gagner de procès… non point entre moi et cet aventurier de Lagardère… je m'estime trop haut pour me mettre avec lui dans la même balance… mais entre nous deux, monseigneur… entre les deux survivants des trois Philippe… entre vous, duc d'Orléans, régent de France ayant en main le pouvoir quasi royal pour venger le père, pour protéger l'enfant, – et moi, Philippe de Gonzague, simple gentilhomme, n'ayant pour cette double et sainte mission que mon cœur et mon épée… je vous prends pour arbitre, et quand j'aurai achevé, je vous demanderai, Philippe d'Orléans, si c'est à vous ou à Philippe de Gonzague que Philippe de Nevers applaudit et sourit là-haut aux pieds de Dieu!

II

– Plaidoyer. —

La botte était hardie, le coup bien assené: il porta. Le régent de France baissa les yeux sous le regard sévère de Gonzague.

Celui-ci, rompu aux luttes de la parole, avait préparé d'avance son effet. Le récit qu'il allait faire n'était point une improvisation.

– Oseriez-vous dire, murmura le régent, – que j'ai manqué au devoir de l'amitié!

– Non, monseigneur, repartit Gonzague; – forcé que je suis de me défendre, je vais mettre seulement ma conduite en regard de la vôtre… nous sommes seuls… Votre Altesse Royale n'aura point à rougir…

Philippe d'Orléans était remis de son trouble.

– Nous nous connaissons dès longtemps, prince, dit-il; – vous allez très-loin… prenez garde!

– Vous vengeriez-vous, demanda Gonzague qui le regarda en face, – de l'affection que j'ai prouvée à notre frère après sa mort?

– Si l'on vous a fait tort, répliqua le régent, – vous aurez justice… parlez!

Gonzague avait espéré plus de colère. – Le calme du duc d'Orléans lui fit perdre un mouvement oratoire sur lequel il avait beaucoup compté.

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