Halter,Marek - Marie
Здесь есть возможность читать онлайн «Halter,Marek - Marie» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Год выпуска: 2006, Издательство: Alexandriz, Жанр: Старинная литература, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Marie
- Автор:
- Издательство:Alexandriz
- Жанр:
- Год:2006
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Marie: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Marie»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Marie — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Marie», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Sous le coup de l’émotion Joachim hocha la tête, abattu.
— Si c’est cela qui t’inquiète, fit soudain Yossef, Miryem aura toujours un toit ici. Tu as ma promesse, Joachim.
Joachim se raidit, le regard plus aigu, fronçant les sourcils et opposant une moue suspicieuse.
— Sans qu’elle soit ton épouse, tu la garderais près de toi ? Yossef rougit jusqu’à la racine des cheveux.
— Tu as compris ce que je dis, murmura-t-il. Miryem est chez elle ici. Elle le sait.
*
* *
Dans les quelques jours qui suivirent, l’humeur de Joachim ne changea pas et contamina celle des autres. Joachim fuyait autant qu’il le pouvait la présence de Miryem. Les repas étaient l’occasion de pesants silences. Il arrivait aussi qu’il se montre tout aussi avare de mots et d’attentions pour Yossef, tandis qu’ils travaillaient ensemble.
Yossef ne s’en offusquait pas. Le grand abattement qui avait suivi la mort d’Halva semblait l’avoir quitté pour laisser place à une sérénité, une paix que les autres ne partageaient pas.
Barabbas, on ne le revit pas. Nul n’osa demander à Joachim s’il rôdait toujours autour de Nazareth.
Puis le temps fit son œuvre. Les beaux jours du printemps s’installèrent pour de bon. Sa douceur, l’exubérance des champs et des bosquets en fleurs gagna d’abord les enfants, qui reprirent leurs jeux et leurs rires loin de la maison.
Il y avait du pardon dans le regard de Joachim. On l’entendit plus d’une fois plaisanter avec Yossef dans l’atelier. A la fin d’un repas, il prit la main de Miryem. Les autres échangèrent un sourire discret et soulagé. Joachim garda la main de Miryem tout le temps que Ruth et Mariamne racontèrent, en pouffant de rire, comment le petit Yakov s’était mis à jouer les prophètes devant ses frères et sa sœur.
— Ton fils a des dispositions, s’amusa Ruth en s’adressant à Yossef. Même ceux de Beth Zabdaï ne faisaient pas mieux. Où est-il allé pêcher ça, je me demande.
— Un homme haranguait à la synagogue, l’autre jour, lorsque j’y suis allé avec Yakov, raconta Zacharias, qui ne riait qu’à demi. Cela lui a beaucoup plu. Tu railles, femme, mais il a peut-être de vraies dispositions.
Ruth gloussa, moqueuse, glissant un regard vers Miryem. Elle et son père, toujours main dans la main, eurent le même rire.
Une autre fois, Elichéba saisit leurs mains pour les unir sur son ventre. Elle aimait toujours autant donner à sentir l’enfant qui lui arrondissait la taille. Une fois encore elle affirma :
— Ce garçon s’agite dès qu’il devine la main de Miryem, ne le sentez-vous pas ?
— Et quand les autres posent la main sur ton ventre, il galope tout autant, plaisanta Joachim. Tous les bébés font ainsi.
Elichéba protesta.
— Lui, c’est différent. Il m’annonce quelque chose. Peut-être que le temps n’est pas si loin où tu deviendras grand-père toi aussi, fit-elle en clignant de l’œil. Cela arrivera, j’en suis sûr.
Joachim leva la main de Miryem avant de la lâcher, mimant un accablement désabusé.
— Tu es bien savante, si tu peux dire ce qui m’attend avec une fille pareille.
Dans sa voix, cependant, on devinait de la tendresse et même de l’amusement.
*
* *
Mariamne fut la seule à le remarquer : malgré l’humeur désormais apaisée de Joachim, Miryem demeurait distante. Elle avait des nuits agitées, lourdes de rêves qu’elle se refusait à confier le lendemain. D’autres fois, elle se réveillait très tôt. Non plus comme auparavant à la pointe du jour, mais bien avant que quiconque dans la maison ne se lève. Mariamne se mit à la guetter. Dans le noir, elle la devinait qui quittait silencieusement leur chambre. Elle attendait son retour en gardant les yeux grands ouverts sur l’obscurité. Elle put ainsi mesurer que l’aube était encore bien loin.
La troisième fois, elle lui dit :
— N’est-ce pas dangereux d’aller dehors comme tu le fais, en pleine nuit ? Tu pourrais faire de mauvaises rencontres. Ou alors te blesser à cheminer ainsi dans le noir.
Miryem sourit, lui caressa la joue.
— Dors et ne te soucie pas de moi. Je ne risque rien. Cela ne fit qu’aiguiser la curiosité de Mariamne. La fois suivante, elle voulut la suivre. Mais la lune était à peine un fil d’argent. Les étoiles ne suffisaient pas à faire luire un caillou. Quand Mariamne parvint dans la cour, il n’y avait que des ombres épaisses, et aucune ne bougeait. Mariamne s’immobilisa, scrutant le noir, l’écoutant. Elle s’habitua au grésillement des grillons, devina le vol d’une chouette, mais aucun bruit de pas.
Inquiète, déconcertée, elle se résolut à confier le secret à Ruth. L’ancienne servante de la maison des esséniens prit son temps, avant de lui répondre :
— C’est Miryem, que veux-tu. Toutefois, mieux vaut que les autres ne s’aperçoivent pas qu’elle passe la moitié de ses nuits dehors. Garde ce que tu sais pour toi.
De son côté, elle attendit d’être certaine que nul ne les entende pour dire à Miryem, dans un murmure de reproche :
— J’espère que tu sais ce que tu fais.
— De quoi parles-tu ?
— Des nuits que tu passes loin de ta couche. Miryem la regarda avec de grands yeux, puis se mit à rire.
— Ce ne sont pas des nuits. Tout au plus des aubes.
— L’aube, c’est quand le jour se lève, grommela Ruth. Pas quand il fait nuit noire. Toi, tu files avant qu’on y voie goutte.
Miryem se figea, l’amusement encore sur les lèvres, mais plus dans les yeux.
— Que crois-tu donc ?
— Oh ! rien. Avec toi, je ne crois rien de rien. Mais suis mon conseil. Évite que ton père, Elichéba ou Zacharias apprennent tes fugues.
— Ruth ! Qu’es-tu en train d’imaginer ? Ruth agita les mains, rougissante d’embarras.
— Ce qui te rend si bizarre ces derniers temps et te pousse ainsi dehors, je ne veux pas le savoir et encore moins l’imaginer. Suis mon conseil, cela vaut mieux.
Un peu plus tard, Miryem s’assit près de Mariamne.
— Ne t’inquiète pas, dit-elle. Ne crains rien. Dors et ne cherche pas à m’espionner. C’est inutile. Tu sauras quand il le faudra.
Mariamne grillait de curiosité. L’envie lui vint d’aller visiter l’atelier de Yossef en pleine nuit, mais elle résista. Sans que cela fût dit, elle savait qu’elle ne devait plus céder à aucune tentation de l’imagination ou de la défiance si elle voulait conserver l’amitié de Miryem. Elle se contenta, selon les matins, d’échanger un regard entendu avec Ruth.
Une lune s’écoula presque entière. Et soudain, alors que l’on entrait dans le mois de sivan, cela les frappa comme la foudre.
Miryem vint devant son père alors qu’il était seul. Elle lui dit, montrant un visage heureux et confiant :
— Je suis enceinte. Un enfant grandit dans mon ventre. La face de Joachim devint semblable à un bloc de craie. Comme il se taisait, Miryem ajouta gaiement :
— Il y avait du vrai dans ce que racontait Elichéba : tu vas être grand-père.
Joachim voulut se lever, mais n’y parvint pas.
— Avec qui ? souffla-t-il. Miryem secoua la tête.
— N’aie crainte.
Un bizarre grondement ronfla dans la poitrine de Joachim. Ses lèvres se tordirent. Il parut vouloir mâcher les poils de sa barbe.
— Ça suffit. Réponds. Avec qui ?
— Non, mon père. Je te le jure devant la foudre de l’Éternel.
Joachim ferma les paupières et se frappa la poitrine. Quand il rouvrit les yeux, le blanc en était devenu rouge.
— C’est Yossef ? Si c’est Yossef, dis-le. Je lui parlerai.
— Personne. C’est ainsi.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Marie»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Marie» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Marie» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
