Halter,Marek - Marie
Здесь есть возможность читать онлайн «Halter,Marek - Marie» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Год выпуска: 2006, Издательство: Alexandriz, Жанр: Старинная литература, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Marie
- Автор:
- Издательство:Alexandriz
- Жанр:
- Год:2006
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Marie: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Marie»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Marie — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Marie», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Lui aussi se tenait immobile. Sans doute l’avait-il vue venir de loin. Peut-être fut-il intrigué par cette femme, ne la reconnaissant pas immédiatement à cause de ses cheveux courts.
Ils ne se saluèrent pas. Ils s’observèrent ainsi, à plus de trente pas l’un de l’autre. Aucun des deux ne sachant faire le premier geste ni prononcer une parole qui pût les rapprocher.
Soudain, incapable de soutenir plus longtemps le regard qu’elle portait sur lui, Barabbas se détourna. Il contourna le sycomore, franchit un muret de pierres et s’éloigna. Il boitait assez nettement, plaquait une main sur sa cuisse gauche pour asseoir son effort.
Miryem songea à la blessure qu’il avait reçue au bord du lac de Génézareth. Elle le revit dans la barque, portant le corps d’Abdias dans ses bras. Elle se remémora leur cruelle dispute dans le désert sur la route de Damas. Elle le revit la jambe en sang, hurlant sa rage contre elle et contre tout, alors que le jour venait de révéler le corps sans vie du am-ha-aretz.
Sans doute, ce jour-là, après qu’elle l’eut abandonné, Barabbas avait-il dû marcher des heures avec sa plaie saignante avant de recevoir des soins.
Elle avait effacé ces souvenirs de sa mémoire, comme elle en avait presque effacé Barabbas. Elle éprouva pour lui de la compassion et même un peu de remords.
Pourtant, déjà, elle regrettait de l’avoir rencontré. Elle déplorait qu’il se fût approché d’elle et qu’il soit si près de la maison de Yossef de Nazareth. Sans comprendre pourquoi, elle craignait qu’à le voir, à lui parler, la présence d’Abdias qu’elle maintenait près d’elle ne la fuie.
C’étaient des idées absurdes, inexplicables. Tout autant que les chuchotements d’Abdias qu’elle croyait entendre depuis des mois. Toutefois, Mariamne avait raison : peu importait que l’on comprenne. L’âme voyait ce que les yeux étaient impuissants à distinguer. Et Barabbas n’était-il pas de ceux qui ne voulaient voir qu’avec les yeux ?
Elle se détourna et rentra à la maison beaucoup plus tôt que d’habitude.
Vers le milieu du jour, elle annonça à Joachim :
— Barabbas est par ici. Je l’ai aperçu ce matin. Joachim épia son expression, mais comme elle lui présentait un visage neutre, il avoua :
— Je sais. Il était ici il y a peu. Il m’a bien aidé après la mort de ta mère, Dieu la garde en Son sein. Il lui a fallu s’éloigner de Nazareth pour quelque temps, mais il comptait revenir. Il a des choses à te dire.
*
* *
Il se passa deux jours. Miryem s’abstint de toute allusion à Barabbas. Ni Joachim ni Yossef ne prononcèrent son nom.
À l’aube de la troisième journée, comme elle s’éloignait de la maison, avant le réveil des enfants, il apparut. Debout sur le chemin, il l’attendait. Cette fois, à son attitude, elle comprit qu’il voulait lui parler. Elle s’arrêta à quelques pas de lui, cherchant son regard.
Le jour était à peine levé. La lumière sourde creusait ses traits sans pour autant altérer la douceur de son expression. Il eut un geste de la main qui trahissait son embarras.
— C’est moi, annonça-t-il, un peu gauche. Tu devrais me reconnaître. J’ai moins changé que toi.
Elle ne put retenir un sourire. Cela l’encouragea.
— Ce n’est pas seulement ta chevelure qui a changé, c’est toi tout entière. On le voit au premier coup d’œil. Voilà très longtemps que je veux te parler.
Elle continuait de se taire, mais elle ne le décourageait pas. En dépit de tout ce qu’elle avait pensé de lui, elle était heureuse de le voir, d’entendre sa voix, de le retrouver bien vivant. Il le lut sur ses traits.
— Moi aussi, j’ai changé, dit-il. Je sais maintenant que tu avais raison.
Elle approuva d’un signe.
— Tu n’es pas bavarde, s’inquiéta-t-il. Tu m’en veux encore ?
— Non. Je suis contente de te voir bien en vie. Il se massa la jambe.
— Je ne l’oublie jamais. Pas un jour sans que je pense à lui. Pour un peu, je demeurais estropié.
Elle inclina lentement la tête.
— C’est ta plaie d’Abdias, ton souvenir de lui. Pour moi aussi, il s’est arrangé afin que je ne passe pas une journée sans lui.
Barabbas fronça les sourcils, sur le point de demander ce qu’elle entendait par là. Finalement, il n’osa pas.
— J’ai eu de la peine pour ta mère. J’ai proposé à Joachim de châtier les mercenaires qui l’ont tuée, mais il a refusé.
— Il a eu raison. Barabbas haussa les épaules.
— Ce qui est vrai, c’est que nous ne les tuerons pas tous. Il n’en est qu’un avec qui il faut en finir : Hérode. Les autres, ils peuvent aller en enfer seuls…
Elle ne contesta ni n’acquiesça.
— J’ai changé, répéta-t-il d’une voix plus dure, mais pas au point d’oublier qu’Israël est toujours à libérer. Pour ça, je suis toujours le même, et ce jusqu’à la fin de mes jours. Je ne changerai pas.
— Je m’en doute, et c’est bien.
Il parut soulagé à ces mots.
— Avec les zélotes, nous montons des coups. Hérode s’obstine à flanquer des aigles romaines sur le Temple et les synagogues, et nous, nous les détruisons. Ou, quand il y a trop de gens affamés dans un village, nous vidons les réserves des légions. Mais terminées, les grandes batailles ! Il n’empêche, je n’ai pas changé d’avis. Il faudra bien s’y résoudre. Avant qu’Israël soit détruit en entier.
— Moi non plus, je n’ai rien oublié. Mais près de Joseph d’Arimathie j’ai appris le pouvoir de la vie. Seule la vie engendre la vie. Aujourd’hui, il faut tenir la vie dans une main et la justice dans l’autre. Voilà ce qui nous sauvera. Seulement, c’est plus difficile que de se battre avec des lances et des épées. C’est à ce prix que la justice régnera sur nos terres.
Elle parlait bas, avec beaucoup de calme. Dans la lumière montante, Barabbas la scruta attentivement. Peut-être était-il impressionné par sa détermination plus qu’il ne se l’avouait.
Ils se turent un instant. Puis Barabbas sourit. Un grand sourire qui fit briller ses dents. Il déclara très vite, d’une voix un peu hachée.
— Moi aussi, je songe à la vie. Je suis allé voir Joachim. Je lui ai dit que je voulais te prendre pour épouse.
Miryem tressaillit sous le coup de la surprise.
— Cela fait longtemps que j’y pense, reprit Barabbas avec précipitation. Je sais que nous ne sommes pas toujours d’accord. Mais aucune femme au monde ne te vaut et je n’en veux aucune autre.
Miryem baissa les yeux, soudain intimidée.
— Que t’a répondu mon père ? Barabbas eut un petit rire tendu.
— Qu’il est d’accord. Et que tu devais l’être aussi.
Elle releva le visage, offrant à Barabbas tout ce qu’elle pouvait de tendresse, et secoua la tête.
— Non, je ne le suis pas.
Barabbas frotta nerveusement sa cuisse et se raidit.
— Tu ne l’es pas ? chuchota-t-il, comprenant à peine le sens des mots qu’il prononçait.
— Si je devais prendre un homme pour époux, oui, ce serait toi. Je le sais depuis longtemps. Depuis le jour où je t’ai découvert sur la terrasse de notre maison tentant d’échapper aux mercenaires.
— Eh bien, alors !
— Jamais je ne serai l’épouse d’un homme. Cela aussi, je le sais depuis longtemps.
— Et pourquoi ? C’est stupide. On ne dit pas des choses pareilles. Toutes les femmes ont un époux !
— Pas moi, Barabbas.
— Je ne comprends pas ce que tu racontes. Ça ne tient pas debout.
— Ne sois pas fâché. Ne crois pas que je ne t’aime pas…
— C’est encore à cause d’Abdias ! Je m’en doutais. Tu m’en veux toujours !
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Marie»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Marie» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Marie» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
