Halter,Marek - Marie
Здесь есть возможность читать онлайн «Halter,Marek - Marie» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Год выпуска: 2006, Издательство: Alexandriz, Жанр: Старинная литература, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Marie
- Автор:
- Издательство:Alexandriz
- Жанр:
- Год:2006
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Marie: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Marie»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Marie — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Marie», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Joachim secoua la tête et baissa le front dans un soupir. Les autres n’osaient parler. Le visage de Miryem se durcit. Elle recula de quelques pas et, soudain, à deux mains, empoigna le bas de sa tunique. Elle la souleva jusqu’à ses genoux, fixant Joachim.
— Il est une preuve, la plus simple de toute. Assure-toi que je suis toujours fille.
Joachim écarquilla les yeux en balbutiant des mots inaudibles. A son côté, Zacharias gémit et, pour la première fois, Barabbas inclina le front.
— Fais-le, ensuite tu auras le cœur en paix. Je suis prête, insista Miryem.
On eût cru qu’elle les avait giflés.
— Bien sûr, tu ne peux le faire toi-même, fit Miryem d’une voix glacée. Elichéba le saura…
— Oh non !
— Alors Ruth.
Ruth se détourna. Elle alla se réfugier au fond de la pièce.
— Ce ne peut être Mariamne : Barabbas dira qu’elle ment pour me soutenir. Allez chercher une sage-femme à Nazareth. Elle saura vous le dire, n’en doutez pas.
Quand elle cessa de parler, le bourdonnement des mouches était pareil au grondement lointain d’un orage.
— N’ayez pas honte, puisque vous doutez de moi. Joachim recula en s’appuyant au bras de Zacharias. Il s’assit sur le banc qui longeait la table.
— Supposons que tu dises vrai, murmura-t-il d’une voix lasse.
Regardant sa fille avec un brin de compassion, comme on regarde une malade, il demanda :
— Sais-tu ce qui arrive aux femmes enceintes sans époux ? Il distillait les mots avec difficulté :
— On les lapide. C’est la loi.
Il posa ses mains calleuses sur la table.
— D’abord, vient la rumeur. Elle naîtra à Nazareth et fera vite le tour de la Galilée. Les gens diront : « La fille de Joachim le charpentier porte le fils d’un inconnu. » Honte. Jugement. Et l’enfant que tu attends ne verra jamais le jour.
Joachim parcourut l’assemblée du regard.
— Parce que nous voulions te protéger, couvrir la faute, nous serons maudits pour toujours.
— Auriez-vous peur ? demanda Miryem d’une voix glacée. Vous pouvez me dénoncer.
Tous baissèrent les yeux, le mépris de soi leur nouant la gorge. Et, dans le silence étrange qui tomba sur l’assemblée comme un rideau, Miryem s’approcha de son père, l’embrassa sur le front comme elle l’avait fait auparavant avec le petit Yakov et quitta la pièce aussi calmement qu’elle était venue. Les laissant désemparés.
*
* *
Jusqu’au soir, ils s’évitèrent. Chacun craignait ses propres pensées et celles des autres.
Au crépuscule, Yossef brisa ce silence et déclencha un tumulte qu’ils redoutaient tous. Il vint devant Joachim et déclara :
— N’accable pas ta fille. Je t’ai dit que mon toit serait toujours son toit, ma famille sa famille. Miryem est chez elle ici, et son fils sera mon fils parmi mes fils. Et si le jour venu les gens de Nazareth lui réclament le nom d’un père pour celui à qui elle donnera naissance, elle pourra dire que nous sommes fiancés et donner le mien.
— Ah ! s’écria Barabbas. Nous y voilà enfin ! Yossef se tourna vers lui, le poing déjà levé.
— Cesse d’insulter celle qui est plus grande que toi !
— Menteur et lâche, voilà ce que tu es. Miryem invente pour ne pas avoir à te condamner !
Yossef bondit sur Barabbas, l’un et l’autre s’empoignant dans un gueulement sauvage et roulant dans la poussière. Joachim parvint difficilement à dénouer les doigts de Barabbas qui serraient la gorge de Yossef.
— Non ! Non !
Il fallut que Ruth et Mariamne lui viennent en aide pour les séparer, tandis que Zacharias et Elichéba s’écartaient avec horreur.
Debout et balayant la poussière de leurs tuniques déchirées, Yossef et Barabbas se dévisagèrent en tremblant, haletants. Joachim leur saisit une main à chacun, mais fut incapable de prononcer une phrase.
Yossef se dégagea et s’écarta. Il reprit son souffle, la tête basse. Quand il la releva, il déclara :
— Ma maison est ouverte à chacun. Mais à aucun de ceux qui refusent d’entendre la vérité dans la bouche de Miryem.
*
* *
Nœud de rage, de fureur et de doutes, Barabbas quitta Nazareth dans l’heure.
Le lendemain, Zacharias attela sa mule au char inconfortable qui les avait menés de la Judée en Galilée et où Hannah avait été assassinée par les mercenaires. Elichéba y monta en pleurs, protestant qu’il n’était pas nécessaire de partir aussi vite. Mais Zacharias, toujours muet, ignora ses plaintes. Les brides et le fouet en main, il attendait que Joachim se décide.
Celui-ci fit trois pas dans un sens, deux dans l’autre, la gorge si nouée qu’il lui semblait respirer du sable. Il s’approcha de Yossef, lui frappa la poitrine du plat de la main et lui souffla au visage :
— Ou tu es fautif et Dieu te pardonnera, ou tu es généreux et Dieu te bénira.
Yossef retint Joachim par le bras et lui dit :
— Reviens, Joachim ! Reviens quand tu veux. Joachim hocha la tête. Il passa devant Miryem sans lui accorder un regard et s’agrippa à la ridelle du char. Il vérifia inutilement que le banc avait été bien nettoyé du sang d’Hannah et finit par s’y installer. Pour la première fois de son existence, il avait la silhouette d’un vieil homme.
Il sursauta en découvrant que Miryem l’avait suivi, qu’elle était tout près de lui, debout à côté du char. Elle lui prit les mains, les baisa avec ferveur avant d’enfouir son visage dans les paumes calleuses.
— Je t’aime. Nulle fille n’a jamais eu de meilleur père que toi.
A cet instant, Joachim hésita. Peut-être s’en serait-il fallu de peu pour qu’il ne redescende du char. Il s’était redressé, le dos droit, la poitrine gonflée. Mais Zacharias fouetta le cul des mules. Les sanglots d’Elichéba se firent plus bruyants, le temps qu’ils s’éloignent et que le roulement des grosses roues de bois sur les cailloux du chemin les recouvre d’un grondement qui s’estompa lentement.
Avec une tendresse craintive et pleine d’égards, Yossef effleura l’épaule de Miryem.
— Je connais ton père. Un jour, il viendra jouer avec son petit-fils.
Miryem lui adressa un sourire de remerciement. Ses yeux brillaient, ses pommettes étaient rouges, mais elle ne céda pas aux larmes.
Mariamne et Ruth l’observaient, debout au milieu des enfants. Dans la nuit, Ruth, les rides creusées par les vacillements de la mèche d’une lampe, était venue la supplier :
— Garde-moi près de toi, Miryem. Ne me demande pas de croire ce que je ne peux croire. Demande-moi seulement de t’aimer et de te soutenir : cela, je le ferai jusqu’à mon dernier souffle, même sans comprendre.
Miryem fit un signe de la main en direction de ses deux amies. Un drôle de geste. Un peu lent, comme si elle les saluait de loin au retour d’un voyage. Ruth et Mariamne eurent pour la première fois un sentiment qu’elles éprouveraient souvent dans les longues années à venir : la conscience d’être étrangères à celle qu’elles croyaient si bien connaître.
18.
Le printemps prit fin et l’été aussi. Le ventre de Miryem s’arrondit et les gens de Nazareth commencèrent à raconter que Yossef vivait avec trois femmes tant était grand son appétit.
On raconta qu’il avait mis Joachim à la porte.
Pauvre Joachim ! Béni soit-il ! Sa vie n’était qu’une succession de malheurs depuis ce jour où il avait défendu la vieille Houlda contre la rapacité des percepteurs.
A la synagogue, on murmura le mot de « voleur ». On supputa, pour le pire, le besoin que Yossef et Miryem avaient de posséder deux servantes, une vieille, une jeune.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Marie»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Marie» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Marie» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
