Indridason, Arnaldur - Hypothermie
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– Ce que vous croyez, c’est votre affaire, rétorqua Karolina.
– Vous êtes deux acteurs, observa Erlendur. Tous les deux. Et vous avez joué un rôle pour Maria. Vous avez écrit une pièce, choisi les décors. Elle ne soupçonnait rien. À moins qu’elle n’ait compris quelque chose concernant le défibrillateur.
– Le défibrillateur ? s’étonna Karolina.
– Il était là pour meubler un peu le décor, précisa Erlendur. C’était, comment dire, un accessoire qui n’était pas censé fonctionner et n’était absolument pas destiné à garantir sa sécurité. Cet appareil n’avait pas pour fonction de sauver la vie de Maria. Ce n’était qu’un objet placé sur la scène que vous aviez montée pour une seule spectatrice : elle.
Karolina et Baldvin échangèrent un bref regard, puis Baldvin baissa les yeux à terre.
– Cet appareil est hors d’état, souligna Erlendur. Voilà pourquoi il devait aller le chercher au chalet. Il s’en est servi pour duper Maria. Ce défibrillateur factice était la preuve de son sérieux, la preuve qu’il se souciait de la sécurité de Maria.
– Qu’est-ce que vous croyez donc savoir ? demanda Baldvin.
– Ce que je crois savoir ? Que vous l’avez assassinée. Vous aviez besoin de l’argent auquel elle était la seule à avoir accès, sauf si elle mourait avant vous. Vous aviez une relation avec Karolina et ne vouliez pas qu’elle l’apprenne ; vous ne pouviez songer à divorcer à cause de cet argent. Mais vous vouliez garder Karolina. J’imagine aussi que la cohabitation avec Maria devait être fatigante à long terme. Sa mère était toujours là et, même après sa disparition, elle restait omniprésente dans cette maison. Maria pensait constamment à elle. Je suppose qu’elle ne vous intéressait plus depuis longtemps et qu’elle était devenue un obstacle. Pour vous et votre liaison.
– Vous êtes à même de prouver ce tissu d’âneries ? lança Karolina.
– Étiez-vous ici le soir où nous sommes venus informer Baldvin du décès de Maria ?
Elle hésita un instant avant de répondre d’un hochement de tête.
– J’ai cru voir le rideau du salon bouger quand je suis sorti de l’impasse.
– Tu n’aurais jamais dû venir, reprocha Baldvin.
– Alors, que s’est-il passé au chalet ? insista Erlendur.
– Ce que je vous ai raconté, s’entêta Baldvin. Rien de plus.
– Et le défibrillateur ?
– C’était pour la rassurer.
– J’imagine que la majeure partie de ce que vous m’avez dit concernant la manière dont vous l’avez plongée en état de mort temporaire est vraie. Et je suppose qu’elle s’est effectivement prêtée à l’expérience de son plein gré. Je présume en revanche que votre version à partir du moment où elle est tombée inconsciente dans le jacuzzi n’est que mensonge.
Baldvin ne lui répondit pas.
– Quelque chose a déraillé et vous avez cru bon de mettre en scène un suicide, poursuivit Erlendur. Il aurait été plus confortable qu’elle meure comme vous le vouliez, conformément à votre plan parfaitement préparé, si seulement elle avait pu décéder dans ce bassin d’eau glacée. Mais ça n’a pas été le cas, n’est-ce pas ?
Baldvin continuait de le fixer en silence.
– Vous avez échoué, reprit Erlendur. Elle s’est réveillée de son profond coma. Probablement l’aviez-vous sortie de l’eau à ce moment-là et vous vous apprêtiez à la coucher dans le lit. Vous aviez provoqué chez elle un arrêt cardiaque. Personne n’aurait soupçonné quoi que ce soit. L’autopsie conclurait à un banal arrêt du cœur. Vous êtes médecin, vous le saviez. Vous vous en tireriez sans problème. Maria avait mordu à l’hameçon. Tout ce qu’il vous restait à faire, c’était de trahir sa confiance. De trahir la confiance d’une innocente qui se trouvait depuis longtemps au bord du désespoir. Ce n’est pas très chevaleresque, d’ailleurs vous n’avez rien d’un héros.
Karolina baissait les yeux.
– Peut-être l’aviez vous déjà mise au lit. Vous vouliez prendre son pouls une dernière fois avant de rentrer à toute vitesse en ville. Vous avez téléphoné chez vous et votre maîtresse a répondu. Vous vouliez faire croire que c’était Maria qui avait appelé. Vous l’avez examinée une dernière fois et, à votre grande horreur, elle était encore en vie. Elle n’était pas morte. Le cœur battait lentement, mais il battait. Elle s’était remise à respirer. Elle risquait de se réveiller.
Karolina fixait Erlendur sans dire un mot.
– Peut-être qu’elle s’est réveillée. Peut-être qu’elle a ouvert les yeux, comme vous me l’avez dit, peut-être qu’elle revenait d’un autre monde où elle a peut-être vu quelque chose, même s’il est plus probable qu’elle n’ait rien vu du tout. Peut-être qu’elle vous a rapporté quelque chose de son expérience, mais vous lui avez laissé très peu de temps pour le faire. De plus, elle était épuisée.
Baldvin ne répondait toujours pas.
– Peut-être qu’elle a compris ce que vous lui faisiez. Elle était certainement trop faible pour se débattre. On n’a décelé sur son corps aucune trace de lutte. On sait qu’elle est morte par étouffement quand la corde s’est resserrée autour de son cou.
Karolina se leva pour s’approcher de Baldvin.
– Peu à peu, la vie s’en est allée et elle est morte.
Elle serra son amant dans ses bras en regardant Erlendur.
– Les choses ne se sont-elles pas, plus ou moins, passées ainsi ? N’est-ce pas de cette manière que Maria est décédée ?
– C’est ce qu’elle voulait, répondit Baldvin.
– En partie, peut-être.
– Elle me l’a demandé.
– Et vous lui avez rendu ce service.
Baldvin regarda Erlendur sans la moindre émotion.
– Je crois que vous feriez mieux de déguerpir d’ici, déclara-t-il.
– Vous a-t-elle dit quelque chose ? demanda Erlendur. Quelque chose à propos de Leonora ?
Baldvin secoua la tête.
– Ou de son père ? insista le policier. Elle a dû vous parler de son père.
– Il faut que vous partiez, répondit Baldvin. Vous avez trop d’imagination. Je devrais porter plainte pour harcèlement.
– Elle ne vous a rien dit sur son père ? répéta-t-il.
Baldvin restait silencieux.
Erlendur regarda longuement le couple avant de s’avancer vers la porte.
– Et maintenant ? Qu’allez-vous faire ? demanda Karolina.
Erlendur ouvrit la porte et se retourna.
– J’ai bien l’impression que vous avez réussi.
– Réussi quoi ? s’enquit Baldvin.
– À vous en sortir sans problème, répondit Erlendur. Vous vous méritez l’un l’autre.
– Et vous n’allez rien faire ?
– Je ne peux pas grand-chose, fit remarquer Erlendur en s’apprêtant à refermer la porte. Je vais informer mes supérieurs, mais…
– Attendez, dit Baldvin.
Erlendur se tourna vers lui.
– Elle a parlé de son père.
– Ça me semblait probable, à la toute dernière minute, je suppose, observa Erlendur.
Baldvin hocha la tête.
– Je croyais pourtant qu’elle voulait entrer en contact avec Leonora, remarqua-t-il.
– Mais ce n’était pas le cas, n’est-ce pas ?
– Non.
– Elle voulait rencontrer son père, c’est ça ?
– Je n’ai pas bien compris ce qu’elle a dit. Elle voulait qu’il lui accorde son pardon. Pourquoi aurait-il dû lui pardonner ?
– Ça, vous ne le comprendrez jamais.
– Quoi ? Baldvin fixait Erlendur avec intensité. Est-ce que c’était… Maria ? Elle était avec eux sur la barque quand Magnus est mort. Elle se reprochait le décès de son père ?
Erlendur secouait la tête.
– Vous ne pouviez pas choisir victime plus misérable, conclut-il en refermant la porte.
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